C'est-à-dire de bonne boisson
2^4 XWII. — SOTTIK NOLlVliLLl-:
(^UQb'lRUS.
Par ma loyl II a la pepic 225
Qui luy détient ainsi la langue.
Le Rov des sotz.
On te puistgctter en la fange!
Tu as beaucoup mis a le dire.
SOTTINET.
Il luy fauli remédier, sire,
Et la luy ostcr de la bouche. 23o
Triboulet.
11 fait signe qu'on ne luy touche; Ce devroit cstre le tilet.
SOTTlNET.
Je luy osteray, mais qu'il ayt
Ung bâillon, de peur qu'il me morde.
Adonc il luy met ung bâillon.
Il est aussi gros q'une corde, 235
Et le tient desja par le bout.
Voyez qu'il est gros.
Le Roy des sotz.
Esse tout?
SOTTINET.
Je cuyde qu'il n'y a plus rien.
Le Roy des sotz.
Escoutez s'il parlera bien.
Fol. Bi Dy, Guippellin, es tu guery? 240
GUIPPELLIN.
Ouy, monseigneur. Dieu mercy, Et vous et tous mes bons amys.
Le Roy des sotz.
Et qui t'avoit le fiUet mys ?
332 deucroit — 233 osteray bien
du roy des sots 223
Le Roy des sotz.
Long temps y a que je l'avoye.
Remède trouver ne sçavoye. 245
Car il estoit trop long et gros, Lequel se nomme a tous propos Fillet; c'est ung gros Hl retors De troys cordelons gros et fors, Desquelz l'ung a nom Mal Vestit ; 2 5o
Le second est fier et lestu, Et s'appelle Faulte lV argent ; Le tiers si n'est ne beau ne gent, Qui se dit : Crainte juvenale^ Laquelle m'a esté tant malle 255
Que je n'eusse osay dire mot.
Vrayement? Tu estoyes donc bien sot?
Il ne faut jamais craindre honte.
GuiPPELLIN.
Non, certes, car on ne tient compte
Des honteux. Pour ce, vous promctz 260
Que je ne le seray jamais;
Mais je parleray a tous cas
Avecques les grans advocatz,
Ou que l'on m'appelle Huet '.
SOTTINET.
Tu ne seras doncques plus muet. 265
GuiPPELLIN.
Non, non, je l'ay assez esté.
263 Aucc — 265 // faut prononcer s'ras, on écrire Jonc.