‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 145 sur 162 · A RECUL ET A DÉTENTE ÉQUILIBRÉE (PI · texte numérisé non relu

A RECUL ET A DÉTENTE ÉQUILIBRÉE (PI

Le mémoire principal (page 322) donne une description suffisamment complète de Tappareil (flg. 1 à 4) ainsi que de la modification représentée figure 5 pour qu'il soit nécessaire d'insister davantage. Nous dirons seulement que la figure 1 représente 'élévation de l'appareil à l'échelle de 2/5, les figures 2 à 5 sont de grandeur naturelle; la figure 2 représente une vue du mécanisme, la paroi antérieure étant supposée enlevée, la figure 3 est une vue par-dessous. Nous croyons devoir faire remarquer en outre que que pour plus de commodité dans la disposition des engrenages, le mobile d n'est pas en relation directe avec le mobile c, mais que l'effet produit est le même puisqu'ils engrènent l'un et l'autre avec la même roue 2. Ajoutons que l'axe satellite non désigne spécialement dans le mémoire est représenté eu h h et que les deux roues qu'il porte sont numérotées 6 et 7 engrenant respectivement avec /i et5.

La figure 6 de la planche 7 est la reproduction d'un croquis trouvé dans les papiers deL. Foucault et qui, d'après M. Duboscq, est une seconde solution du problème résolu par l'appareil reproduit en détail par les figures que nous venons de citer. L. Foucault aurait proposé à M. Duboscq, au moment d'étudier le détail de la construction, deux dessins sommaires dont l'un a été adopté et dont l'autre est celui que représente la figure 7. Voici comme il nous parait que doit être interprété ce croquis qui, à la netteté des traits près, a été reproduit avec la plus grande fidélité.

Un poids P est fixé à une corde enroulée sur le tambour a qui engrène en A avec le mobile b par Tintermédiaire duquel le mouvement produit par la chute du poids se transmet successivement aux mobiles c et d, tant que la rotation de ce dernier mobile n'est pas empêché, comme nous allons le dire : une crémaillère reliée à a ou un fil monté sur le tambour se mouvra donc dans le sens que détermine pour la rotation

— Jtji —

(le a lu descetile du iioids P. D'autre part, E est un biirillet assez i)uissant qui, lorsque le ressuri se dt^baiido, tourne dniis le sens de la llëdie. Le riiouvcuieol se transmet aux divers mobiles/', 3. /j et, par suite, à la roue H. 1,'ate commun des deux roues h et H n'est pas Tue ; il est montiï sur une pii>ce i Aiconstiluant un levier coud^. mobile autour du point 5; lorsque celle pièce occupe la position indiguffe par la Cgure, la roue H n'engrène pas avec le pignon rf; au contraire il va engréuement lorsque la pièce ft / venant â se déplacer sous l'action de bascule de î fc le point i se relève; dans ce cas. si rien ne s'y oppose, le mouvement du mobile 'i est communiqué à d et, comme U est de sens contraire et que l'action du barillet est plus puissante que celle du poids P, les divera mobiles d, c, fc, a se meuvent dans le sens opposëj aux flèches : il y aura donc recul des pièces en relation avec a, si le mouvement que nous avons indiqué lorsque d était libre constituait une avance.

Il faut maintenant montrer comment, suivant les cas, l'appareil aurait pu rester en équilibre, produire l'avance ou le recul suivant ta force du courant, c'est-â-dire suivant l'éloignement des charbons. Nous croyons que l'explication suivante peut faire comprendre ce fonctionnement. Le levier &t aurait été ratiacbé comme la lige S dans la ligure 1 à I armature de l'éleclro-aîmanl de manière à être entraîné dans un sens ou dans l'autre suivant l'énergie du courant ; la pièce i étant portée vers la droite, les roues li et H ne peuvent engrener, c'est le cas de la ligure: cette dernière porte un doigt (/ qui vient buter contre un arri^t Qxe porlé par la platine de l'appareil et empCchc les mobiles h, 3, f, F, de défiler; le mouvement du système a, 6, c, li est possible au contiaire. Si la pièce h i se rapproche de la verticale, la partie k l se rapprochera de l'horizonUile et fera mouvoir le système articulé m nop ayant un point fixe en 0. la pièce nop étant rigide; par suite de ce mnuveinent le doigter entrera dans les échancrures de la roue D et empêchera cette roue et par suite le mobile d d'obéir à l'actioD du poiils P. On conçoit que d'ailleurs le mouvement qui a commencé à tnellre eu prise p et D puisse êlie assez faible pour que H et d n'aenit pas engrené et que le doigt q n'ait pas été rendu libre; le système sera tout entier au repos. Mais si le mouvement de k i se continue vers la gauche, kh se relevant le doigt 9 sera dégagé, la roue K outrera en prise avec le pignon d, et si la liaison entre d et D est faite par l'intermédia'u'e d'un enclîquelage, le mouvement de H sera communiqué au mobile d maigi-é l'action du doigl p sur la roue D, cl les mobiles d, c, 6 et n prendront un mouvement invei-se du précédent et qui durera tant que ne se déplacera pas en sens invei-se la tige k l sous l'action d'une viirialion inverse dans l'intensité du cotiinnt.

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