‹ Recueil général des sotties (volume 3)Chapitre 49 sur 96 · I. ViolIet-le-Duc, II, p. 338; Fournier, p · texte numérisé non relu

I. ViolIet-le-Duc, II, p. 338; Fournier, p

Till. 12

personnage fut populaire au théâtre pendant un siècle. En dehors de la pièce dont nous venons de parler, la Farce du Vendeur de livres nous apprend qu'on avait mis sur la scène vers i5io le Testament maistre Mymin, comme on y mit le Testament de Pathelin '.

En I 534 (?), Mymin reparaît dans la Farce du Goutteux '; mais déjà son nom avait passé dans la langue courante avec le sens de « niais ». C'est dans ce sens que le mot est pris ici et qu'on le retrouve dans Les Trois Galants, \. 190 : Mimin a sonetes ^ ainsi que dans Les Trois Pèlerins et Malice * :

Comme un trupelu, un mymin.

Qui veult devenir femynin.

Au milieu de la représentation, les fous chantent une chanson farcie de latin, dont nous pouvons rapprocher diverses compositions analogues *:

Venite tous, nouveaulx sotins, Jeunes folletz, nouveaulx ponneus; Apportez plains flacons de vins

Et Domino jubilemus (v. 109-1 12).

Les Sot\ nouveaulx doivent appartenir au théâtre de Rouen. Le nom de cette ville est cité deux fois (v. 32, 92) et la pièce contient plusieurs mots obscurs ou rares, qui appartiennent sans doute à la Normandie : besarde{\. 244), boure (v. 212), choquart{y. 137), corcaillot:{ (v. 9), dringue (v. i^i], jergault (v. 62), jouen (v. 93), marcoux (v. 237).

1. Le Roux de Lincy et Michel, II, n» 40, p. 3; Mabille, II, pp. 191, 209.

Page 1