‹ Recueil dramatique;Chapitre 77 sur 106 · Scène VI · texte numérisé non relu

Scène VI

Martial, ta femme, se» enfant, Girhaif.

Martial. — Ma femme, mes chers enfans, écoutesmoi. Vous voyez la situation affreuse où se trouve le jeune M r . Gercy. Vous étes-vous bien pénétrés de tout ce que nous devons à son père 7 Sentez-vous quelle eût é^té ma destinée sans ses bienfaits ? £i j'ai pu jusqu'à présent vous mettre à l'abri du besoin ; si j'ai pu vous procurer des secours dans vos maladies; si j'ai pu four-

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tût eux dépenses de votre éducation,, c'est i hd seul que j'en suis redevable. Eh bien ! ce digne homme va mourir de douleur s'il apprend ce qui vient d'arriver à son fils. En rai en dérobant la connaissance, il ne tient qu'à nous de lui conserver la vie, comme il nous l'a conservée. Nous n'avons qu'à choisir, ou d'être ingrats, pour sauver une petite aisance, que le Ciel nous retirerait bientôt dans sa malédiction ; ou de foire notre devoir, eh la sacrifiant de nom-mêmes. Je pourrais pendre mon parti sans vous consulter; je pourrais juger tout seul s'il faut donner ou la vie ou la mort à notre bienfaiteur ; j'aime mieux vous en abandonner le jugement Mais songes aussi que c'est de ma vie on de ma mort que vous allez décider !

La Femmb de Martial.— O mon ami ! peux-tu douter de ma résolution?

Martial.— Et vous, mes enfans 1 et vous ?

Lis Eitfans. — mon papa! plutôt souffrir, plutôt mourir, que d'être médians.

Martial.*- Je n'attendais pas d'autres senthnens de nia famille; et je vous en amie plus que jamais. Allez, mes amis, allez attendre à la maison que je puisse vous exprimer toute ma tendresse.

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