Scène VIII
WnrDHAM, iadt Marie, Pops.
Wiîtsham. — Et vous, Pope, vous veillerez à ce que personne ne sorte du château, afin que toutes nos forces puissent se rassembler au besoin. Ayez soin de tenir deux chevaux prêts à la petite porte du parc. Pope. — Je vais remplir vos ordres.
Wihdham. — Non, attendez. Restez un moment avee nous. Je vous avertirai d'un signe, lorsqu'il en sera temps.
ScÈNl IX.
WnrDHi.li, ladt Maris, Po*e, Thomas, le CAPI- TAINE LuKS, PxMBEL, TaLGOL.
Luke. — Que le Ciel vous éclaire, profanes \ Le soir noua a surpris en route. Nous venons prendre ici notre logement pour la nuit, moi et ces deux braves soldais qui soutenons la bonne cause.
Wivdham. — Tous les appartemens du château sont occupés par ma famille. La place me manque pour vous recevoir.
Luxe. — Au nom du parlement, il faut pourtant nous loger.
Wiitdham.— Vous êtes gens de guerre, endurcis à la fatigue. Si vous vous accommodez d'un réduit étroit, je vais vous y faire conduire.
Luke^-Nous sommes gens de guerre, et notre épée nous fera trouver la place qui nous convient Pour qui cette table est-elle dressée 1
Ladt Makie. — Pour mon fils et pour moi. Nous étions absens à l'heure du dîner.
Luke. — Et nous aussi, parbleu! Ainsi, même fortune. Faites apporter trois couverts de plus. Nous mangerons
Wibtdham. — Prenez cette table pour vous. De peur de vous troubler, nous irons manger ailleurs.
Luke. — A la bonne heure. Nous sommes les maîtres Ici; point de gêne pour les étrangers. (A Thomas.) Un couvert encore, et qu'on nous serve.
La»t Makis, à Thomas qui parait embarrassé*— Faites ce qu'on vcus ordonne.
WmmiM, à Pops^—Restes pouf lof servir, et tous viendrez ensuite me trouver. (l/serfaeeeiAnx Makis.)
ScÈNB X.
JLukb, Pem Bsi> Talgol, Pope.
Lurs,— Aflon», allons, à table, enfans du cieL • PiMBEL.—Oobergeoae-noU8 pour la ganté de la bonne cause.
(Thomas apporte un troisième couvert.)
Taiool, le prenant de se* mains.— Donne, que je sois aussi de la partie.
(Ils se mettent à table, et commencent à manger avec une extrême voracité.)
Lttkb, à Pops, la bouche pleine*— "Eh bien! garçon, quelles nouvelles !
Pope. — Vous devex le savoir mieux que moi. Il court tant de bruits ! il n'y a personne qui sache (a fond de ces choses. Est-U vrai que le roi soit arrêté. (U k regarde fixement en face.)
Luke. — Il ne Test pas, puisque je n'ai pas su le prendre. Il y a trou jours et trois nuits que je bats* toute la contrée ; il ne me serait, pas échappé. U faut qu'il soit resté mort sur le champ de bataille.
Pope. — Que me dites-vous 1
Lukï. — Ce que je dis î Du vin! (il Thomas, en lui jetant un plat vide.) Va nous chercher autre chose. (Thomas sort.)
Pope, à part, en kur apportant dès bouteilks^DitfQ. soit loué ! ils ne savent pas qu'il est ict
Pexeelt— Cette nouvelle vous confond, coquins, a
Luks.— Allez faire sonner vos cloches ÔV deuil* Mais je vous conseille de le finie si doucement que le parlement ne puisse les entendra, ou bien je les ferai sonner pour vous-mêmes.
Pxmbel. — Ce qui doit vous consoler, c'est que votre roi ne sera pas seul dans l'autre monde. Il y retrouvera la moitié de son armée. Nous avens dépéché à sa suite, ses plus fidèles sujets.
Luxe. — Cette canaille qui s'avisait de me demander quartier, à' moi ! De mon sabre je leur coupais ce mot en deux dans le gosier.
Thomas, apportant tm autre plat. — Voici tout ce qu'il y a de prêt pour l'heure.
Luxe. — 0'est assez. Du vin seulement ! M'entendez-vous î
Pem^el, à Pope.— Que ftis-tn-là à branler la tête? II semble que tu nous souhaites du mal. *
Luxe.— Mettez-nous six bouteilles sur la table, et allez-vous-en jusqu'à ce qu'on vous appelle. (Ofc apporte h vm.)
Pope, à part, en sortant*— -Voilà des drôles qui fiant *honneur au parlement