‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 143 sur 162 · I- 1x70. VoirC. n lie r.\c. i/esSc.,l. I.W · texte numérisé non relu

I- 1x70. VoirC. n lie r.\c. i/esSc.,l. I.W

réellement situé à rinQni. Od sait d'ailleurs que cette méthode lui a permis d'obtenir des résultats d'une rare perfection.

La disposition employée est semblable à celle qui sert à la détermination du nadir à Taide du bain de mercure. Un point lumineux est placé au foyer principal de Tobjectif qu'on se propose d'étudier et près de son axe, le faisceau de rayons parallèles auquel son action donne naissance est reçu presque normalement par un miroir argenté aussi parfaitementplanqu'ilestpossibledel'oblenir; les rayons reviennentdoncsensiblement sur eux-mêmes et, réfractés de nouveau par l'objectif, convergent vere un point très-voisin de la source lumineuse dont ils donnent l'image. Si Fobjectif est parfait, les rayons qu'il a rendus rigoureusement parallèles sans aberration par sa première action, revenus vers lui dans les mêmes conditions et subissant de nouveau son action, donnent un point unique de convergence. L'emploi des procédés d'analyse du faisceau lumineux par le microscope et le bord d'un petit écran constate cet état de perfeclion que nous avons admis. Mais si l'objectif est entaché d'aberration de sphéricité, par exemple, les rayons deux fois réfractés engendrent une caustique dont l'étude permet de reconnaître les régions de l'objectif sur lesquelles doit porter le travail des retouches qu'il y a lieu d'exécuter.

Il faut remarquer que chaque petit pinceau élémentaire rencontre la surface de l'objectif presçwe exactement au même point à Valler et an retour, de telle sorte que In caustique définitive est engendrée par l'action deux fois répétée de la même portion de surface sur les mêmes rayons, ce qui augmente la sensibilité et la sûreté de la méthode.

J'ai pu appliquer, avec les mêmes avantages, Tautocollimation à l'étude des miroirs de télescopes pour m'assurer, dune manière directe, de la perfection de Tôlat de parabolicité de leur surface. Pour cela, un point lumineux étant placé au foyer principal de ce miroir, je dispose un plan argenté et percé d'une ouverture centrale dans une position telle, que les rayons qui émanent de la source, passant à travers l'ouverture de ce plan, puissent librement atteindre tous les points de la surface du miroir à étudier. L'action de ce ui-ci les rend parallèles, et, réfléchis presque normalement par le plan, ils reviennent subir de nouveau la réflexion sur le miroir qui les fait converger en un point voisin de la source; l'analyse du faisceau réfléchi se fait alore avec facilité. La ri'alisalion de celle expérience demande quelque soin pour le centrage des surfaces d'abord, et ensuite pour la détermination de la distance à laquelle il convient de placer le miroir plan, afin que le faisceau ne soit, en aucune manière, entamé par lui, soit à l'aller, soit au retour. S'il en était autrement, la surface ne pourrait être étudiée dans toute son étendue, et le faisceau qui subit deux fois la réflexion presque normale sur !<• verre non argenté du miroir à étudier, serait trop peu lumineux pour permettre un examen sérieux.

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