‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 116 sur 162 · DESTINE A ISOGHRONISER LB PENDULE RÉGULATEUR NORMAL · texte numérisé non relu

DESTINE A ISOGHRONISER LB PENDULE RÉGULATEUR NORMAL

Dans la combinaison que j'ai recommandée comme étant la meilleure pour communiquer l'isochronisme au pendule régulateur, le contre-poids p. agit par Tintermédiaire d'un système articulé qui exige deux points fixes. En remplaçant, comme je vais l'indiquer, l'action du contre-poids par la force élastique d'un système de ressorts, on arrive à supprimer le levier coudé et à ne conserver que le seul point fixe qui donne appui au levier de la brimbale. On s'interdit alors de profiter du changement de signe de la force accessoire, ce qui oblige d'une part à abaisser le point zéro où celte force devient nulle au-dessous de la limite inférieure des excursions du manchon, et, d'autre part, à excentrer le point fixe à une distance de l'axe égale à la longueur naturelle des ressorts détendus.

Le régulateur est alors disposé comme dans la figure 23; F est le point fixe qui devient en môme temps le centre de mouvement du levier de la brimbale et le point d'attache des ressorts de tension.

AC est la barrette oblique : son extrémité A est tirée par les ressorts et son autre extrémité G est guidée par le manchon; de plus elle est articulée en 0 avec le prolongement du levier de la brimbale.

La figure 2i montre en projection horizontale les ressorts, la barrette et le mobile articulé qui comprend le levier de la brimbale.

On règle l'élasticité des ressorts par la condition ^ue pour un allonge*

ment égal à la loogueui f de la barrelte AC, ils exercent à eux denx ane traction égale â P -^, P étant le poitUde^^deiix boules rt^nnies, l la longueur des bras, et les calés du losange articulé étant égaux chacun ik \ i. Opendanl. |»our éviter l'instabilité du régulateur, il convient, en pratique, de rester un peu en dessous de cette limite qui rorres|M>nd A l'isochronisnie complet.

Lorsque le point fixe se trouve placé hors de l'axe à une dJsunce y, lo point d'articulation de la barrette A C s'éloigne du milieu de celte droite à nue distance x dont la dislance est

■ étant la moitié de là droite AC; si donc tj est Ini-méiue épil à r il vient ;

et faisant AC ^ 1, on a finalement ^^ ~.

En résumé, il est établi dans cette note qu'en acceptant le ressort hélice on peut réaliser l'isochronisme en ne gardant qu'un seul point fixe et en supprimant le levier couilé.

Et si l'on cherche comment cette combinaison se rattache à l'objet da brevet, on recounait encore que le h-avail des ressorts est proportionnel au carre du mouvement du manchon.

REGULATEUR A EFFET IMMÉDIAT.

J'ai (Hé coiuluil à iiH' lieinainlor si h.' pendule rémiialonr. luèine avec les modificaliuri.s qiiK ji' lui ai appoi-téos |ii>ur lui comitmuiquei' l'isuchronisrae, pourrait liiii'e lace aux cti-coiistaiiti's dans lesquelles se produisent

vais décrire et qui joint à la [trompiitude d'action lu propriété de rester inaccessible aux variations de la pesanteur.

Considérons le pendule régulateur normal et supposons qu'on intervertisse le point de suspension et le sommet mobile du losange articulé, le point de suspension se trouve en S (fig. 25), et le sommet articulé avec le manchon se trouve reporté en C. Par celte disposition, les boules, en s'écarlant ou en se rapprochant de l'axe, restent toujours dans le plan M M'; il en résulte qu'au moindre mouvement de rotation imprimé au système, les boules s"écarlent et se rendent à la limite extrême d'excursion possible.

Mais si les boules sont ramenées l'une vers l'autre par des ressorts (fig. 25 et 26), l'appareil fonctionnera comme régulateur et il deviendra isoclirone à la condition que les ressorts se trouvent détendus quand leurs extrémités mobiles sont ramenées en face de l'axe.

Pour déterminer la durée de révolution, on aura recours à la formule

dans laquelle M est la masse des boules, r leur distance à l'axe et f\A force d'élasticité qui les ramone au centre. Cette durée ( sera exprimée en secondes de temps, pourvu qu'on prenne pour les valeurs de M le poids des boules estimé en kilogrammes et divisé par la gravité, pourvu également que )■ soit évalué en mètres et /"en kilogrammes.

D'après la formule ci-dessus, la condition d'isochronisme est évidemment d'avoir y cousianl. et le moyen de la réaliser est d'attacher les ressorts de manière qu'ils soient détendus pour les positions des boules supposées ramenées au centre ; car si l'on admet que les ressorts s'allongent ))roportioniiellenient à la tension, r- sera constant.

Le rapport — ^^t l'inverse de ce qu'on peut appeler le coelBcient

d'élasticité du système des ressorts. Si donc on fait — ^-q"' '^ formule devient :

— »74 la^up v^^ri^^a^^ ligui« â7 a ua vxe^ sensible ilt* stabUité ^ ^ùiU ilu luauobou qui vieui vu aiJo aux ressorts tUii 4iuplilUiKi»- Mms ivs <jeu\ ;i(>^iviU Llv«iea>lrunt absolniu«iil ai tou Ut*|Uuvv> k^ lH>ulf s eit t«& ùU%iuuii du |Hûut C sar les ttiiSre âi ^uitibrer l^ iM>i«lH (ht Mnyirfci» M t)n fifiMii iitjiijfiii S&tfi l'OcarK'iueiil Jes iu:«sseiN mX 4gal à roil& s«n>Dt e\acteitt««il IsotihvoiHW.

It existe un wilv» nojiMk iVa^ sur i> slabtliié. ilv« r«!>M>rts de iiMuù^ «tu» lB«r iina|iiiiin soil iiue t vcariuiiivuttle&nKiiHa»; matec* |>rq«^dé cQMyKnw ^ liidtasfxleMiB uL DU iM;riuvi plus il':t(>i>(iquor bi formute <!» fisiMftmisnt fvfieJ.

i':u eiiûu ^ iiK-iu-v (.11 ùvitii.'iK-«* un» ifeaaiBB* pwipiiiiil ijai. •lan». bteu tk}& ciKvu»iauct^ -Joit âurililBr VaffttnliiiM «te léfiblBiv à n^t> K04r&: c'esl tft ^-ulté <tu Qa a-le poMMiârt» Mh»aMttlnHMMMHft!iaMi»dr

UoAt» lu t:tuit>4lrti ivlaùr aux Miatb jwnilbfiiM^ ua ;k vk qaiil t»i iir:gï>m de ssubuixtuuuur la vile^Mj ilu iv,<ulatuur à ueile «le Ik usKlutie. 'incuni il K'atPlUv •UiM.'Uincik-^ graude» vili!S»v!^ uu ^ lanftAuuFceil'acréiéreple rt'fpa^ IMhut l'ttr la MUTL-lur^*^ tJu oiaikciiuu; iuai»>i|uaiHl la laaL'bÎMe est laalcw am «,41 «^uuiluit :i t>uulat<vi- le luaUL'buu ;iu >k-irtuieat ilu )jiHavoir réftfaaft.. oit bi«tt il uu^uwikter la lou)$ut:iur <Ie» bnib- >laua> <Je» [iropurtâuafr <)Mà pMWHHl dttVtfuîr iuuc4:t!(>uU(.-», Vvet; 1« r»<guiateiir ;V r^sturis i:i*i 'Xabntrasdi^ailAt* car la vîw>s4.' iiu Uêp«.>uii[>lnt»au«:uoeui*:iiL «lu la ItMitfiieuriles-licas; «dte-HSt iléteriuioûti (ur le i-ii|>pûi-i 'les iuu»(He>- :i t'i-la&Uniïé 'le> rttMdrts. '-hi pottora. tlout: tvH^ui'^ lJaul^ uu ^iu(4iu.ituiÉ;ui tiéUfruiiiMi!. lû^r uu rvKuioiaiir nuF-^ cEmui 4 uuM vittibâ« (touiwe.

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disposition serait un cliangenient dans la loi dn pouvoir n'glant qui, pour la poàîlion où les bras deviennent parallèles, change signe en passant par l'infini. Ce serait en pratique une conséquence fâcheuse, mais qui n'cmpêcherail pasTisochronisme de subsister, à la condition que l'allongement des ressorts fût égal à l'écartement des masses.

Mais il y a un autre cas à signaler où l'on peut encore séparer les points de suspension sans troubler en rien les lois du pendule régulateur^ c'est celui qui se rap|iorle au système danslequelles boules sont équilibrées par des masses fixées sur des prolongements ajoutés aux bras.

Supposons donc les bras supendus en deux points S et S' (fig. 29), placés à égale distance de part et d'autre de l'axe; prolongeons les bras au-dessus de ces points et chargeons-les de quatre masses équilibrées deux à deux, puis suspendons le manchon à des bielles articulées formant avec les bras elles traverses T et T' un hexagone symétrique.

En appelant P le poids des quatre boules, P' le poids du manchon, / la longueur des bras à partir des points de suspension et a leur degré d'obliquité, on aura pour la durée de révolution :

ou, en désignant par M la masse totale des quatre houles,

On arrive ainsi :\ une formule indépendante de la dislance même des points de suspension et qui est identiquement la môme que celle du pendule régulateur normal; ce qui démontre que cette combinaison jouit absolument des mêmes propriétés. Si donc on avait quelque motif pour vouloir séparer les points de suspension, le seul moyen qui permit de le faire sans altérer les conditions essentielles derisochrouisme, serait d'équilibrer les boules, afin d'annuler leur poids sans changer les elfeis qui procèdent de leur masse.

Voilà ce que nous enseigne la réapparition de la formule ci-dessus, et

(;oniririi^esont aussi proportionnels à sin «.Donc dans toutes les positions (lu N)'stt;mc et pour une eei-taine vitesse de rotation, il y aura équilibre entre les deux forces.

En suivant les conséf]uences de ce raisonnement, on arrive à délerminur ainsi la durée di; révolution:

(-■J-yV

expression dans laquelle M est la somme des masses portées sur chaque bras, r la distance à l'axe du point d'attache des ressorts, T la demi-longueur delà traverse, /"la force des ressorts évaluée en kilogrammes, / la longueur des bras, et /' la longueur comprise entre le point de suspension et le point d'attache.

Si donc on varie simplement le point d'attache des ressorts, on agira sur la vitesse dans des limites trés-étendues.

Quand on compare ce régulateur ii celui qui a été décrit page Û72, nn trouve qu'il préseute dans sa composition des dilTérences qui, en pratique, pourraient offrir, suivant les cas. des avantages particuliers.

Dans le nouveau régulateur les ressorts sont attachés de part et d'autre sur les bras sans qu'ils aient besoin de prendre point d'appui sur un appendice tournant solidairement avec; l'arbre; les masses constamment équilibrées permettent d'incliner l'arbre dans toute dii'ccliou sans (ju'il en résulte aucune variation, aucune pression sur l'arbre qui nuise A la mobilitédu manchon. Ce sont V± désavantages réels sur le premier régulateur^ ressort, mais en revanche celui-ci a pour la promptitude une supériorité qui tient à ce que les masses n'ont pas à subir de déplacement parallèle à l'axe; j'ajoute, au détriment du nouveau régulateur, que les masses équilibrantes, ayant à s'éviter en se croisaul au niveau de l'axe, doivent être rejetées sur le côté A une petite dislance qui altère la symétrie et la correction du dessin. Pour moi, j'en conclus que l'un et l'autre sont appelés à rendre des services dans des circonstances plus ou moins favorables aux applications de leurs [)ropriélés respectives.

Il est à remarquer que, malgré la séparation des points de suspension.

REGULATEUR A PLAN FIXE

l^r A IIF.SSORTS DIRECTEMENT ATTACUÉS St R I.ICS HUAS.

J'ai étudié, A diverses reprises, l'influence de la longtteur réduite des ressorts dont j'ai proposé l'emploi pour les régulateurs ; dans le régulateur it plan fixe précédemment décrit, j'ai considéré comme indispensable d'attacher les ressorts sur des appendices spéciaux, dans le but de faire agir sur les masses une force élastique qui s'accriït dans la môme proportion que la force centrifuge.

En employant des ressorts dépourvus de tension initiale, on devait nécessairement avoir une longueur d'appendice égale à celle des ressorts détendus. Mais, à mesure que les ressorts prennent de la tension initiale, on peut diminuer les appendices de tout l'excès des ressorts fermés sur leur longueur fictivement réduite à zéro-tension.

On arrive ainsi à concevoir la possibilité de les supprimer complètement et d'attacher directement les ressorts d'une masse sur l'autre. Outre que l'appareil en serait simplifié, on aurait encore l'avautage de rétablir dans l'action des ressorts une symétrie que la disposition actuelle ne comporte pas.

Cette amélioration m'a semblé tellement désirable que j'ai cberché à la réaliser sans avoir des ressorts dont la longueur réduite fût absolument nulle. L'appareil, il est vrai, n'est plus rigoureusement isoclirone, mais les écarts de vitesse qui, en principe, existent encore, sont, dans l'application, complètement négligeables.

Considérons le régulateur à plan fixe (fig. 32), avec son point de suspension en S; ne niellons plus d'appendices tournants et attachons les ressorts direclemeut de niasse en masse on des points 0 et 0' placés hors des centres des disques.

Pour détei'miner quelle sera la marche d'un pareil système, il faut

considérer : 1** l'angle G formé par les bras avec la droite qui passe par le point d'attache des ressorts et par le point articulé D des bras et du manchon; 2Ma longueur réduite des ressorts, /r' = c, déduite de leur tension initiale et de leur allongement pour un accroissement de charge déterminé. Dans les diverses positions qu'il peut prendre, le régulateur fournira un nombre de tours qui dépend dans chaque position du rapport entre l'action des ressorts et le diamètre du cercle décrit par les masses M. En désignant par k un coefficient qui résume la combinaison de toutes les quantités constantes et indépendantes des ressorts on aura l'expression de tours en fonction de l'angle d'écart et en pesant.

n = k \/ [t sin (« + 6) — c] [\ — tq 6 tg a) sin a

D'un autre côté on a pour la hauteur de manchon :

A es { (4 — COS a)

Si donc on prend pour abscisses les hauteurs du manchon et pour ordonnées les vitesses correspondantes, on aura la représentation graphique de la marche du régulateur.

En construisant la courbe point par point, d'après un certain nombre de valeurs calculées, on trouve qu'elle affecte la forme représentée figure 33, laquelle montre clairement que, dans la partie moyenne de la course, la vitesse passe par un maximum où elle est sensiblement constante.

Mais si l'on veut obtenir une marche encore plus exacte, il y a un moyen très-simple d'arriver à un plus haut degré d'approximation. Ce moyen consiste à abaisser les masses au-dessous du point de suspension.

Pour faire comprendre comment on peut, en pratique, tirer un excellent parti de ce moyen de compensation, il suffit de montrer que l'abaissement des masses au-dessous du point de suspension tend à produire dans la distribution des vitesses une variation inverse de celle qui provient de la combinaison de l'extrémité de Fattache des ressorts et de la valeur précise de leur longueur réduite.

Lorsque les masses sont nhaissées au-dessous ilu point de suspension {fi|^. 34), leur contre de gravité se trouve cint^uiatiqueinont assujetti à se mouvoir à la surluccd'uii ellipsoïde plus ou moins aplati. Or. on a démontré que, dans ce cas, le régulateur abandonné à In seule influence de la gravili^ suit exactement la loi du pendule conique (page /i<)*i). On :i donc poiir représenter sa marche et en suivant la même notation que ci-dessus :

/.' étant un coetlicieui (■onsiaut qui comprend l'expression des masses. Haj)|mrtant ces vitesses A la position du manclion,

/. = /{! -eus»)

on peut également tracer la courbe des vitesses du régulateur ronclionnaut sous la seule induence de la gravité. On trouve aussi une courbe qui a la forme représentée figure 35.

Si donc on combine l'action des ressorts avec celle de la gravité (fig. 3fi), ou [lourra s'arranger de manière ii obtenir une marclie qui ail pour représentation une courbe résultante présentant un point d'intlexion.

Cette courbe sera celle représentée figure 37, où l'on voit que la parljc moyenne se confoiKl, h peu do chose près, avec la droite horizontale qui leprésenle l'isoclironisme parfait '.

On peut donc attacher directement les ressorts de masse en masse, [lourvu qu'on prenne le point d'atlache à une certaine distance en dehors lie la direction des bras; on a ainsi trois constantes dont on peut disposer [tour obtenir approximalivcment l'isoclironisme dans la partie moyenne df la course du mniiclioti.

Ue ces trois constantes il y en a deux qui sont explicitement dési-

1. En nommant K la forro ùlasiiquo dos res^i^orU pour un alloni;cmenl ogal à l'iiniio, m la masse lies di>i]iics, 1' leur poiiis, e le double du cû[ii du lojuri;{c nrliinili!, n l'iibaisscmcnl des masses, a cl 0 les aii^ltiâ d('ijà déniiJ^. on a dans eu syslémo pour In duriio de révolution,

'^^VriM?

[! (i + o) sin (• + •;- c] (I - 1} • Ij .) (i + o) + Pu Ij •

de suspension, car, ilans ce cas encore, leurs centres scraieol assujeuis à se mouvoir sur un ellipsoïde de révolution.

RÉGULATEURS A MANCHON l-II.ETÉ,

Les perfcclionnemenls décrits dans la présente note onl pour ob^ spécial rap[»licalion du régulateur isochrone à la machine à vapeur et au moyeu de prévenir les vitesses périodiques.

Lorsqu'on installe sur une machine à vapeur un régulateur compléte- " ment isochrone, il arrive presque nécessairement que la machine se met un régime de vitesse périodique, de telle sorte qu'elle prend une vitesse lanlAt plus tîninde, lantrtt plus petite que celle qui correspond ;'i ré(|uilibre du régulateur.

Cet accident |>eiit tenir ii plusieurs causes qui, ilaus la pratique, se comhinent cnsenihle ei tomprometient lori souvent le succès des applications.

A la suite de nombreuses observations, je suis arrivé A connaître que, de toutes les causes qui tendent à faire varier périodiquement la vitesse d'une machine, celle qui est à la fois la plus commune et la plusJdifOcilc ft combattre consiste dans l'exagération do la masse du volant.

Certainement le volant est mile pour passer les points morts et pour atténuer l'intermittence des coups de piston; mais en exagérant ses dimensions, on arrive forcéinenl ;i établir un équilibre de plus en plus tardif entre la vitesse de la machine et le travail fourni par la vapeur.

Or, comme le régulateur est iulliiencé par la vitesse et non parla quantité de force moti'ice actuellement déveIo|»péc dans le cylindre, il ai'rive un moment où leiïet ti-ansniis à la valve agit à contre-sens.

Mais si, au lieu d'agir sur la valve en vertu d'un excès déterminé de

vitesse, le régulateur est disposé de manière à intervenir, en vertu de la variation plus ou moins rapide de la vitesse, on comprend que Teffet se produira en temps voulu, car la variation de la vitesse est l'expression actuelle de la force accélératrice qu'il s'agit de régler.

Tout revient donc à disposer le régulateur de manière à le faire agir en vertu des accélérations plutôt que par l'effet des vitesses accomplies.

Le moyen est très-simple : il consiste à commander le régulateur par le manchon de manière à faire réagir sur ce dernier une force dirigée suivant l'axe et proportionnelle à l'accélération.

Supposons dans le régulateur à ressorts (fig. 38) que la traverse de suspension S soit rendue folle sur son arbre A, et concevons, d'autre part, que l'arbre A et le manchon M soient filetés d'un pas très-allongé. Dans ces conditions, l'arbre A en tournant entraînera le manchon qui communiquera le mouvement au régulateur; mais au moment de l'accélération, le manchon sera soulevé par la réaction de la force empruntée à la rotation de l'arbre, et du môme coup on verra les masses s'écarter et la valve fonctionner dans le sens d'une diminution de l'admission de vapeur.

Quand surviendra une cause de ralentissement, les mômes effets se produiront en sens contraires, en sorte que, dans tous les cas, la valve sera ramenée à la position voulue avant que l'accélération positive ou négative ait produit d'écart susceptible de dégénérer en vitesse périodique.

Lorsque décidément la machine a repris son régime normal, la résistance passive au point de suspension suffit à conduire le régulateur qui rentre alors dans les conditions d'équilibre ordinaire.

Il va sans dire que l'hélice devra être dextrorsum ou sinistrorsum suivant que le régulateur devra tourner dans un sens ou dans l'autre, et, dans tous les cas, le sens de l'inclinaison du pas sera déterminé par la condition que l'accroissement de la vitesse conspire avec la vitesse elle-môme à augmenter l'écartement des masses.

Quant au degré d'inclinaison du pas, il dépendra évidemment du rapport entre le travail moyen de la machine et la force vive du volant ainsi que du rapport entre la vitesse de la machine et celle du régulateur.

Oh reconnaît facilement que l'inclinaison du filet de l'hélice a pour

effet de diminuer la sensibililô du régulateur et de le rendre comparable dans sa manière d'agir à un rt^gulateur plus grand et animé d'une moindre viiesse. D'où l'on j)oul lirer, par réciproque, la conclusinn suivante : qu'eu inclinant de plus en plus le pas de riiéliccon peut, sur une uiacliine donnée, appliquer nn régulateur de plus en plus petit animé d'une vitesse de plus en plus grande. Ainsi se trouve résolu ce problème posé depuis si longl('m[»s, à savoir : ïléj,'ler une machine lente par un régulateur isoclirone et à grande viiesse.

Le principe qui sert de base à ce perrectionnement est applicable â tous les régulateurs ,'i force centrifuge.

Pour la rigueur de l'exposition, j'ai di^ choisir parmi les combinaisons les plus simples telle qui réalise le pins corretteuienl les conditions d'isoclironisme; mais il est fa<^ile de voir que ce système de transmission s'applique à toute combinaison qui, dans les applications, menace de mettre la machine en état permanent de vitesse périodique.

ftéguialetir a munchon /ilcté et à volant de masse. ~- Généralement ce moyea de transmission par le manchon fileté sullït fi donner au régulateur la stabilité nécessaire au maintien d'une vitesse uniforme. Cependant, en pivsencedu préjugé qui porte encore beaucoup de constructeurs adonner au volant de la machine des pi-oporlions exagérées, j'ai senti la nécessité de me réserver nue dernière ressource qui vient encore augmenter l'efticacitû (lu nouveau système. En surmoniant le régulateur (lig. 39) d'un volant de masse plus ou moins développé, ou augmenta à volonté le moment d'inertie et par suite ou fait prédominer arbitrairement la fonction d'accélération sur la fonction de vitesse. En combinant la grandeur de la masse avec l'inclinaison du pas ou peut donc, suivant les cas, augmenter la sensibilité du ivgulalcur ou favoriser sa stabilité. La position de ce volant est actuellement indiquée par la condition de se mouvoir solidairement avec le plan des masses réglantes.

Iléfjnlnteur à manchon fileté et à ressorts directement attachés sur les niasses. ^ La ligure 40 raiipcUo le type moyen du régulateur le plus générale-

ment employé. Dans les applications, ce régulateur présente le défaut d'avoir une vitesse très-variable et qui s'accroît de plus en plus à mesure que les masses s'élèvent et s'écartent. Cependant, comme ce modèle est très-adopté, que la construction en est simple et peu coûteuse, j'ai pensé qu'il y avait intérêt à s'en rapprocher le plus possible, en cherchant toutefois à lui communiquer les qualités qui lui manquent absolument. Son défaut le plus grave est cette variation de vitesse qui est directement contraire à la fonction d'un régulateur.

Pour le corriger, sinon pour l'annuler en principe, j'ai imaginé de faire agir sur les masses des ressorts transversaux, attachés en des points situés en dehors de la direction des bras.

Quand on vient à analyser, comme nous l'avons fait précédemment, les effets produits par cette combinaison, on reconnaît que l'action des ressorts, en se composant avec le poids des masses, a pour effet d'augmenter généralement la vitesse du régulateur. Mais si Ton s'impose la condition de donner aux ressorts une tension initiale suffisante, on arrive à obtenir que l'accroissement de vitesse porte particulièrement sur les petites amplitudes^ d'où résulte une tendance marquée vers l'isochronisme. On peut même arrivera ce résultat : que la courbe des vitesses rapportée aux différentes hauteurs occupées par le manchon présente un point d'inflexion correspondant à la partie moyenne de la course. Si de plus la tangente en ce point est parallèle à Taxe qui figure les hauteurs du manchon, il n'est guère possible de distinguer dans les effets produits en quoi ce genre d'approximation diffère de l'isochronisme rigoureux.

On peut donc, en adoptant ce genre de correction, communiquer au régulateur vulgaire un isochronisme approximatif qui suffit amplement aux besoins de la pratique, et si la vitesse est suffisamment grande, on peut, sans amener d'erreur sensible, séparer les points articulaires des bras et des bielles, ce qui diminue les frais de construction.

Mais comme par ce moyen la vitesse du régulateur se trouve considérablement augmentée, on est certain, en l'appliquant sur la plupart des machines, de les mettre en régime de vitesse périodique.

L'application du manchon fileté et du mode de suspension qui l'accom-

|iagne est tlonc le complément indispensable du systùinc de correction fonrlé sur l'emploi des ressorts transversaux. Le régnlaleur ordinaire ninsi modiiit' acquiert alors toutes les qualitiîs nticessaircs aux applicaiîons industrielles. Les frais de construction sont A peine augmenlt^s, maisTiipparcil devient beaucoup plus puissant, risochronisme est suffisamint-nl approcliéel la slabilitù est complètement assurée.

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