EN TEINTES PLATES
Je suis depuis plusieurs années " en possession d'une méthode expérimentale qui permet d'opérer en teintes uniformes le mélange de rayons simples quelconques arbitrairement choisis dans le spectre. Cette méthode me paraissant très-propre à vérifier les résultats intéressants nouvellement énoncés par M. Helmholtz, je crois utile de la faire connaître et de rappeler qu'elle a été enseignée et expérimentée publiquement en 18i9 par M. Pouillet dans l'une de ses leçons de physique à la Sorbonne.
On prend pour source lumineuse l'image linéaire du soleil formée par une lentille cylindrique C à court foyer (pi. 3, fig. 8) ; les rayons se rendent en divergeant sur une lentille simple L, faisant fonction de collimateur, et tombent ensuite parallèlement sur un prisme P en flint très-blanc et trèspur. D est un diaphragme placé sur le trajet du faisceau réfracté et dont l'ouverture laisse voir une partie de la surface du prisme ; puis vient un objectif achromatique 0 à large surface et placé à une distance OD plus grande que sa distance focale principale. Les rayons dispersés qui tombent sur cet objectif peuvent être considérés comme venant d'une image virtuelle du spectre placée à l'infini en avant du prisme, et donnent en conséquence un spectre réel très-net v r au foyer principal de l'objectif. Mais en