‹ Recueil dramatique;Chapitre 4 sur 106 · RICHI88E8, CAPITAL, INTERETS · texte numérisé non relu

RICHI88E8, CAPITAL, INTERETS

M r . Douval.—- Je voua ai parlé plua d'une fois, Edouard, de gens qui ont de grande» richesses, et qui possèdent de grands biens. Je vais voua dira maintenant en quoi consistent ces biens et cea richesses, atcoimnent en parvient à les obtenir* Le premier de tous lee moyens que l'on peut employer, est de travailler de aea mains. Ainsi, par exemple, le laboureur cultive son champ de ses mains, çt le jardinier eei arbres et «on potager; l'un pour en retirer du grain, l'autre dea fruits et dea légumes, qu'ila vendent tous deux à ceux qui en ont besoin* Les personnes qui sont sous leurs ordres, travaillent aussi de leurs mains, pour recevoir, d'eux chaque jour le prix de leur travail C'est ce que .font aussi les charpentiers, les maçons, lea serruriers, les orfèvres, et tous ceux qui font de la toile, ou dea étoffes de coton, de laine, ou de soie, que Ton appelle fabricant Ha travaillent de leurs mains, eux et leurs ouvriers, pour gagner de l'argent par leur travail,

Edouard.-— Et c'est avec cet argent qu'ila achètent tout ce qu'il leur mut pour vivre, n'est-ce -pas î

M*. D. — Qui, mon ami. Ceux qui dépensent chaque jour ce qu'ils gagnent par leur travail, sont obligés de travaittsr sans cesse, et ne deviennent, autant que cela dure, ni plus riches, ni plus, pauvres; mais ceux qui sont actifs, industrieux, économes, et qui font de petites réserves sur leur entretien journalier, ramassent l'argent

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qu'ils épargnent, pour s'en servir bientôt à c davantage.

Éd. — Et comment fontàls, monsieur?

M* ~D.— Ils 1 s'y prennent 4 de plusieurs manières. Supposons, par exemple, que vous fessiez de la toile, et que vous gagniez chaque jour plus d'argent qu'il ne vous en faut pour vos besoins. Lorsque vous êtes parvenu à amasser une petite somme de vos économies, vous allez chercher un garçon qui sache votre métier, et vous lui dites : *' Si vous voulez venir faire de la toile chez moi, je vous fournirai tout le fil dont vous aurez besoin, et je vous donnerai, de plus, tant par jour pour votre peine ; mais à cette condition, que toute la toile que vous ferez m'appartiendra, et que je pourrai la Tendre à mon profit.

Éb. — Oh! oui, monsieur, je vous comprends. Cest ee que mon papa mit avec Louis, le jardinier, peur l'entretien de notre jardin.

M r . D.— C'est précisément la même chose, mon ami Lorsque la convention est acceptée, vous, que j'appellerai le maître, puisque l'ouvrier travaille sous vos ordres, lui donnez de la toile à mire, et la revendez ensuite au peu, plus cher qu'il ne vous en a coûté pour payer le fil et le garçon, et ce surplus est votre gain. Ainsi vous gagnez de l'argent, non-seulement avec la toile que vous mites vous-même, mais encore avec celle que votre garçon vous fait Votre entretien cependant ne vous coûte pas plus, et ainsi vous êtes à même* d'amasser encore plus d'argent que vous ne faisiez auparavant

Éd.— Cela est clair; mais que ferais-je de cet argent!

M* D. — Sr vous n'avez pas de manière phi» avantageuse de l'employer, vous vous en servez pour mettre un plus grand nombre d'ouvriers à l'ouvrage, et pour gagner encore plus d'argent ï)e cette manière) plus vous allas, plus vous faites travailler de bras, et par conséquent plus vous vous enrichissez.

Éd. — Mais, monsieur, en travaillant pour eux-mêmes, les ouvriers ne gagneraient-Us pas plus d'argent que je ne leur en donnerais ?

M* Dé — Oui, sans doute; puisque vous auriez une partie du 'produit de leur travail; mais les .ouvriers ne sont pas en état de travailler pour leur compte.

Edv — Et pourquoi donc, je Vous prie !

M r . D.— Pour faire de la toile, il faut du fil, un métier et des outils ; il faut encore louer une maison, et tout cela coûte de l'argent Mais ceux qui louent leur travail à la journée n'ont pas d'argent, et par conséquent ils sont hors* d'état de faire toutes les dépenses nécessaires pour s'établir. Il faut donc qu'ils aillent travailler chez ceux qui peuvent faire oes dépenses ; et ceux-ci ont le produit de leur travail, en leur payant chaque jour le prix de leur journée pour les mire subsister. 4 Én<— Les pauvres gens, que je les plains \

M? D. — Je les plains aussi, mon amj. Mais ils ont an moins l'espérance de parvenir, par- leur économie, à se mire, à leur tour, un petit établissement

En.— Il est-vrai, puisque les maîtres ont commencé comme eux.*

M* D.— Vous comprenez que ce que je vous ai dit du tisserand s'étend à tous les autres fabricans, quel

que soit km métier, v Le second moyen de gagner de l'argent est le commerce, que Ton fait aussi de diverses manières, Par exemple, on achète d'abord quelques marchandises que l'on revend avec un peu de profit.

Eu.— Oui, monsieur ; comme ces petits marchands qui vont de porte en porte offrir du fil, du ruban, des ciseaux, de*

M* Dl— tEh bien, mon ami, lorsqu'un de ces petits marchands dont vous parlez, gagne chaque jour plus qu'il ne hri faut po «r se procurer sa subsistance, il emploie ce surplus à acheter plus de marchandises qu'auparavant, et alors son poofit augmente d'autant plus qu'il achète et revend davantage. En étendant ainsi peu à peu son commerce, plus il va, plus il s'enrichit; et il y a un grand nombre d'exemples de ces petits marchands qui «ont devenus Jes plus riches, particuliers de leur pays.

Ed. — Mais, monsieur, lorsqu'ils, sont devenus riches, que fonUls de Jeur argent t le dépensent-ils î

M r . D.— Ceux qui «ont sages ne le dépensent pas tout. Ils font, à la vérité, beaucoup plus de dépenses lorsqu'ils sont riches, qu'ils n'en faisaient lorsqu'ils étaient pauvres; mais il y a aussi beaucoup de gens qui gagnent plus à faire le commerce eu à cultiver les terres, ou à faire travailler des ouvriers dans leurs fabriques, qu'ils ne sauraient en dépenser en vivant avec la plus grand aisance.

Éd. — Que peuvent-ils donc mire de ce surplus, à moins de le garder dans leurs coffres î .

M r . D^— Dans leurs coffres ! Eh ! mon and à quoi vous servirait de l'argent enfermé dans des coures I

"Son, mon; vous feriez bien mieux de te placer de manière à ce qu'il tous rapportât quelque chose.

Éd. — Et comment pourrais-je le placer?

M r . D. — Voua pourriez le faire de plusieurs manière*, Pat exemple, vous pourriez acheter des maisons, et les louer pour une certaine somme d'argent par an; 01* bien, tous pourriez acheter des pièces de terre? et les mire cultiver à votre profit; ou si vous vouliez vous épargner ce soin, il ne manque pas de fermiers <Jui les prendraient volontiers à ferme, moyennant une certaine somme qu'ils vous paieraient par an*

. Éd.— Et pourquoi les fermiers prendraient-ils mes terres en ferme 1

Aft D. — Pour les cultiver et y faire venir du blé ; otr bien, pour y nourrir du bétail, si ces terres sont, en prairies. De Tune ou de l'autre de ces manières, les fermiers gagneraient plus d'argent qu'ils ne vous donneraient pour le loyer de leurs fermes. Ce prix annuel que vous recevriez grossirait vos revenus, et conséquemment votre richesse ; et quoique vous, ayez affermé cette terre, vous en conserveriez la propriété, parce que ce serait seulement son usage que vous céderiez au laboureur pour le prix qu'il vous en donnerait tous les ans, pendant le nombre d'années dont vous seriez convenus.

Éd. — Et lorsque ce nombre d'années se serait écoulé ?

Mf. D.— -Alors vous pourriez faire de la terre ce qu'& vous plairait ; c'est-à-dire, la cultiver .vous-même, ou ladonner une seconde fois en ferme au même 'fermier, ou* prendre un autre fermier qui, vous en donnerait- da*-vantage.

Ed.— Mats si, avant ce temps, un autre m'en «offrait davantage, est-ce que je ne pourrais pas l'accepter 1

Mï D. — Non, sans doute, mon ami Le fermier, en faisant un bail, c'est-à-dire, en faisant un traité avec vous pour jouir de votre terre pendant un certain nombre d'années déterminé, a dû être assuré . que pendant tout ce temps il ne serait pas troublé dans sa jouissance. C'est dans cette assurance qu'il sème, qu'il plante, qu'il déniche; et il ne serait pas juste, lorsqu'il aurait fait toutes ces améliorations,, qu'un autre survînt pour en profiter. .

Éd.— Sans doute, sans doute ; cela serait fort injuste.

W. D. — Revenons à vous, que nous avons supposé être propriétaire de la terre. Aussi long-temps que vous en restez possesseur, c'est-à-dire, que vous ne la revendez pas à un autre, votre richesse s'accroît tous tes ans de la somme que vous'paie votre fermier.

Éd.— Oui, mais si mon fermier ne me paie pas 1

M*. D.-— Il se garde bien d'y manquer; car, en ce cas, il serait exposé à voir vendre à votre profit tous ses meubles et tout son bétail, et même à voir <

Éd<— Oh ! Je sens que cela doit le rendre exact à sespaiemens.

M r . D*-*41 y a encore une autre manière de mire usage de son argent, ou, comme on dit, de le placer, en .sorte qu'il rapporté quelque profit, sans avoir besoin d'acheter ni terres ni maisons, ni d'établir des fabriques, ou de faire le commerce.

Lorsque l'on veut acheter une maison ou des terres, ou

que Pon veut augmenter son commerce, et que l'on' n'a pas 'assez d'argent pour le faire, on cherche quelqu'un qui ait de l'argent à placer. Si cette personne apprend que vous, par exemple, avez une certaine somme oisive '' dans vos coffres, elle vient vous trouver, et vous dit": "Si vous voulez me prêter douze cents dollars dont j'ai besoin pour cinq ans, je vous donnerai^ chaque année soixante* dollars, et au bout des cinq années je vous rendrai la somme toute entière," Si vous croyez celle personne honnête, et en état dé vous payer, vous lui comptez la somme, et elle vous donne en échange un papier où elle reconnaît vous avoir emprunté la somme de douze cents dollars, pour laquelle elle s'oblige à vous donner soixante dollars tous les ans, et les douze cents dollars entiers à l'expiration du terme de cinq ans dont vuus êtes convenu. Elle met sa signature au bas de ce papier, et c'est ce qu'on appelle un billet, ou une obligation. La somme que vous lui prêtez s'appelle Capital, et les soixante dollars qu'elle vous paie chaque année pour l'emploWe votre argent, s'appellent Intérêts,

En. — Il me semble, monsieur, que cette personne ne gagne guère à ce marché;

M'. IX— Pourquoi pensez-vous cela, mon anûl Est-ce parce que vous ne lui prêtez que douze cents dollars, et qu'elle vous en rend en tout quinze cents î

Éd.— Sans doute; n'est-ce pas une duperie de sa part

M r . D. — Non, pas autant que vous l'imaginez. Elle y gagne plus que vous peut-être,

Éi). — Et comment cela, je vous priel

M r . I> — C'eut que celui qui emprunte de l'argent à

intérêts, ne -le fait que lorsqu'il croit pouvoir remployer de manière a en retirer plus que cet intérêt qu'il paie. Supposes, par exemple, qu'avec cet argent il achète une pièce de terre qu'il trouve à affermer soixante-quinze dollars par an; c'est déjà un gain de quinze dollars. Mais s'il met cet argent dans son commerce ou dans ses fabriques, il peut gagner bien davantage, si ses affaires vont bien. Il n'y a donc pas de perte pour lui, mais souvent, au contraire, un très-grand profit à donner soixante dollars par an pour l'emploi de douze cents.

Éd. — Mais, monsieur, est-il bien honnête de prêter 4b l'argent à intérêts t

M r . D. — Pourquoi non, mon ami ? Je vous ai mit voir l'autre jour que l'argent est le signe représentatif de toutes les valeurs. Une somme de douze cents dollars représente donc une pièce de terre que j'achèterais à ce prix ; et si je puis honnêtement affermer un champ que j'achète, ne puis-je pas également affermer, pour ainsi . dire, l'argent avec lequel j'aurais pu l'acheter.

Éd.— En effet, l'un vaut l'autre.

M* D.— Revenons à notre premier objet Vous pouvez comprendre, d'après tout ce que nous avons dit, que celui qui a des terres, des* maisons, ou des billets dont il retire un revenu annuel, et qui, au lieu de dépenser tout ce revenu, en réserve une partie pour acheter d'autres terres, d'autres maisons ou d'autres billets, doit d'année en année se trouver plus riche.

Éd. — Cela est tout simple.

M r . D. — Sa richesse s'accroît ainsi, quoiqu'il ne travaille en aucune manière pour gagner de l'argent

EUe s'accroît encore davantage s'il exerce ee» talen* soit comme avocat, soit comme médecin, ou s'il a quelque emploi qui lui rapporte des appointemens: plus il gagne dans ses fonctions, plus il économise sur ses revenus.

Éd. — Il n'est rien de plus facile à concevoir* Je ne m'étonne pas s'il y a des gens qui possèdent tant de

M*. D. — Il y en a d'autres, au contraire, qui aiment nueux dépenser tout leur revenu, et ceux-là ne deviennent ni plus riches ni plus pauvres. Leur fortune Teste toujours la même. D'autres, enfin dépensent au-delà de leurs revenus, sans rien gagner d'ailleurs pour réparer la brèche qu'ils font ainsi chaque année à leur capital. Vous concevez que plus ils vont plus ûs deviennent pauvres; et ils finissent souvent par souffrir le besoin dans leur vieillesse, après avoir passé leurs premières année» dans l'aisance.

En. — Voilà de grands •fous, ce me semble.

M r . D. — Oui, sans doute; et ils mentent bien leur sort ; mais leurs enfans, que je les plains ! Il aurait bien mieux valu pour eux qu'ils fussent nés dans la pauvreté.

Éd. — Pourquoi don©, monsieur !

M r . D* — Lorsque les parens meurent, ils laissent tout ce qu'ils possèdent à 1 leurs enfans, qui se le partagent également; mais lorsque les parens ont dissipé leurs biens, ils ne peuvent rien laisser à leurs enfans, qui sont alors aussi pauvres que 'leurs parens l'étaient avant de mourir. D faut donc que ces enfans travaillent pour subsister ; et cela leur est d'autant plus pénible, qu'ils

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n'y sont point aécowtamés, et qu'au Heu d'avoir appris quelque métier peu* gagner leur vie, ils ont} au contraire, été élevés dans la- mollesse, tandis que leurs pareils jouissaient d'une fortune aisée. Vous voyez donc que ces pauvres enfans sont plus malheureux de- leur bonheur passée, qu'ils ne le seraient d'être nés dans la misère; parce qu'alors ils auraient appris de bonne heure à mener une vie dure, et à gagner leur pain.

Éd^— Oui, cela n'est que trop vrai, monsieur. Mais «eux dont les pareils sont morts très-riches, doivent être bien heureux !

M r . D. — Le bonheur ne* consiste pas toujours dans les richesses, mon bon ami:: et les enfans dont vous parlez .gagnent peut-être beaucoup moins que vous ne pensez,- à se trouver assez riches pour ri'avoir besoin de rien faire. H semble, a& premier coup d'oeil, que ce doivent être les personnes les plus heureuses de la terre; mais, en y regardant de près, o» voit que c'est justement parmi ces riches qui- n'ont rien à mue, que se trouvent les .êtres les, plu» maladifs, les plus tristes, et les plus mécontena de leur situation.

Éd. — Comment cela se fait-il* donc ? < '

M r . D. — D'abord l'oisiveté dans laquelle ils croupissent les rend lourds et £qnéans; ensuite leur nourriture délicate et friande nuit à leur santé; enfin, le manque d'occupations fixes- et nécessaires, fait qu'ils ne savent somment employer la plus grande partie de leur temps; et qu'ils se voient, dévorer par l'ennui» ce qui est le plus grand des malheurs.

Éd. — En ce cas-là, je les plains, vraiment.

PRÉCEPTEUR BT «Ml ELETE. 41

M*. B^-On voit, au contraire, que ceux qui ml forcés par la médiocrité dé leur fortune, de mener une vie simple et frugale joniaaent ordinairement d'une benne santé ; que ceux qui sont occupé» d'un travail journalier, sont vifs, joyeux, ne «'ennuient jamais ; et que la pensée d'être util» i eux-mêmes et aux autres parleurs travaux, leur donné une satisfaction intérieure que ne connaissent pas les gens oisifs, qui ne peuvent même s'en former une idée. Vous voyez donc, mon ami, que pour être heureux, il s'agit moins d'être riche, que de savoir employer utilement son temps. C'est une observation que je vous prie de bien retenir, pour ▼ous assurer vous-même de sa vérité pendant tout le cours de votre vie.

Éné-»Oh ! oui, monsieur, je vous le promets.

M r . D^-Il y a encore une chose i remarquer dans ce que nous disions tout-à-l'heure.

Ëd^t-E* quoi donc, je vous prie ?

M r . D.— Lorsqu'il y a beaucoup d'ennuis dans une famille, il est tout naturel de prévoir que ces enfans seront tien moins riches que leurs parens. Ceux-ci, s'ils sont sages, doivent donc faire prendre à leurs ennuis l'habitude du travail et de la frugalité. Une vie frugale et laborieuse n'est un malheur que pour ceux qui, dès leur enfance, ont été nourris dans la mollesse ; mais celui qui y est accoutumé de bonne heure sait y trouver ses plus doux plaisirs. Tout dépend de fcducatioo ; et c'est pour cela qu'on ne saurait veiller avec trop de soin sur les idées et les habitudes que l'on voit prendre aux enfans, parce que c'est ordinairement à ces

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premières dispositions qu'est attaché le bonheur on le malheur du reste de leur vie.

Éo.-t-Oh ! monsieur, tous qui me tenez lieu de père, reliiez donc sur les miennes, je tous en conjure. Je m'abandonne entièrement à votre sagesse.

M'. !>.— Qui, mon- cher Edouard, j'en ferai mon devoir et mon plaisir» Je tâcherai surtout de voua apprendre de» bonne heure à ne pas craindre le travail, et à vous contenter de la situation à laquelle la Providence vous destine.. Si elle est fortunée, l'esprit. de modération que vous aurez contracté dès l'enfance, voua ^défendra contre le danger naturel d'abuser de la prospérité ; si elle est sujette à quelques embarras, vous aurez . la patience et lé courage nécessaires pour combattra et vaincre l'infortune ; les inspirations d'un cœur honnête vous indiqueront toujours le parti à prendre, et dans quelque situation que vous puissiez vous trouver, vous ne pourrez jamais manquer d'être intérieurement heureux.

PERSONNAGES

• M.~CaITIEBBS, LÉON,

o, - /f t, „. £ amtt (FEustache.

SiftAranns, sa fille, IluMif,3

Eustachx, son fils, .

X La Kène est danè V appartement da enfana de Mr. Calvièrm.

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