SUR QUELQUES PHÉNOMÈNES DE LA VISION AU MOYEN DES DEUX YEUX
(Société Philomathique, 16 déceaibro 1848 <.)
Parmi les questions intéressantes de la physiologie optique, celles qui se rattachent à la vision au moyen des deux yeux peuvent être placées au premier rang; elles comprennent le problème si délicat de la vue simple avec le concours de deux appareils distincts, et l'étude de quelques faits qui sont l'objet spécial de ce travail , et qui peuvent servir à éclairer les théories proposées sur le premier sujet.
Ce sont les phénomènes sensitifs nés de l'ébranlement simultané des rétines des deux yeux, ou d'une portion des éléments correspondants de ces rétines par des rayons lumineux doués de réfrangibilités, c'est-à-dire au point de vue physiologique, de colorations différentes.
Avant de présenter les résultats de nos recherches, faisons observer que si les deux champs visuels sont éclairés par des rayons identiques pour chacun d'eux, mais différents de l'un à l'autre, plusieurs cas peuvent se présenter relativement à Timpression produite sur le sensorium.
S'il n'existe pas de rapport intime entre les éléments de l'une des rétines et ceux de l'autre dans l'encéphale, deux sensations parfaitement distinctes pourront être perçues à la fois, ce sera un phénomène compa-