PAR LA ROTATION D'UN CORPS
(Acadéaiiâ des Sciences. 37 septembre 1852.)
Dans un précédent mémoire, j'ai montré qu'en vertu de l'inertie, le pkuL d'oscillation du pendule libre est assujetti à garder relativement à la verticale une position invariable, et j'ai appliqué cette propriété à la démonstration expérimentale du mouvement de la terre sur son axe. Le phénomène sensible qui apparaît dans cette expérience est une déviation relative du plan d'oscillation rapporté à un plan vertical quelconque solidaire avec la terrêT Cette déviation est un mouvement angulaire égal et de si^giijB-iîûntrajre^jfnoiiYemeut de la terre multiplié par le sinus de la latitude où l'on opère.
Cette loi, qu'aucune observation sérieuse n'est venue infirmer, implique une réduction de la déviation à partir du pôle où elle est totale jusqu'à Téquateur où elle devient nulle; et sa variation progressive en présence d'une rotation réellement constante montre assez clairement que la fixité du plan d'oscillation ne doit être prise dans un sens absolu qu'au pôle