‹ Recueil des travaux chimiquesChapitre 15 sur 40 · me Saveur aromatique, avec un arrière-goût un peu amer · texte numérisé non relu

me Saveur aromatique, avec un arrière-goût un peu amer

6. me Le liquide a laissé sur le papier une tache persistante, ne disparaissant pas tout-à-fait par la chaleur.

7. me II n’était pas directement inflammable ; mais un moceau de papier trempé dans l’huile a brûlé avec une forte flamme jaune et fuligineuse.

8. mc Par la distillation, il s’est formé à 87° des stries sur le col de la cornue, le récipient ayant recueilli une huile d'ne couleur jaune obscure. A 150°, il a passé une huile plus claire et moins dense. ’A 165°. le thermomètre est resté longtemps stationnaire, et il a passé encore une huile claire. A 210°, le thermomètre s’est arrêté de nouveau, indiquant le passage d'une autre huile. A 246°, enfin, nouvel arrêt et passage de gouttes huileuses abondantes.

Je n’ai pas voulu porter plus loin la distillation pour éviter une décomposition de l’huile fixe elle-même. J'ai recueilli ainsi des huiles volatiles dans la proportion de 200cc* par litre.

9. me Bouillie dans 1 alcool et traitée par l’acétate neutre de plomb, il y a eu un précipité blanc, caillebaté annonçant la présence d'une résine.

J’ai agi, d’après les prescriptions du procédé de Smith; c’est-à-dire, tout d’abord j’ai mélangé l’huile à de l’alcool à 90° ; j’ai ensuite fait bouillir pendant quelques minutes, puis laissé refroidir.

Ensuite, la liqueur spiritueuse a été décantée et additionnée de la solution du sel de plomb.

10 me — Traité par une solution de soude à l'alcool, (que Ion a fait bouillir pendant quelques minutes), et puis par l’azotate d’argent, il y a eu un abondant précipité noir, indiquant la présence d’huile sulfurée. Après l’ébullition, j’ai jeté l’huile sur un filtre préablement mouillé ; et l’eau alcaline qui s’en est écoulée a été soumise au réactif cidessus (Procédé Mailhe).

11. me — L’huile traversée par des vapeurs nitreuses et abandonée au repos s’est divisée en deux couches bien distincies ; l’une inférieure, tout-àfnit liquide et jaunâtre ; l’autre supérieure, demisolide, de couleur rouge brun, présentant de l’ecume à la surface. Cela a décélé un mélange d’huiles, partie siccatives, partie non siccatives. On sait que les huiles non siccatives sont solidifiables, sous l’influence des vapeurs nitreuses, tandisque les siccatives ne le sont pas.

12. me — Un courant de chlore, ayant traversé l’huile pendant 50 minutes, l’a rendue rouge brun, la faisant passer au violet et enfin au bleu obscur, presque noir; cette expérience a décélé la présence d’huile animale, comme d’ailleurs le faisait soupçonner l’odeur de poisson exhalée par l'huile soumise à la chaleur.

13 me — Étendues sur des lames de verre, en couche mince, d’une part de l’huile de lin pure, (que j’ai prise pour terme de comparaison), d’autre part l’huile en question, celle de lin pure, s’est desséchée uniformément dans l’espace de 24 heures, tandisque l’huile en question s’est présentée fluide presqu’en totalité. Un résultat semblable doit être attribué à la présence d’huiles non siccatives et volatiles dans l’huile, dont nous nous occupons.

Conclusions

De ce qui précède on peut tirer les conclusions suivantes :

a. L’huile en question est une huile siccative, (huile de lin), renfermant environ 200 pour 1000 en volume, d’huiles résineuses.

b. Elle renferme, en outre, de la résine, qui accompagne les huiles de résine brutes, et à laquelle se rapporte la nuance obscure de l'huile sophistiquée, nuance bien différente de celle de l’huile de lin pure, qui est jaune, sans dicliroïsme.

Les huiles de résine n’y sont pas étrangères au dichroïsme, et la preuve en est qu’il a disparu, par la distillation, dans le résidu épais, demifluide, qui a resté dans la cornue.

c. Cette huile contient aussi de l’huile sulfurée, et une huile animale, (de poisson), Ce sont des impuretés communes dans les huiles de lin du commerce.

En résumé, cette huile a été regardée par moi comme un mélange d’huile siccative (de lin) impure à des huiles brutes de résine, qui s’y trouvent dans la proportion de 200cc* par litre, environ.

Cette analyse apprend aux autorités le besoin d’une surveillance plus active et rigoureuse sur les articles d’importation destinés à notre marché. Les industries, le commerce, la santé publique, les arts de luxe, les métiers, réclament des garanties pour leur bien-être et leur crédit ; car, dans cette tolérance on joue plusieurs intérêts d’importance prochaine et reculée. Pour tenter une restauration sous ce rapport, faudrait-il avant tout une révision du tarif des douanes, dont les nombreux défauts nécessitent une réforme sérieuse.

RÉFLEXIONS SUR LE RÔLE QUE JOUENT EN CHTMIE LE POIDS, LE VOLUME ET LE NOMBRE.

Trois entités jouent un rôle très-important dans l’étude de la chimie, en constituant les conditions indispensables, soit de la partie proprement phénoménale, soit de la partie technique et appliquée.

Cette triple alliance se compose des éléments nombre, volume et poids. La balance, les vases gradués, les échelles divisées en fractions d’une unité déterminée, tels sont les instruments à l’aide desquels nous nous élevons jusqu’à la connaissance du nombre ou de l’inconnue recherchée.

Tous les problèmes chimiques tendent en dernière instance à graviter autour du nombre; même quand on apprécie des faits purement d’inspection, comme la coloration d’un précipité, la forme cris-

talline, la consistance ou la fluidité, il est possible d’établir une gradation numérique par comparaison de diverses colorations, formes et états d’aggrégation.

Le nombre est par conséquent le principal levier du chimiste, qui, s’il en était privé, verrait s’écrouler l’édifice de la science. Défendez au chimiste le maniement des chiffres et il ne pourra plus faire un seul pas en avant, car une défense semblable équivaudrait à la complète inutilité de la balance et des mésures de capacité, qui sont les deux pierres angulaires nécessaires à la constatation des propriétés fondamentales des corps, des réactions qui naissent en vertu de leur contact mutuel, de la quantité des atomes élémentaires qui constituent leur molécule, et, enfin, des rapports gardés quant à leurs aptitudes de saturation, ce qui traduit dans le sens le plus vague l’esprit de la doctrine atomistique.

En un mot, sans le volume et sans le poids, nous ne saurions parvenir en chimie, à un résultat numérique, de même que sans le nombre nous ne saurions concevoir ni volume ni poids.

Ces trois entités s’entr’aident comme trois termes nécessaires à l’établissement des équations indicatives des problèmes pratiques de la science.

Ces considérations générales étant faites, nous allons maintenant spécialiser pour mieux exprimer notre pensée.

Il va sans dire que le nombre concret est celui qui est mis en jeu en chimie ; même les conceptions les plus abstraites en apparence se réduisent, par un examen approfondi, à la conception d’un rapport déterminé, à la conception d’un terme fondamental, qui sert par convention à concréter nos idées. Par exemple, il semble au premier abord, que la notion de poids atonique est une notion toute abstraite parce qu’il est nécessaire pour la comprendre de recourir à la notion d’atome, et l’atome lui-même est une pure abstraction de notre esprit, à laquelle nous remontons au moyen d’inductions d’un ordre tout spéculatif ; car si dans ce cas nous demandons secours à l’expérience, elle nous répondra froidement avec la divisibilité indéfinie de la matière, protestant contre le passage entre le rien, l’anéantissement, et l’éclosion de l’existence matérielle ; et cette minime portion de matière, la parcelle la plus subtile qu’il est permis d’imaginer, c’est ce qui constitue l’atome, le générateur, ou peutêtre le dépositaire des affinités primitives, dont la somme donne naissance aux phénomènes qui tombent sous notre observation ou se rendent perceptibles à nos sens imparfaits. Il y a donc

une contradiction frappante entre la spéculation et l’expérience .

L’une pour ne pas tomber dans l’abîme de l’anéantissement bâtit le boulevard d’une divisibilité limitée ; l’autre, nous démontre qu’une semblable divisibilité n’est pas l’expression de la vérité, car, aussi petite que nous puissions supposer une particule matérielle, elle sera encore susceptible de division, cette division ne pouvant pas être suivie par nous jusqu’à ses dernières limites; mais sans aucun doute, elle se continuera indéfiniment, car la matière est indestructible de même qu’elle n’est pas créatrice par elle même. Pour qu’elle pût se détruire il faudrait qu’elle eût reçu l’apanage de se créer ; le mécanisme de la création nous apprendrait le mécanisme de la destruction, de la même manière qu’une synthèse étant faite nous pouvons descendre ensuitre à une analyse exacte. La notion d’atome est donc une notion relative, et ainsi conçue, elle oblige nécessairement à la recherche d’une unité ; certes il faudrait trouver une matière de telle nature que son atome eût un poids plus subtil que celui des atomes de tous les autres corps.

L’hydrogène a été choisi comme unité. D’autres idées ont bientôt apparu et l’on voit Prout prétendre que les poids atomiques de tous les corps simples

sont multiples exacts du poids atomique de l’hydrogène. C’est la théorie de l’unité substantielle qu’on a voulu formuler ainsi.

Sans doute nous tendons à admettre l’unité substantielle.

La simplicité des lois naturelles, la réduction expérimentale des forces physiques à une seule force primordiale, et notre pouvoir de simplifier les molécules jusqu’à atteindre les états que nous supposons élémentaires, sont des arguments qui plaident en faveur de cette unité, et nous font penser que c’est l’imperfection de nos moyens d’investigation qui nous empêche d’obtenir la réduction générale des corps élémentaires admis à l’expression plus simple de la matière fondamentale, peut-être l’éther, dont les vibrations constitueraient les différences observées entre les corps.

Nous ne sommes pas loin d’admettre la condensation matérielle des particules éthérées, de la substance première universellement répandue, cause de la formatio n des éléments, de même que la condensation des éléments, est la cause de la formation des corps composés ; mais, à l’état actuel de nos connaisances, il faudrait énoncer le fait d’une manière toute hypothétique. Dans l’impossibilité d’apprécier

le poids de cette matière incoercible pour nous, par rapport à laquelle l’hydrogène serait un corps déjà bien pesant, sans doute un corps composé à son tour d’ultimatcL élémentaires, nous nous contentons de nous rapporter au poids atomique de l’hydrogène comme unité actuelle, et peut-être transitoire, en présence des progrès incessants que fait tous les jours l’étude des impondérables. M. Dumas, qui s’est appliqué spécialement à cette question a modifié l’énoncé de la théorie de Prout, disant que les poids atomiques de tous les corps sont multiples exacts d’on corps inconnu, qui aurait un poids atomique quatre fois moindre que l’hydrogène. Si l’on parvient à isoler et à peser ce corps inconnu jusqu’ici, l’hydrogène sera déplacé comme unité : le poids atomique de l’hydrogène sera égal à 4 et non à 1, et les poids atomiques de tous les corps deviendront 4 fois plus considérables que ceux quion admet maintenant.

Ces réflexions sont bien suffisantes pour prouver l’importance capitale et du nombre et du poids en Chimie, car elles se rattachent à des questions fondamentales, à l’existence de l’atome comme entité physique pondérable, mais pondérable par proportionnalité à l’hydrogène pris comme terme de comparaison, de même que l’eau distillée et l’air atmosphérique sont

les imités par rapport auxquelles on détermine la densité des corps liquides, solides et gazeux.

L'importance du volume vient s'ajouter dans cette question au rôle qu’y jouent le poids et le nombre. La détermination des poids atomiques, ainsi qu'on le sait, repose sur cette loi : qu’à volumes égaux dans les mêmes conditions de pression et de température, les gaz et les vapeurs renferment le même nombre de molécules. Les volumes répresentent les atomes et les poids relatifs de volumes égaux représentent le poids des atomes. Lorsque deux volumes d hydrogène se combinent à un d’oxygène, chaque atome d’oxigène contenu dans ce volume se combine à chaque paire d’atomes d’hydrogène contenue dans deux volumes de ce gaz ; ces trois volumes se réduisent intégralement, et si nous les décomposons en volumes ultimes, selon le rapport déj i cité de 2 d’hydrogène pour 1 d’oxygène, chaque volume ultime d’une part et d’autre se comportera comme la masse totale des trois volumes.

On voit, d après cela, que les volumes représentent les atomes. Ces trois atomes réunis (HHO), constituent une molccule d’eau ! c’est ce qu’on exprime en disant que l’eau est formée de deux

atomes d hydrogène et d’un atome d’oxigène, ce qui

dénote les volumes atomiques d’après lesquels les deux éléments se sont combinés. Ce sont des déductions des lois de Gay-Lussac quant aux rapports simples gardés entre les volumes des gaz qui se combinent. Si les proportions définies pondérables, d’après lesquelles les corps se combinent, représentent les poids relatifs des atomes de ces corps, les proportions définies en volume d’après lesquelles se font les combinaisons des gaz entre eux, réprésentent les volumes occupés par les atomes. Sous les mêmes conditions de pression et de température, les gaz se compriment ou se dilatent de la même façon ; donc, ces gaz à volume égal doivent contenir le même nombre d’atomes et les poids de ces volumes égaux réprésenteront les poids des atomes. Ceci signifie en termes concrets que le poids atomique croît ou diminue lorsque croît ou diminue la densité.

Déterminer la densité des gaz équivaut par conséquent à en déterminer le poids atomique, une telle densité étant prise en premier lieu par rapport à l’air et puis ensuite rapportée à celle de l’hydrogène. Si l’on procède ainsi, on notera la coïncidence des chiffres qui représentent respectivement les densités et les poids atomiques.

Voilà comment nous nous élevons de la considération du volume atomique jusqu’à la connaissance du poids atomique, volume et poids traduits par expressions numériques ; et voilà encore comment se complètent les unes par les autres les notions de nombre, poids et volume, fournissant chacune les rélevés nécessaires à la résolution du problème total.

Le rapport entre la densité de l’air et celle de l'hvdrogène est réprésenté par la faction — dans laquelle 1 est l’air pris comme unité; ce qui donne le quotient 14,44.

Ce nombre est le facteur constant par lequel il faut multiplier les densités gazeuses trouvées par rapport à l’air. Le produit est la densité par rapport à l’hydrog’ène, en même temps qu’il est le poids atomique du gaz en expérience.

Un autre calcul proposé par nous, consiste à multiplier par 1000,0 le chiffre qui représente la densité par rapport à l’air et à diviser le produit par la constante 35 ; le quotient est le poids moléculaire cherché.

On exprime les réactions par des équations, dont on désigne l’antécédent et le conséquent par les exposants des éléments qui font partie de l’égalité, et

il faut que la somme de ces exposants des termes producteurs soit égale à la somme des exposants des -termes produits. C’est ce qu’on constate par exemple, dans cette équation trouvée par Gay- Lussac.

CGH120G=2 C02+2 C2HG0

On note, en outre, dans le conséquent les coefficients 2 précédant les deux molécules anhydride carbonique et alcool éthylique.

Dans toutes les équations chimiques les coefficients indiquent le nombre de molécules qui provoquent la réaction ou sont engendrées par elle.

Les chiffres qui désignent les coefficients comme ceux qui désignent les exposants, expriment le poids, soit des molécules, soit des éléments formateurs des mêmes. Il est donc possible de substituer les éléments qui entrent dans la réaction par les nombres qui expriment leurs poids atomiques, et l’on communique de cette façon une forme abstraite à l'image concrète qui traduit d’ordinaire les phénomènes chimiques. Ainsi l’équation suivante.

C12H220n+H20=CGH120G h C6H120G

la substitution respective étant faite, se transforme en cette expression:

ou bien, si Ton pratique les opérations indiquées, en additionnant isolément les molécules de sucre et d’eau d’une part, et d’autre part les molécules de chacune des glucoses dédoublées, nous aurons :

Ce qui donne, en définitive, 360.

La réaction exprimée de cette manière montre plus nettement le rôle physique joué par les molécules, dans le processus du dédoublement de la saccharose sous les influences hydratantes ; elle montre en effet qu’une certaine masse matérielle pesant 342, sous 1 influence d’une autre pesant 18, est passée à constituer deux masses d’un poids ég'al, chacune desquelles pèse 180.

Cette seconde masse qui pèse 18, est l’eau, agent qui dans les circonstances ordinaires ne modifie pas chimiquement la molécule de la saccharose ; il faut 1 ensemble de certaines conditions nécessaires pour que la saccharose se dédouble en dextrose et lévulose, telles que la présence d’un acide dilué et une élévation convenable de température.

On explique généralement le fait par une action de présence, on a souvent recours à ce Deus ex machina dans l’impossibilité d’une interprétation rai-

sonnable des phénomènes qui tombent sous notre observation.

Suivant des vues que nous avons déjà eu occasion de développer autre part, il est possible de donner une explication plus ou moins satisfaisante de cette action de présence, qui tend chaque jour à disparaître du monde des sciences physico-chimiques, de meme qu’elle tend à s’éteindre dans la morale et la politique.

Je suppose en me basant sur des conclusions expérimentales que dans une solution aqueuse d’une substance donnée, ce sont 20 molécules d’eau environ qui se confrontent avec une molécule de substance.

Ceci posé, admettons que dans une solution semblable, celle de la saccharose par exemple, interviennent quelques gouttes d’un acide énergique, soit l’acide chlorhydrique.

Cet acide obéissant à la loi générale, fera que chacune de ses molécules se confronte uniformément avec 20 molécules d'eau. Or, celles-ci possèdent déjà leurs affinités dissolvantes satisfaites par le sucre. L’acide s’efforçant pour usurper la sphère de solubilité du sucre dans l’eau, produit un ébranlement, un déplacement considérable dans

les molécules dissoutes. Par suite de cet effort de l’eau qui chasse l’acide chlorhydrique de ses domaines et de l’acide qui persiste à les envahir, il résulte alors une sorte de concentration de l’eau sur la molécule de la saccharose. Les vingt molécules d’eau pour opposer une résistance plus grande à l’acide s’approchent beaucoup plus de la molécule de sucre qui se trouve sous-divisée par olles-mêmes, et parviennent à combiner une molécule d’eau à une molécule de sucre.

Or, de cette combinaison résulte immédiatement la formation de la dextrose et de la lévulose, sur lesquelles l’acide ne peut pas continuer d’agir. Il y a dans cette lutte la retraite de l’acide en nature et la stratégie de la molécule de sucre qui forçant l’eau à rentrer dans la sphère de combinaison, passe à former deux molécules glucosiques, devant lesquelles l’acide chlorhydrique devient impuissant.

La prétendue action de présence a été ainsi une action physique très-énergique, terminée par la sollicitation d’affinités, c’est-à-dire, par une action chimique de dédoublement. Dans ce cas ce sont encore le poids et le nombre qui figurent ; ce sont les 20 molécules d’eau (360), la molécule de l’acide dissous (36,5), et la molécule de la saccharose (342), qui, par une action mécanique mutuelle, font ren-

trer dans la molécule du sucre une molécule d’eau (18), en donnant lieu au dédoublement en deux molécules de glucose (chacune pesant 180).

Maintenant, regardons les poids moléculaires des corps en réaction, et nous verrons qui entrent en luttte, des mases ayant des poids qui ne diffèrent pas beaucoup entre eux. En effet, il figure dans la réaction.

Le sucre=342

20 molécules d’eau=360.

Deux glucoses=360.

Une molécule d’eau séparée d’entre les 20 pour se combinera une de sucre— 18

Une molécule d’acide chlorhydrique=36,5.

Traduisons ceci on nombres et nous aurons:

342-J-360 étant sollicités par 36,5, la masse 360 abandonne 18 à l’état naissant et devient égal à 342 pour former deux fois 180=360.

Nous pouvons saisir donc en synopse le mécanisme de la réaction. En effet.

Sucre 342 ÎCe sont 20 moléc.

(de H2 O moins une.

Sucre qui a assimilé la(

molécule d’eau déga-j 302-)- 18= 180-(- 180=360 gée des vingt molécules. (

Deux molécules glycosiques 180-)- 180=360 .

Molécule H Cl qui a don-/

né lieu au dédouble-? 36,5.

ment mentionné ci-dessus(

Prenons un exemple en chimie minérale.

Soit la conversion de l’eau par le potassium en hydrate de potassium, ce qui se fait avec une perte delà moitié de l’hydrogène de l’eau, d’après l’égalité suivante :

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