‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 146 sur 162 · A MOUVEMENT DE TRANSLATION ALTERNATIF (PL · texte numérisé non relu

A MOUVEMENT DE TRANSLATION ALTERNATIF (PL

Nous ignorons complètement quelle était la destination de cet appareil dont M. J. Regnauld, professeur à la faculté de médecine de Paris, possède le modèle construit sous la direction de L. Foucault: nous n avons rien trouvé qui pût s'y rapporter dans les papiers de celui-ci et nous avons fait, auprès des personnes que nous espérions pouvoir nous donner quelques renseignements spéciaux, d*inutiles recherches. Dans Tincertitude, nous en donnons la description après celle des appareils de lumière électrique à cause d'une certaine ressemblance avec la dernière disposition dont nous avons parlé en ce qui concerne le changement de direction de mouvement.

Indiquons d'abord le fonctionnement général de l'appareil, nous ferons connaître ensuite la combinaison qui permet d'atteindre le but proposé. Les diverses figures de la planche 8 se rapportent à cet appareil : les figures 1, 2 et 3 représentent l'instrument à demi-grandeur; les figures 6 à 8 donnent, de grandeur naturelle, la représentation des divers organes : dans ces diverses figures, les mêmes lettres se rapportent aux mêmes parties.

La roue T qui est folle sur son axe recevant un mouvement de rotation continu d'un moteur quelconque, la tige AB prend également un mouvement de rotation continu en même temps qu'un mouvement de translation parallèle à son axe, de telle sorte que chacun de ses points décrit une hélice : cette tige est terminée supérieurement par une virole C qui devait porter la pièce, Toutil pour la mise en jeu duquel cet appareil a été construit. De plus, lorsque la tige A B s'est déplacée d'une certaine quantité dans Tun ou Tautre sens, le mouvement de translation est automatiquement renversé et, la rotation ayant toujours lieu dans le même sens, la virole G reçoit ainsi un mouvement recliiigne alternatif. D'ailleurs l'étendue de la course peut être limitée à volonté, comme , ^\^^>^

Ton |keQt i^lablir àcs rapports variaMes entre In viless» de translation H de rotation.

La mae. motrice T. folle sur son aie. eQgrèae arec la rone S loi commanit]oaDt aln^i un monieoieat de rotation continu auquel participn le cylindre cannelé F oiool^ sur raie de la roue S ei soIJiJaLre aiec celles' : les cannelures ont no proSMe deots d'engrenage, et. en elM. le cjlindn» ençrt>ne atec la roue E montée sur un aie parallèle ■foi n'est antre que la lEge AB : «.-He-ci est mobile et peut «lisser le Ions de son 3s.e, l^idde dans son monremenl par les ouvertures circiilairea pratiquâmes dans les platines X X' et YV, et dans lesquelles elle est pass^. Quelle que soit sa haoleor. la rone B eontinaera à recevoir le moaremeot de rotation par l'iotermédiaire da qrliadrc F de manière A tourner dans le même s^ns qne la roue T.

Indiquonsmaintenantledispositif quîcommaDiqDe A la lige AB 9oa moaremeot de Iraoslalion : aa-dessus de la roue E. la tige AB porte deax collets C et C entr? lesquels est engagée nne fourchette DD' munie d'un galet destiné â diminuer leCroltement: cette foarvhetle est placée k Teitrémil^ d'une tige reliée à un cadre mobile anionr d'an axe boriioutal !<i?i' dont nous sup]>oserons la position inrariable jusqu'à nouvel onire; cette même lige porte en I (1)^. 7} un éeron dans lequel est engagée une vis qui rè^e sar b hanteur de l'arbre II 11, arbre qui a le même aie géométrique que la roae T. mais qui est indépen<lanl d« celle-ci. Ot arbre, comme nous allons le dire, tourne par suite de la rotation du cylindre cannelé F et, suivant que la rotation ^effectne dans on sens ou dans rsatre, IVcrou I est entraîné également dans un sens ou dans Tantre. Mois le mouvement de Iranslalion de l'écrou étant communiqué à la tige dont il est solidaire el [Uir suite A la fourchette DD', les collets CC et, par suite, la lige AB el la rirnle participent également A ce mouvement. Le sens du déplacement de ces diverses pièces est le GQ^e qne celui du déplacement de l'écrou I : mais le chemin parcouni est plus considérai) le.

Étudions maintenant le mode de transmission du mouvement dncflindre eaooeléP à la vis il II' et le dispositif employé pour faire changer le sens de la rotation de celle-ci. A la partie inférieure, le cylindre cannelé F engrène avec la mue U ; l'axe de cette roue n'est pas fiie, mais il est porté par l'un des bms d'un levier coudé <i6i; dont le point fixe coïncide avec l'axe du cylindre cannelé F : le second bras de ce levier bc (fig. Ji, 5 et ^) supporte une roue V qui est de même diamètre que V et engrène constamment arec cette dernière ; le levier est commandé par la tige ad? dont noiiseiposerons toutàrbenre le fonctionnement. Lorsque le levier coudé est dans la position représentée figure û et figure 8, le mouTement drî rnlnlinn du rjlindi'i? cnim'li' i' pst com m unique ii la vis 11 par rintermi.'diairr da la s^-uli' roue U i>[ l.i vi-, loirnii' aloi-i d ms Iiî iiiL-rne sens qui? le cylindre cnnniîli;. Mnis si. piii- suilt' di' l'a'jlioii di' la liu'o nil, le levier coudé est di.'p!acé et amené à la posilioii di' la lii,'iin.' j, Ii* ininin.'nn'nl du ivlindre cannelé F L'st transmis ;"i ia vis H par les deuï roues L el V ; couniie elles soiil de iiiéuie diamètre, les vitesses angu-

entier; les bielles NPO, N'P 0' sont elles-mêmes mues par la pièce deux fois recourbée PQP'Q' que l'on pouvait sans aucun doute Hier â telle position que l'on voulait en plavant le bouton R dans un cran d'arrêt dont il no reste pas traco. Ajoutons que ce bouton est laraud^ et peut par suite se déptncer le long de la lige Bletèe, de telle sorte que le boulon étant dans le cran d'arrêt il était possible, sans interrompre la marciie de la macbine, d'agir sur ta position des points N et N' et par suite de modifier ie rapport des vitesses de translation et de rolatiou de la lige AB.

Ajoulons que des ressorts placés en diverses positions et sur lesquels il n'est pas nécessaire d'insister assurent la fixitci momentanée de diverses pièces mobiles.

On voit que cet appareil répond bien à des indications diverses et dont l'énoncé que nous avons donné au début est assez complexe; nous n'avons pu deviner à quel usage ces conditions peuvent être utiles. Ajoutons que nous ignorons même quelle devait être la véritable position de cet appareil; il est placé aujourd'hui comme il est représenté dans la planche R ; mais des trous pratiqués dans la plaque métallique qui supporte le tout permettent de supposer qu'il avait une autre situation, soit que la tige A B Mt alors horizontale, soit qu'elle filt verticale, mais la virole C étant alors placée à la partie inférieure.

La flgure 1 représente une vue de face de l'appareil ; la figure 2 est l'élévation latérale, et la figure 3 est une vue par-<lessus, la virole C étant supposée enlevée.

La figure 0 moutre le détail d'élévation latérale de la communication de mouvement de la roue motrice T à la Uge A B par l'intermédiaire du pignon S et du cylindre cannelé F.

La flgure 7 est une coupe horizontale faite au-dessous du collier C et montrant In communication du mouvement de translation à la Uge B par l'interinédlaire de l'écrou I et de la fourchette DD'.

Enfin la flgure 8 représente une coupe horizontale faite au-dessus du levier triple fgi et donnant la disposition de la transmission variable du mouvement du cylindre cannelé F à la vis H ; les ligures fi et 5 permettent de suivre les deux étals esirémes qu'il y a à considérer.

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