LA
Jupiter. « Il est sous la figure d'un vieillard; sa chevelure est ample et frisée; il s'en élève deux boucles audessus du Iront qui forment deux espèces de cornes, symbole de sa puissance. Il porte une barbe bouffante et divisée en mèches ondulantes; une espèce de manteau lui couvre une partie de la poitrine, du dos et du bras droit, dont la main est cassée. Les deux bouts de ce manteau sont retenus par une fibule sur l'épaule gauche dont le bras est détaché. . . . n [grignon].
4716. Fragment de groupe découvert en 1778- 1 774. Pierre de Savonnières. Disparu.
Dessin tiré de Grignon.
fol. i()-2 et iG3.
— Grignon, Bull., p. ao3; Dissert.
«Deux statues de tiers de grandeur, fort dégradées par le feu. Ce qui en reste paraît désigner Vénus et Adonis ou Castor et Pollux. Ils sont debout sur une base qui porte une colonne contre laquelle ils sont appuyés. Ils sont nus et ils avaient les bras et les jambes enlacés voluptueusement n [grignon].
LE CHÀTELET.
4717. «Plus grande partie d'une longue dalle» découverte en 1772. Pierre, s Largeur, /i pieds et demi» [grign.]. Disparue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. A8; Dissert., fol. 18 1 (d'où Grivadd de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CXV).
Sur ce fragment étaient « sculptées, en bas-relief, cinq figures cubitales d'un style assez barbare». «La première, ditGrignon, représente Neptune: ce dieu est
nu; il est caractérisé par un trident qu'il tient de la main droite; sur la [main] gauche, il porte un dauphin appuyé sur sa poitrine; il a le pied soutenu par une urne qui verse de l'eau. La seconde figure est drapée; elle tient, de la main droite, une espèce de fouet, sans manche; l'autre est appuyée sur sa cuisse: une banderole ... lui croise la poitrine. La troisième est nue; c'est Apollon qui, de la main droite, tient un corps conique; il appuie sa gauche sur une lyre; on voit à côté de
lui un griffon. La quatrième est inerve qui lient d'une main un bouclier, de l'autre une lance; un hibou est posé près de son épaule. De la cinquième figure il ne reste que le buste, drapé maussadement. Les chevelures de ces cinq figures sont longues et bouffantes».
4718. Fragment de statue découvert en 1773-177/1. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon , Bull. , p. ao3.
« Partie d'une statue d'une femme nue de demi-grandeur; il n'en reste que le tronc, les cuisses et le bras gauche orné d'une armille à trois filets placés au-dessous de l'aisselle. De la main gauche, cette figure soutient un bout de draperie qui ne lui couvre qu'une partie de la cuisse; le surplus respire les grâces et la volupté. . . » [grignon]. Probablement Vénus.
4719. Fragment de statuette découvert en 17-78- 1776. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. 197.
« Petite victime humaine , de quart de grandeur, représentant une jeune fille que l'on ne reconnaît qu'au gonflement du sein, qui est couvert de la bandelette sacrée qui la caractérise. La tète, les bras et les cuisses manquent à cette figure; ce qui reste parait être sorti d'un bon atelier. L'on remarque deux mèches de cheveux qui lui tombent négligemment de l'une et l'autre épaule sur le sein» [grignon]. Vénus.
4720. Autel mutilé découvert en 1778-177/1. Pierre «de Savonnières. Disparu.
Dessin tire' de Grignon. — Grignon, Bull., p. 199; Dissert., fol. 182 (d'où Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anciens, pi. GXII et, d'après Grivaud, Babelon, Bévue archéol. , 191/1, II, p. 186).
LE CHATELET
«Deux statues de trois pieds de hauteur, réunies dans une espèce de niche dont les côtés sont ouverts; le dessus est cintré; on remarque, sur les coins antérieurs,
deux masses coniques ornées d'enroulements. L'une de ces figures représente Mercure; il est à gauche; il est couvert du pétase ailé; il porte le hras droit élevé à la
hauteur de la tête et, de sa main, pend une hourse qui repose sur son épaule. Une mantille nouée sur l'épaule droite vient lui couvrir une partie de la poitrine et se replier sur le bras gauche. La main , de ce côté , manque ; elle portait le caducée, qui est appuyé sur sa poitrine. Le reste du corps est nu; ses pieds posent sur la base de la niche où l'on voit la tortue et , derrière ses jambes,
le bélier. La statue qui lui est associée représente une femme entièrement couverte d'une tunique dont les plis font un merveilleux effet; cette draperie ne cache aucune forme du corps, qui est dans les meilleures proportions. On voit un coq ménagé dans les plis inférieurs de la draperie de cette belle figure, qui pose sa main gauche sur une corne d'abondance. Elle est coiffée à la grecque ,
LE CHATELET
avec une loque ou chignon; cette coiffure est surmontée de deux ailes, pareilles à celles de Mercure. Ces deux figures sont du meilleur style. . . i> [grignon]. Mercure et Maia ou Rosmerta.
4721. Bloc mutilé trouvé au Châtelct. Conservé, pendant longtemps, «dans la cour du presbytère de Fontaines v ; on l'a détruit, il y a quelques années, pour se défaire d'une pierre strop difficile à placer»
[foir.]. Hauteur, o m. 48 ; largeur, o m. 0,6 ; épaisseur,
Dessins tirés de Fourot. — Fourot, L'oppid. du Chalelel, p. 4a = Mém. de la Soc. des lettres de Saint-Dizier, IV ( 1 885- 1886), p. lilt et pi. I.
k Le plus grand côté représente une femme assise, à droite, sur un siège en pierre. De la main gauche, elle tient un bâton incliné dont l'extrémité inférieure atteint le genou, et qui probablement portait sur l'épaule. Le personnage est nu, sauf une draperie légère qui part du bras gauche, passe derrière le dos et vient reposer sur les cuisses. . . Sur l'autre côté une autre femme était assise, à gauche, sur un siège en bois soutenu par une tige de fer ou par une corde comme nos escarpolettes; elle ne portait aucun attribut et n'était visible que de l'épigastre au genou. La draperie était agencée de la même manière et venait retomber au même endroit. Devant le premier personnage, la pierre semblait s'arrondir en coquille, et le quatrième côté devait faire partie d'un vaste bassin, si l'on en peut juger par sa forme elliptique» [fourotI.
4722. Bloc mutilé, en forme d'autel, découvert en 1772. Pierre. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 4q; Dissert., foi. i58.
« Cette figure représente une femme nue dont la tête est un peu inclinée; elle est d'un travail plus avancé que
le reste de la pièce; son visage respire un air de décence et de réflexion. Elle a les deux mains appuyées sur la
LE CHATELET
poitrine et devait tenir quelque chose de la droite; ses jambes sont croisées n [grignon]. Vénus.
4723. Fragment découvert en 1778-1 77/1. Pierre de Savonnières. Disparu.
Dessin lire «le Grignon. — Grignon, Bull., p. 199 ; Dissert., fol. i63.
«Bas d'un bas-relief dont il ne reste que les jambes nues jusqu'aux genoux, où l'on voit le bout d'une draperie qui couvrait, sans doute, le reste du corps. L'on remarque, sur le soc[le] de cette figure, les lettres FRNIS» [grignon].
4724. Fragment de statue découvert en 1778-177/1. Pierre de Savonnières. Perdu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull. , p. 190 ■' Dissert., fol. i85.
Déesse assise, drapée, tenant un globe. (Voir le numéro 4 7 4 2.)
4725. Fragment de statue découvert en 1772. Pierre. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 47; Dissert., fol. 157.
«Cette déesse avoit, pour toute draperie, une légère écharpe . . . , malheureusement elle a les jambes et les bras cassés, et des coups d'outils tranchants l'ont. . . entamée profondément vers l'abdomen. . . » [grignon]. Vénus.
4726. Autel «fini et entier», découvert en 1772. Pierre. Disparu.
Dessins tirés de Grivaud de la Vincelle. — Grignon, Bull., p. 49. — Catal. de la Coll. de Tersan, p. aC, n" 78. — Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anciens, pi. CXI, n" 1 à 4. — Cf. Biblioth. du Musée de Saint-Germain, Album îù, fol. 81 (croquis anonyme).
«C'est un pilastre quarré, dit Grignon, dont la base est supportée sur un entablement saillant; le haut est
LE CHATELET
terminé par un coussinet en volute, d'ordre ionique, orné de fleurons; sur chaque face de cet autel est ados-
sée une figure en demi-bosse, d'une coudée de hauteur. L'une est celle d'Hercule qui, de la main droite, lève
une massue pour assommer un lion, qu'il tient de la main gauche, par la crinière, et le serre, de son pied,
contre terre: un aigle, qui repose sur son bras, est le symbole de son intrépidité. La seconde figure représente la Victoire, dea palmaris, qui est soutenue sur un globe; d'une main elle tient une palme, de l'autre une espèce de voile. La troisième est la déesse des richesses, dea Copia; elle tient d'une main une bourse ouverte, de l'autre des espèces numéraires. La quatrième est Midas
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qui tient une bourse fermée; il est habillé comme un capucin. De ces quatre figures, Hercule seul est nu; les trois autres sont drapées et ne sont pas d'un bon style. -n Au lieu de Midas, il faut probablement comprendre Mercure coiffé du pétase ou de deux ailes; on pourrait aussi songera Cernunnos.
4727. Fragments de statuette découverts en 1778- 1774. Pierre de Savonnières. Disparus.
Dessins lires (le Grignon. — Grignon, Bull., p. 199; Dmcrt., fol. i55 et i56.
«Petit Mercure assis sur un tronçon de colonne qui est posé sur le bord d'une base circulaire ornée de mou-
LE CHATELET
Jure, et sur laquelle ce dieu a les pieds étendus et appuyés; on voit auprès de ces pieds la tortue. Cette
statue mutilée est entièrement nue; elle est sortie des mains d'un bon sculpteur» [grignon].
4728. Fragment de stèle découvert en 1895. A Sommeville (Marne), chez M. Roger Colson. Pierre
commune. Hauteur, 0 m. 28 ; largeur, 0 m. 35 ; épaisseur, o m. 09.
Mercure coiffé du pétase, vêtu d'un manteau, tenant, de la main gauche, un caducée.
4729. Fragment de bloc découvert en 1 896. A Sommeville (Marne), chez M. Roger Colson. Pierre commune. Hauteur, o m. &2.
Tricéphale. La sculpture n'est qu'ébauchée. Les visages paraissent barbus. (Voir les numéros 366 1 et 3756.)
4730. Fragment découvert en 1 773-1 77^. Pierre de Savonnières. Disparu.
(îrignon, Bull., p. 199.
«Mercure en bas relief, adossé à une dalle de pierre chantournée par le haut et ornée de deux rinceaux qui suivent le contour de l'échancrure. Cette divinité est couverte d'une tunique qui lui descend jusqu'au genou; de la main droite il tient une bourse; la main gauche est
cassée au-dessous de l'avant-bras. L'on remarque une ouverture de quatre pouces en quarré dans toute la profondeur de la pièce; probablement que cette ouverture est accidentelle et faite postérieurement. Partie des jambes et les pieds de cette statue sont perdus» [grignon].
4731. Buste découvert en 1772- Pierre. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 47; Dissert., fol. 36 (d'où Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CXVI).
LE CHÀTELET. 121
4732. Pierre découverte en 1772. Disparue.
Grignon, Bull., p. 5o.
«Mercure fort mutilé adossé à un autel» [grign.].
«Le buste, dit Claude Grignon, finit aux épaules; le reste est un bloc quarré, échancré par dessous par une ouverture triangulaire, ce qui fait présumer que ce dieu étoit un Terme tetragone, placé sur l'arête de quelque comble. Son visage a été peint; son air est gracieux ; les boucles de ses cheveux bordent le pétase qui le couvre, lequel n'est point garni d'ailes; mais, d'espace à autre, il sort de ses bords des pointes contournées qui forment des espèces d'anneaux pour y passer des feuillages. »
4733. Tête découverte en 1773. Pierre de Savonnières. Disparue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 200; Disserl., fol. 3i.
«Tête de Mercure couverte du pétase ailé et bordé d'un rond de boucle qui forme sa chevelure; elle est d'une belle conservation et d'un bon genre» [grignon].
4734. Stèle mutilée «de quatre pieds de hauteur», avec portrait, découverte en 1773. Pierre de Savonnières. Disparue.
Grignon, Bull., p. 201.
« La statue est debout sur le soc[le] d'une pile quarrée dont la partie supérieure est coupée obliquement et taillée en tombeau ayant, à la partie antérieure, une éminence au centre de l'arête qui règne le long de cette partie, laquelle recouvre totalement la tête, qui est comme placée sous une niche. Cette statue est couverte totalement de deux tuniques dont celle de dessous recouvre une partie des pieds, qui sont enveloppés d'une chaussure, qui joint comme le pied d'un bas. L'on n'y aperçoit ni semelle, ni courroie. La première tunique, qui
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LE CHATELET
est une toge, descend quatre pouces moins que celle de dessus: l'on aperçoit, à la hauteur des genoux, deux pendants qui sont comme le bout des manches garnies de franges. Cette statue tient, entre l'index et le pouce de la main droite, une grenade qu'elle appuie sur sa poitrine; de l'autre main, elle porte un panier d'osier, canistrum, rempli de fruits : on y distingue un raisin pendant des bords du panier, des pommes, un abricot, une figue et de grosses prunes. Cette statue n'a souffert de dégradation qu'à la tête, qui est en place; mais elle est séparée en deux parties, du haut en bas, et en travers sur les épaules, ainsi que l'espèce de dôme qui la recouvre. C'est une figure d'homme; ses cheveux prennent racine presque jusque sur les yeux; ils sont relevés en arrière tout autour de la face, ce qui compose une espèce de bonnet court qui lui couvre cependant les oreilles ; il est rayé par les mèches de cheveux, qui forment des cannelures profondes et sinueuses; elles sont toutes dirigées vers l'occiput. . . Le haut de la niche, qui était le moins enfoncé en terre, a été dégradé par le soc de la charrue, qui y a tracé des sillons» [gmgnon]. Monument funéraire.
4735. Fragment de statue découvert en 17 7 3- 177/1. Pierre de Savonnières. Disparu.
Gmgnon, Bull., p. 196.
«Bacchus de grandeur naturelle; il est sous la figure d'un beau jeune homme de l'âge de quatorze à quinze ans; une écharpe légère, qui est nouée et supportée par une colonne contre laquelle il est appuyé, descend de sa hanche gauche pour rendre un service officieux à la pudeur; tout le reste est nu. L'on remarque la justesse des proportions de l'âge auquel les formes sont encore arrondies, comme dans les femmes. . . Cette statue n'a plus ni jambes, ni bras. La tête est détachée du corps, la chevelure est divisée sur le sommet de la tête; les mèches en sont contournées pour accompagner la face et sont réunies au chignon, où elles forment une rosette en catogan. On aperçoit, sous les cheveux, au-dessus de la tête, une bandelette sur laquelle étaient implantées deux espèces de cornes divergentes, dont il ne reste qu'une, de quinze lignes de hauteur; elle est carrée à sa base et paraît avoir été taillée à pans par le haut» [gmgnon].
4736. Autel mutilé découvert en 177.3-177/1. Pierre de Savonnières. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Gmgnon, Bull. , p. 196; Dissert., fol. 109.
«Statue de Bacchus adossée à une espèce de colonne quarrée dont la partie supérieure est terminée par une corniche au coin de laquelle pend une grappe de raisin.
La figure est entièrement nue; on aperçoit seulement un double cordon qui entoure l'épaule gauche. Les bras et les jambes de cette statue sont cassés et la face est un peu dégradée» [chignon].
4737. Statuette « trouvée au siècle dernier, dans les fouilles du Chàtelet» [froiin.]. Appartenait, en 1891, à Julien Gréau. «Marbre blanc. Hauteur, om. 65 »[frohn.].
Dessin tiré de Grignon. — Gmgnon, Dissert., fol. aoa. — Gmvaud de la Vincelle, Calai, de vente de la coll. Campion de
LE CHATELET
Tersan, p. 10, n° 43. — Frôhner, Cotai, de rente de la coll. Gréau, terres cuites grecques, vases peints cl marbres antiques (Paris, 1891; in-6"), p. 287, n" 1 3 i 3 .
«Statuette de Némésis, drapée, voilée et chaussée de souliers. Sa main droite, qui se dégage de la draperie, est ramenée sur la poitrine et saisit le bord du voile; sa main gauche avancée tient une équerre. A ses pieds, un Griffon assis, la tête levée vers la déesse, la patte droite posée sur une roue» [frôhner].
4738. Statuette mutilée découverte en 1896. A Sommeville (i\larne), chez M. Roger Colson. Pierre commune. Hauteur, 0 m. a4.
Épona. La déesse, vêtue d'une tunique longue/°est assise, à gauche, sur une jument marchant à gauche. La sculpture est très fruste et les attributs, que tenait peut-être Epona, ne sont plus reconnaissables.
4739. Statue mutilée découverte en 1773-177/1. Pierre de Savonnières. Disparue.
Grignon, Bull., p. 19G.
«Petite statue de la Félicité; elle est de tiers de grandeur; sa tête manque, ainsi que les jambes, qui sont cassées au-dessous du genou. Elle est couverte d'une draperie, assez bien entendue, qui lui descend jusqu'au genou et ne laisse à découvert que la table de la poitrine et l'épaule droite sur laquelle pend une mèche de cheveux. Sa robe est serrée par une large ceinture audessus des hanches. L'on remarque, au côté droit de celte figure, partie d'une longue corne d'abondance qui
LE CHÀTELET.
la caractérise , et un collier de perles qui ornait sa belle gorge» [grignon].
4740. Stèle mutilée, trouvée en i 8o5. A Sommeville (Marne), chez M. Roger Colson; moulage au Musée de
Saint-Germain. Pierre commune. Hauteur, o m. 37; largeur, 0 m. 33; épaisseur, 0 m. 07.
Epona, vêtue d'une tunique longue et d'un manteau, assise, à droite, sur une jument marchant à droite; la déesse avait la main gauche sur le cou de sa monture. Un attribut qu'elle tient de la main droite n'est plus reconnaissable.
4741. Sculpture mutilée découverte en 1773-177 /i. Pierre de Savonnières. Disparue.
Grignon, Bull., p. 198.
«Figure engainée, adossée à un bloc de pierre qui a été déformé parla calcination; mais la figure n'a souffert d'autre altération qu'une teinte rembrunie. La tête a un caractère de tristesse; elle est penchée. Sa chevelure est courte, peignée et bouclée en cercle. Une peau de bête fauve, qui est retroussée sur ses épaules par des agrafes
à tête ronde, lui pend sur la poitrine où elle forme une espèce de sac dans lequel repose un jeune faon de biche.
Une patte de la peau pend jusqu'à la hauteur du nombril, où le corps est nu et mutilé» [grignon]. Probablement un Satyre.
LE CHATELET
4742. Groupe mutilé découvert en Pierre de Savonnières. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 10,5; Dissert., fol. 2o5. — Catal. de la coll.de Tersan,f. 16,^77. — Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CXII, n° 1.
« Figure de Latonc, entière à l'exception de la tête. Cette déesse est assise sur un autel d'ordre toscan; elle est entièrement couverte d'une draperie, dont les plis sont naturels et artistement faits; elle élève le genou
gauche sur lequel est posé un globe qu'elle retient de la main , du même côté ; l'autre main est posée sur une corne d'abondance. L'on voit, derrière cette figure, deux jambes et deux pieds de deux enfants qui étaient debout sur l'autel; c'était sans doute Diane et Apollon.» [chignon]. Probablement une Abondance. On découvrit, en même temps, «deux autres statues de la même divinité, plus mutilées et moins bien exécutées que la première».
4743. Stèle mutilée «de douze pouces de hauteur, cinq pouces de largeur et dix-huit lignes d'épaisseur»,
découverte en 1778-177/1. Pierre de Savonnières. Disparue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon , Bull. , p. 2 1 1 ; Dissert. , fol. 180. — Grivacd de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CX,n°4.
« Le panneau du milieu est ravalé de quatre lignes d'épaisseur, qui est celle d'une figure de six pouces et
demi de hauteur. Elle est plate en toutes ses parties : la face et la chevelure qui ne paroît qu'au-dessus du front ne sont figurées que par des traits; le col est marqué par un léger renfoncement, il n'est pas au centre de la figure : rien n'est marqué dans le tronc , c'est une masse circonscrite dans un quarré un peu allongé par les côtés et dont les angles sont émoussés : l'on n'y remarque aucun pli de la draperie; l'avant-bras et la main droite sont tracés entre deux lignes parallèles, sans aucunes articulations. Cette main porte une sorte de serpette ou bâton augurai; l'autre une espèce de sceptre. Les extrémités inférieures ne se distinguent du tronc
LE CHATELET
que par deux échancrures coniques placées à peu près au-dessus des hanches. Les cuisses sont couvertes d'une espèce de jupe courte qui descend jusqu'aux genoux, et dont les plis forment des arcs transversaux. Les jambes sont informes et écartées; elles sont droites et presque perpendiculaires aux épaules : les pieds sont inarticulés et paroissent chaussés dans des souliers de bottes » [grignon].
4744. « Pierre brute de forme anguleuse » , découverte en 1773-1776. Perdue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Bull., p. 2i3; Dissert., fol. 180.
La pierre est ainsi décrite par Grignon : «On a tracé sur le champ antérieur la figure d'un enfant; un cercle irrégulier et quelques traits bizarres forment la tête; un oval renferme les bras et la poitrine, qui est divisée en huit petits quarrés. Le bas est circonscrit dans un grand quarré divisé par des traits perpendiculaires pour marquer les plis du vêtement. » Peut-être une déesse assise.
4745. Fragment découvert en 1773-177/1. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. 198.
«Partie d'une figure en bas-relief, depuis l'abdomen jusqu'aux pieds; elle est couverte d'une double draperie très savante : celle de dessus est retroussée avec grâce sur la hanche gauche, ce qui fait apercevoir la seconde, qui tombe jusque sur les pieds. On remarque, à la partie antérieure de la base sur laquelle cette figure est en pieds, ces lettres : ARC.F.N. » [grignon].
4746. Fragment découvert en 1773-177/!. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. 202.
«Buste, en bas-relief, d'un jeune homme, sculpté dans une espèce de niche quarrée; le bas est échancré et forme un triangle dont le sommet est en bas, au-dessous de la poitrine. Cette partie est couverte d'une draperie qui ne laisse que le col à découvert : la figure est agréable; ses cheveux sont peignés sur la tête et forment une espèce de turban sur les tempes et sur les oreilles, que l'on voit en partie» [grignon].
4747. Fragment découvert en 1773-177/i. Pierre de Savonnières. Disparu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Dissert., fol. 180. Restes d'une femme drapée.
4748. Ornements découverts en 1773. Pierre de Savonnières. Disparus.
Grignon, Bull., p. 2o4.
«Tête de loup et tête de lion sculptées au bout des pierres qui servaient de faîtières à la toiture du temple [du Châtelet]. Ces animaux ont la gueule béante sans être percée entièrement. . . » [grignon].
4749. Fragment découvert en 1773. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. 20&; Descript., fol. 180 (dessin insignifiant).
«Partie d'un fronton d'édifice sur lequel on voit une tête et partie de l'encolure d'un cheval en demi-bosse, de tiers de grandeur» [grignon]. Grignon cite encore : «des figures de chiens auxquels il manque la tête et les pattes». Il n'indique pas le nombre de ces figures.
LE CHATELET
4750. Fragment de statue découvert en 1773-177/t. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. 197.
r Partie d'une figure des plus extraordinaires; elle pose sur une base plate qui forme un quarré long dont les angles sont tronqués et les côtés échancrés circulairement. C'est un enfant qui paraît androgyne au premier coup d'œil; il est posé sur le pli des hanches; ses cuisses sont repliées en arrière , ses jambes sont élevées parallèlement à son dos, de façon que ses pieds, qui manquent, devaient être à la hauteur de sa tête qui, ainsi que ses bras, sont séparés du tronc. De ce côté, on aperçoit la masse des fesses qui est confondue dans les plis contre nature des cuisses. Leur séparation, dilatée à sa base, présente l'idée d'un sexe différent. Nous pensons que cette figure représente un de ces gueux qui se disloquent les membres , afin de se donner en spectacle . . . » [grignon]. Peut-être un anguipède (voir le n° 2998). Grignon cite encore la r partie d'une autre figure à peu près dans la même attitude». RC'est, dit-il, un enfant mâle à genou; mais ses jambes sont confondues dans la base sur laquelle il est posé, »
4751. Stèle mutilée découverte en 1772. Pierre. Disparue.
Grignon, Bull. , p. 5o.
La stèle est ainsi décrite par Grignon : «Pierre sépulcrale taillée en triangle rectangle, comme un fronton; le derrière est bombé; sur la partie antérieure, qui est ravalée, on voit le buste d'une mère de famille ayant à ses côtés deux enfants et un plus petit qui est appuyé audessous de sa poitrine : le feu en a corrompu les formes. » Monument funéraire.
4752. Statuette découverte en 1772. Pierre. Disparue.
Grignon, Bull., p. 48.
La statuette était celle d'un r enfant nouveau-né ». Selon Grignon, le petit personnage était Rengainé sous la forme d'une momie » ; on ne lui voyait que les pieds et la tête, Rqui était sans cheveux». Les pieds reposaient
sur un piédestal. Peut-être un ex-voto d'enfant emmailloté.
4753. Stèle «de quatre pouces de hauteur et autant de largeur», découverte en 1778-177/1. Pierre de Savonnières. Disparue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon , Bull. , p. ai3; Disserl., fol. 180. — Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CX.
«La partie antérieure est couverte d'une espèce de bas-relief à taille plate, qui représente deux têtes d'en-
fant formées par des demi-globes irréguliers et déprimés, sur lesquels trois trous faits avec la pointe d'un couteau et disposés à peu près en tiers-point, forment les yeux et la bouche; le surplus de la face est sous-entendu. Du bas du menton descend une petite tige qui s'unit au côté supérieur d'un quarré qui forme la bordure d'un quarré inscrit, et de chacune de ces plaques quarrées se prolonge une autre tige qui pourrait être une suite de celle qui pend du menton de chaque figure» [grignon]. Peutêtre un ex-voto.
4754. Groupe découvert en 1773. Pierre de Savonnières. Disparu.
Grignon, Bull., p. aoa.
«Deux lions de grandeur inégale; ils sont joints ensemble par le côté ; on n'en voit que la face et les oreilles ; le reste est couvert de draperies massives à plusieurs étages : les mantes dont ces lions sont couverts ressem-
LE CHATELET
blcnt à celles dont on drape les chevaux dans les convois funèbres. Le plus grand a dix-sept pouces de hauteur, sur treize pouces de longueur, prise à la base du soc[le] qui les supporte, et qui est recouvert par le bas des draperies. L'autre à quatorze pouces de hauteur et onze pouces et demi de longueur; le plus grand porte un grand cercle qui passe derrière les oreilles et vient tomber sur le poitrail, où est suspendu un anneau de quatre pouces de diamètre dont la masse est contournée en spirale ou vis sans fin; l'autre porte, de même, un
les fouilles de la ville gallo-romaine explorée au Châtelet de 1772 à i84o» [nic.]. Appartenait à Auguste Nicaise, qui l'a légué au Musée de Châlons-sur-Marne. Marbre blanc. Hauteur, 0 m. 28.
Dessins tirés de Nicaise. — Nicaise, Élude, p. 3 = Comptes rendus de l'Acad. des Inscript, et Belles-Lettres, 1886, p. 262;
grand anneau plat orné de moulures et à travers lequel passe une partie de sa tète; au centre de cet anneau pend une attache plate, un ex-voto de forme quarrée, avec un appendix de chaque côté qui est taillée en queue d'aronde. Le museau dé ces deux singulières figures a été dégradé; le reste n'est point endommagée [cbignon].
4755. Buste « acheté à Saint-Dizier, et qu'on m'a affirmé avoir été découvert, à la fin du xvnf siècle, dans
Gazette archéol, XI (1886) p. a54, et pi. XXXII; Bull, des Ant. de France, 1886, p. 180.
Personnage imberbe, à chevelure longue et bouclée. Restaurations en marbre : le nez, la partie antérieure du coronal et le tiers environ de la base du piédestal. L'œuvre est de style grec et paraît du Ier siècle. D'après Nicaise, il s'agirait d'Apollon.
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4756. Les fouilles de 1772 firent retrouver «des bras, des jambes, des tètes isolées et autres parties » détachées de statues. «Parmi les têtes, dit Grignon, il y en a une de Pallas, ornée d'un casque surmonté d'une
panache flottante; une autre est celle d'Apollon, d'un mauvais style; une de Mercure, qui est d'une bonne exécution. » Le même auteur cite encore : «Une main avec partie de l'avant-bras d'une statue colossale qui devait avoir douze pieds de hauteur; nous l'attribuons à Priape, dit-il, parce que nous avons trouvé, près de cette main, l'attribut caractéristique de cette divinité dans les mêmes proportions»; deux figures d'oiseaux «que Pline appelle Sirène»; une partie «d'un enfant nu, qui est à genou»; l'image d'un chien «fort mutilé»; une main te-
nant une patère et une autre main «qui relève les plis d'une draperie ». Tous ces débris paraissent perdus.
Dessins tirés de Grignon. — Grignon, Bull., p. 5i; Dissert., fol. i63 et 177 (d'où Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CXVI).
4757. Tête. Perdue.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Dissert., fol. 3g.
Personnage imberbe paraissant couronné de lierre; peut-être Bacchus. Je n'ai pas trouvé la description de celte tête dans les Bulletins de Grignon.
4758. Tète «de grandeur naturelle» découverte en 1773. Pierre de Savonnières. Disparue.
Grignon, Bull., p. 209: Dissert., fol. 180 (d'où Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anc, pi. CGIX).
«C'est une masse de pierre dont la partie antérieure est coupée sous la forme d'un triangle curviligne : le champ est plane; on y a tracé une figure humaine dont le haut du front, la pointe du nez et la base du menton sont d'aplomb; les yeux, qui sont inégaux et à des hauteurs différentes, sont tracés par des ovales irréguliers dans des renfoncements, qui marquent les orbites qui n'ont aucune courbure; la bouche, qui n'est point bordée de lèvres, est une coche anguleuse irrégulière et déclinant du côté gauche; les deux oreilles sont formées par des demi-cercles fermés par une barre saillante sous la figure d'un D dont un est à contre-sens. Cette tête porte sur un cou court dont la coupe est une espèce d'ovale;
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il n'est point détaché du chignon. La tète est absolument chauve et elle est coupée, par derrière, depuis le haut
du front jusqu'à la base du col, sur une ligne qui forme un quart de cercle; en sorte que la quatrième partie, qui doit prendre depuis la racine des cheveux jusqu'au sommet, manque» [grignon].
4759. Fragment de statue découvert en 1778-177/1. Perdu.
Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Dissert., fol. 34. Femme nue; probablement Vénus.
4760. Buste de provenance non indiquée. Paraît perdu. Dessin tiré de Grignon. — Grignon, Dissert., fol. 900.
J'ignore si ce buste, non décrit dans les Bulletins de Grignon, provient du Ghàtelet. Mais l'hypothèse est vraisemblable, puisqu'il figure parmi les dessins de la Dissertation du'même auteur. H s'agit évidemment d'un portrait.
4761. Statue en pierre autrefois au Ghàtelet, s dans une grotte nouvellement construite» [phulp.]. «Hauteur, o m. 80.» Paraît perdue.
Phulpin, Notes, p. 28.
Celte statue n'est pas décrite par Phulpin. Il rapporte seulement que «la tête, les bras et les pieds en sont cassés». La même grotte contenait «une épaule et le cou d'une statue de sénateur qui paraît avoir été colossale». «La toge, ajoute Phulpin, en est largement drapée. »