A RECUL ET A DÉTENTE ÉQUILIBRÉE (PL
Le mémoire principal (page 322) donne une description suffisamment complète de l'appareil (flg. 1 à 1) ainsi que de la modification représentée figure 5 pour qu'il soit nécessaire d'insister davantage. Nous dirons seulement que la figure 1 représente 'élévation de l'appareil à l'échelle de 2/5, les figures 2 à 5 sont de grandeur naturelle; la figure 2 représente une vue du mécanisme, la paroi antérieure étant supposée enlevée, la figure 3 est une vue par-dessous. Nous croyons devoir faire remarquer en outre que que pour plus de commodité dans la disposition des engrenages, le mobile d n'est pas en relation directe avec le mobile c, mais que l'effet produit est le même puisqu'ils engrènent l'un et l'autre avec la même roue 2. Ajoutons que l'axe satellite non désigné spécialement dans le mémoire est représenté eu h h et que les deux roues qu'il porte sont numérotées 6 et 7 engrenant respectivement avec 4 et 5.
La figure 6 de la planche 7 est la reproduction d'un croquis trouvé dans les papiers deL. Foucault et qui, d'après M. Duboscq, est une seconde solution du problème résolu par l'appareil reproduit en détail par les figures que nous venons de citer. L. Foucault aurait proposé à M. Duboscq, au moment d'étudier le détail de la construction, deux dessins sommaires dont Tua a été adopté et dont l'autre est celui que représente la figure?. Voici comme il nous paraît que doit être interprété ce croquis qui, à la netteté des traits près, a été reproduit avec la plus grande fidélité.
Un poids P est fixé à une corde enroulée sur le tambour a qui engrène en A avec le mobile h par Tintermédiaire duquel le mouvement produit par la chute du poids se transmet successivement aux mobiles c et d, tant que la rotation de ce dernier mobile n'est pas empêché, comme nous allons le dire : une crémaillère reliée à a ou un fil monté sur le tambour se mouvra donc dans le sens que détermine pour là rotation
de a la descente du poids P. D'autre part, E est un barillet assez puissant qui, lorsque le ressort se débande, tourne dans le sens de la flèche. Le mouvement se transmet aux divers mobiles f, g, h et, par suite, à la roue H. L'axe commun des deux roues /i et H n'est pas Oie : il est monté sur une pièce t A l constituant un levier coudé, mobile autour du point g; lorsque cette pièce occupe la position indiquée par la figure, la roue H n'engrène pas avec le pignon d; au contraire il y a engrènement lorsque la pièce k l venant à se déplacer sous Faction de bascule de i ^ le point l se relève ; dans ce cas, si rien ne s'y oppose, le mouvement du mobile h est communiqué à d et, comme il est de sens contraire et que l'action du barillet est plus puissante que celle du poids P, les divers mobiles d, c, b, a se meuvent dans le sens opposéj aux flèches : il y aura donc recul des pièces en relation avec a, si le mouvement que nous avons indiqué lorsque d était libre constituait une avance.
Il faut maintenant montrer comment, suivant les cas, l'appareil aurait pu rester en équilibre, produire l'avance ou le recul suivant la force du courant, c'est-à-dire suivant réioignement des charbons. Nous croyons que l'explication suivante peut faire comprendre ce fonctionnement. Le levier ki aurait été rattaché comme la tige S dans la figure 1 à l'armature de l'électro-aimant de manière à être entraîné dans un sens ou dans l'autre suivant Ténergie du courant : la pièce i étant portée vers la droite, les roues d et H ne peuvent engrener, c'est le cas de la figure; cette dernière porte un doigt q qui vient buter contre un arrêt fixe porté par la platine de l'appareil et empêche les mobiles h, g, f, E de défiler; le mouvement du système a, b, c, d est possible au contraire. Si la pièce ki se rapproche de la verticale, la partie k l se rapprochera de l'horizontale et fera mouvoir le système articulé m nop ayant un point fixe en o, la pièce nop étant rigide; par suite de ce mouvement le doigt p entrera dans les échancrures de la roue D et empêchera cette roue et par suite le mobile d d'obéir à l'action du poids P. On conçoit que d'ailleurs le mouvement qui a commencé à mettre en prise p et D puisse être assez faible pour que Ueid n'aenit pas engrené et que le doigt q n'ait pas été rendu libre; le système sera tout entier au repos. Mais si le mouvement de A i se continue vers la gauche, kh se relevant le doigt q sera dégagé, la roue H entrera en prise avec le pignon d, et si la liaison entre d et D est faite par Tintermédiaire d'un encliquelage, le mouvement de H sera communiqué au mobile d malgré l'action du doigt p sur la roue D, et les mobiles d, c, b ei a prendront un mouvement inverse du précédent et qui durera tant que ne se déplacera pas en sens inverse la tige k l sous l'action d'une Vciriation inverse dans l'intensité du courant.