EN TEINTES PLATES
Je suis depuis plusieurs années' en possession d'une méthode expérimentale qui permet d'opérer en teintes uniformes le mélange de rayons simples quelconques arbitrairement choisis dans le spectre. Cette méthode me paraissant très-propre à vérifier les résultats intéressants nouvellement énoncés par M. Helmholtz, je crois utile de la faire connaître et de rappeler qu'elle a été enseignée et expérimentée publiquement en 1849 par M. Pouillet dans l'une de ses leçons de physique à la Sorbonne.
On prend pour source lumineuse l'image linéaire du soleil formée par une lentille cylindrique C à court foyer (pi. 3, fig. 8) ; les rayons se rendent en divergeant sur une lentille simple L, faisant fonction de collimateur, et tombent ensuite parallèlement sur un prisme P en flint très-blanc et trèspur. D est un diaphragme placé sur le trajet du faisceau réfracté et dont l'ouverture laisse voir une partie de la surface du prisme ; puis vient un objectif achromatique 0 à large surface et placé à une distance OD plus grande que sa distance focale principale. Les rayons dispersés qui tombent sur cet objectif peuvent être considérés comme venant d'une image virtuelle du spectre placée h l'infini en avant du prisme, et donnent en conséquence un spectre réel très-net v r au foyer principal de l'objectif. Mais en
\. Cosmos. T. II, 4853, p. 232.