‹ Recueil dramatique;Chapitre 39 sur 106 · Scène Vil · texte numérisé non relu

Scène Vil

c huile 8, dlrbt, wlndham, laj>t marie, ladt Sophie, Elisabeth, Herri.

Wikdham.— Il nous faut employer les précautions les plus délicates pour écarter jusqu'au moindre soupçon» Votre majesté ne doit pas ignorer que l'infâme parle» ment a promis une récompense à ceux qui oseraient porter les mains sur votre personne, et qu'il a menacé d'une punition rigoureuse ceux qui vous donneraient un asile. Je réponds de mes gens ; il sont au-dessus de la crainte et de la corruption i mais nous sommes entourés d'une populace fanatique, dont nous devons nous défier. ,

Ladt Mabie. — Il ne s'agit*, sire, que de vous tenir caché durant la journée. - Vous partirez à l'entrée de la nuit pour gagner le port avant la naissance du jour.

Charles. — Ces mesures s'accordent à merveille avec mes besoins. Ce sera un vrai bienfait pour moi, ainsi que pour Derby, de nous laisser rétablir de nos fatigues dans un long sommeil.. Nous pouvons, de cette manière, échapper â\ tous les regards.

Ladt Sophie. — Votre majesté ne voudrait-elle pas d'abord réparer ses forces par quelque nourriture 1

' Chablks. — Je vous avouerai, milady, que le sommeil l'emporte sur la faim. Le repos est pour nous le besoin le plUs pressant

Ladt Sophie. — Je vais donner mes- ordres pour vous le procurer. Elisabeth, suivez-moi.

SçiSNE VIII.

Charles, Derby, Wiwdhajk, ladt Marié, / Hexri.

Winsoax. — Il me vient une idée. Ma sœur fait inviter sa mère à lui rendre une visite ce soir. ...

Ladt Marie. — Mon fils, laissez-moi l'honneur d'avoir arrangé notre plan pour le salut du roi, comme j'aurai la gloire de l'exécuter. Je partirai dans l'ombre de la nuit; et nos hôtes sacrés, à la faveur des ténèbres, pourront venir sans péril à ma suite, sous quelque déguisement . • , .

Charles. — Mon salut me deviendra plus cher, si c'est à vous que je le dois.

Wisdham. — Dans l'intervalle, je vais envoyer chex ma sœur pour la prier d'annoncer au capitaine dt vaisseau deux autres passagers, avant l'arrivée desquels il ne devra point partir.

Derbt. — Fort bien, milord: pressez aussi, d'une manière obscure, le colonel Lape de s'occuper du soin de nos places.

WiynHAM. — Henri, courez dire à Jacques de se tenir prêt à partit dans un moment, pour aller en toute diligence chez ma sœur.

Henri. — Oui, mon père, je Vais lui porter vos ordres.

VknT Marie,— Permettez, sire, que j'aille aussi faire toutes -les dispositions convenables pour notre départ.

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