ROUAGE COMMUTATEUR A SYSTÈMES SATELLITES
Il s'agit d'un rouage commutateur, à systèmes satellites, qui se trouve en relation constante avec le moteur à régler, et j'utilise ce système pour transmettre l'action de mon modérateur à force centrifuge, soit à la vanne d'admission de l'eau dans le cas où le moteur est hydraulique, soit à la valve d'arrivée de vapeur, dans le cas d'une puissante machine à vapeur.
Le dessin annexé permettra de se rendre facilement compte des dispositions spéciales que j'ai combinées et qui sont représentées fig. 12. PL 19 en perspective.
Le rouage se compose de deux systèmes satellites composés chacun de la même manière, de telle sorte que la description de l'un des systèmes est la description de l'autre ; j'ai eu soin d'indiquer dans la figure 12 les pièces correspondantes de chaque système par les mêmes lettres, seulement les unes sont des lettres simples et les autres des lettres primées.
Chacun des deux systèmes se compose :
!• D'une roue E ou E' folle sur l'axe I J (ou F J') et portant un manchon dans lequel tourne librement l'axe des deux roues fixes B et D (ou B' et IX) ;
2*" D'un pignon A (ou A') qui est en relation avec les rouages extérieurs à l'appareil et qui engrène avec la roue B (ou B') ;
4 . Certificat d'addition (S8 août 4867) au Brevet da 6 décembre 4865.
S"" D'un pignon G (ou G') fixé ainsi qu'une roue à cheville H (ou H') sur un même manchon lequel est fixé sur l'arbre I J (ou V V) ; le pigaon G (ou G') engrène avec la roue D (ou D').
Les deux systèmes sont réunis parce que la roue à cheville H engrène avec la roue folle E' et la roue à cheville H', avec la roue folle E.
Les palettes K, K' d'une ancre d'arrêt et commandée par le régulateur à l'aide du levier L, peuvent à volonté s'engager dans les chevilles de la roue H, ou dans celles de la roue H', ou bien même se tenir en dehors de ces deux roues.
Le rouage étant ainsi disposé constitue deux séries d'engrenages ou trains pouvant fonctionner indépendamment l'un de l'autre.
L'un des systèmes ou trains se trouve formé par les mobiles A B D — GHE' — D'B'A';
L'autre par les mobiles ABD — EH'G' — D'B'A'.
11 est facile de se rendre compte que' pour une même rotation directe du pignon A le mouvement transmis par le premier train au pignon A^ sera égal et de sens contraire à celui que transmet le second.
En effet, si nous supposons que Tancre fixe la roue à cheville H' et par suite la roue E, le mouvement de rotation directe imprimé au pigaoa A fournira un mouvement direct à la roue H, d'où il résultera que le mouvement sera inverse pour E' et par conséquent pour A'.
Si, au contraire, H et par conséquent E' sont rendus immobiles (fig, 12), le même mouvement direct de A donnera à E un mouvement inverse et par conséquent la rotation de H' G' A' sera directe, et comme les rapports des nombres de dents sont les mêmes dans les deux trains, le mouvement direct de A aura la même vitesse que le mouvement inverse donné par le premier train.
Si les deux trains fonctionnent en même temps, la rotation de A' sera nulle.
La rotation de A' transrpettra dès lors, sous l'influence du régulateur agissant en L, le mouvement dans un sens convenable soit à une vanne d'admission de l'eau, soit à une valve d'arrivée de vapeur.