XXI. — F. ES SORRES SOTZ
Qu'en donnant t'oy a leurs escriptz Y sont cousins germains de Dieu.
Lk .II«. Sot.
Je désire sçavoir le lieu Dont viennent ces sos que vous dictes. 325
Lk Badin.
Je croy que jamais vous n'en vites Et sy n'en sçay rien toutefois, Car il s'en trouve aulcunc foys; Mais c'est bien peu, comme je pence.
Le .IIP. Sot.
Sy ne sont y pas sans prudence. 33o
Le .III P. Sot.
Laisés lay parler; c'est a luy.
C'est asés tantost pour meshuy.
Encore dis ou douze mos.
Venons maintenant a ses fos Qui sont mutins et obstinés. 335
Ces fos, sy bien le retenés.
Se sont ceulx, ainsy que l'on dict, v" Qui se font bruller a crédit
Pour dire : « C'est moy qui babille;
« Je suys le reste de dix mille 340
« Qui pour le peuple voys mourir ' ».
333 encor
I. On comprend aisément qu'il s'agit des protestants qui, depuis quelques années, étaient poursuivis en Normandie comme ailleurs. Le 23 juillet i528, Pierre Bar avait été brûlé a Rouen pour avoir proféré des blasphèmes contre la Vierge (Farin, Histoire de Rouen, éd. de ly.^i, 1, i, p. 182). Le 17 novembre de la même année, le parlement de Paris statua sur le cas de Jehanne, femme de Colin Le Prévost, condamnée à la torture pour hérésie, par le bailli de Cotentin, ou son lieutenant, à Avranches.