‹ Recueil dramatique;Chapitre 84 sur 106 · Scène X · texte numérisé non relu

Scène X

M r . Verwbuil, Gkrçt, Gebmaik.

Mï V ERRsuiXHm-Aà ! malheureux Gmp, Gsrct.— Ce n'est pas moi qu'il feu* pfaindi*. Je suis un monstre indigne de toute pitié. Mais, mon

père, mon père, après une humiliation aussi publique, que pensera-tril de son fils 1

W. Vbrniuil.— Que va-t-il penser de moi-même. Je n'aurai donc été chargé de remplir ses devoirs auprès de vous, que pour vous voir périr sans vous sauver ! Ah, Gercy ! Gercy ! que ne veniez-vous aussitôt vous jeter dans mes bras ? Je les tenais déjà ouverts pour vous recevoir. Toute cette disgrâce aurait été prévenue. Cruel î était-ce à vous de vous défier de mon amitié ?

Gskcy. — Je vous la rends trop funeste. Abjurez-la, monsieur. Vous, dont l'âme est si noble, par quel sentiment pouvez-vous tenir à un homme qui vient de se dégrader?

M! Vibitecix.— -Par l'assurance de le voir se relever de sa chute. Oui, Gercy, vous m'êtes encore plus cher par vos remords.

Gercy. — Que ne peuvent-ils me délivrer, par leur violence, d'une vie trop odieuse pour la supporter !

M r . ViB3nsuiL.-*Non, mon ami Ne laissez point abattre votre courage. L'honneur même vous fait une loi de vivre pour expier un funeste égarement Je souffre d*être obligé de vous abandonner un instant à vous-même dans votre désespoir ; mais il faut que je me rende chez le colonel. Il est de toute nécessité que je lui parle, avant qu'il se rende chez vous. Je veux chercher à adoucir sa justice sévère. Ah, Gercy! Gercy I que n'a-t-il mon coeur pour vous juger !

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