‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 93 sur 179 · T. II, p · texte numérisé non relu

T. II, p

verse T de fer doux. A la lame recourbée R sont fixés deux appendices verticaux de platine P, P', dont le bout inférieur est taillé en pointe.

Au-dessous des pointes de platine P, P', sont placés deux verres v, v; chacun de ces verres contient du mercure et de l'alcool. Quand la lame LR est en repos, les pointes de platine plongent dans l'alcool et ne touchent pas le mercure; mais quand la lame LR est mise en vibration, ces pointes P, P\ à la fin de chaque oscillation descendante, Tiennent plonger dans le mercure. Un fil métallique fait communiquer le mercure du verre v avec le bouton métallique d, qui lui-même communique d'une part avec une des armures du condensateur à travers la colonnette H, et, d'autre part, au moyen da fil M', avec l'une des extrémités de la spirale inductrice de la bobine. Un second fil métallique fait communiquer en h le mercure du verre v'avec le pôle négatif d*un élément de Bunsen V.

Au-dessus de la traverse de fer doux T est disposé un électro-aimant en fer à cheval. Les bobines de cet électro-aimant sont formées par l'enroulement d'un seul fil dont Tun des bouts communique en g avec le pôle positif de l'élément Bunsen V, tandis que l'autre bout communique, en c, avec la lame de cuivre LR et la pointe de platine P'.

Le commutateur N communique d'une part à une pile de Bunsen par les fils 0 el 0', tandis que, d'autre part, l'un des fils M se rend à la bobine où il se joint à la seconde extrémité de la spirale inductrice et l'autre fil Z communique en b, avec la lame de cuivre LR et la poicte de platine P.

Le fil métallique qui traverse la colonnette de bois G vient se fixer en a et établit la communication d'une des armures du condensateur avec la lame de cuivre LR el a pointe de platine P. L'interrupteur est donc, comme à l'ordinaire, placé entre les deux armures du condensateur qui, d'ailleurs, communiquent à travers la spirale inductrice, le commutateur N et la pile elle-même.

Dans ce système, il y a deux circuits voltaîques distincts : le premier comprend le couple V et l'éleclro-aimant de l'interrupteur. Ce circuit est fermé dans le verre v', au moyen de la lame métallique LP', toutes les fois que la pointe P' est en contact avec la couche de mercure placée au fond de ce verre. Le courant du couple V a une action toute locale; il sert uniquement à faire marcher l'interrupteur et à rendre son jeu indépendant du courant de la pile qui doit traverser la spirale inductrice de la bobine.

Le second circuit, ou celui de la pile, comprend la pile elle-même, le commutateur et l'appareil d'induction. Ce circuit est fermé dans le verre v au moyen de la lame métallique LP toutes les fois que la pointe P plonge dans la couche de mercure placée au fond de ce verre. »

Nous n'insisterons pas sur le fonctionnement de cet appareil dont il est trèsfacile de se rendre compte.

Nous donnons, d'après le même auteur \ la description détaillée du mode de communication établie entre quatre bobines de Ruhmkorff disposées en séries lors d'expériences qui furent faites dans Tamphithéâtre de la Faculté de médecine de Paris et qui donnèrent des résultats remarquables comme intensité des eff^ets obtenus :

a Chacune des machines est dépouillée de son interrupteur, de son condensateur et

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