ET A ISOGHRONISME PARTIEL ARBITRAIRE
Après avoir démontré qu'on peut obtenir de bien des manières différentes l'isochronisme des appareils régulateurs à forcp centrifuge, j'ai encore à faire voir qu'on peut à volonté varier la vitesse sans troubler l'isochronisme et qu'on peut également altérer plus ou moins l'isochronisme dans un sens ou dans l'autre sans changer la vitesse moyenne, le tout au moyen d'un seul contre-poids.
Quand le pendule régulateur normal a été rendu isochrone par l'accession d'une force variable fournie par un contre-poîds, on peut se demander à quelle condition on en changera la vitesse sans troubler Tisochronisme.
Si, par hypothèse, le système représenté ici (fig. 11) est isochrone, cela revient à dire, comme il a été précédemment démontré, que la résultante p des poids et contre-poids exercée au sommet inférieur du losange articulé est dans les positions variées du système constamment proportionnel à la distance h de ce point au point de suspension. Or, si Ton veut changer la vitesse en gardant Tisochronisme, il faut ajouter ou retrancher à cette résultante p une force variable p' également proportionnelle à h.
En montant solidairement (fig. 12) avec le levier coudé C F |jl un troisième bras F L chargé d'un contre-poids (i', on aura évidemment le moyen d'agir sur la durée de révolution.
Mais dès lors le problème consiste à déterminer l'inclinaison de telle sorte que la composante efficace de ce nouveau contre-poids éprouve, à la limite des écarts, une variation proportionnelle à celle de h.
Pour cela, je prends sur l'axe un point S' situé à la distance K, audessus de C, et je mène la droite S' F, faisant aiinsi avec C F un angle que j'appelle w; puis sous ce même angle to avec la ligne F(x, je mène la droite FL et je dis que sa direction est précisément celle qui convient un troisième bras pour recevoir un contre-poids sans troubler l'isochronisme.
En effet, on voit par les triangles semblables F C S^ et F {*' D que pour es petites variations de w la composante (l' D varie proportionnellement avec Aj et cela quelle que soit la position du contre-poids (a' en dessus ou en dessous du point fixe. Si donc on déplace ce contre-poids le long du troisième bras figuré par F L, on pourra faire varier d'une manière certaine la vitesse du pendule sans altérer l'isochronisme.
Dans celte manœuvre, il y a lieu de se demander ce que devient le centre de gravité de[xet(A', et si Ton en fait le tracé (fig. 13), on s'aperçoit qu'il chemine sur une droite E L' parallèle au troisième bras FL. On peut donc réunir les deux contre-poids en un seul (fig. 13), à la condition de le faire mouvoir sur une tige inclinée à l'angle w et qui passe à la distance voulue du centre de mouvements
Si, de plus, celle lige est montée de manière qu'on puisse faire varier la dislance verticale FE (fig. 1&), où elle passe au-dessus du point fixe, on pourra altérerl'isochronisme dans un sens ou dans Tautre sans faire changer la vilesse moyenne. En effet, par ce changement de dislance on agit absolument de même que sijes contre-poids étant restés distincts, on déplaçait le long de sa tige le contre-poids [^ spécialement affecté à Tisochroaisalioa du syslëme des boules.
En résumé, on arrive donc ainsi, et par un seul contre-poids, à faire fonctionner le régulateur en variant à volonté la durée de révolution et en plaçant Tappareil dans des conditions arbitraires d'isochronisme partiel.