‹ Recueil général des sottiesChapitre 3 sur 91 · I. Les divers Rapport^ (Lyon, iSSy, pet. in · texte numérisé non relu

I. Les divers Rapport^ (Lyon, iSSy, pet. in

INTRODUCTION VII

tence redarguante à la manière des satyres latines, combien que telz propos du coq à l'asne peuvent bien estre adressez à autres argumens que satyricques, comme les Absurda de Erasme, la Farce du Sourd et de V Aveugle et V Ambassade des Conardi de Rouan '. »

Après l'invention du coq-à-1'àne, le mot fatras s'applique spécialement à de petites pièces sur divers sujets, assemblées en recueil, comme on le voit par le volume d'Antoine Du Saix intitulé : Petiti fatras cCung Apprentis, surnommé VEsperonnier de discipline ^ ; on ne le trouve plus guère employé avec son sens primitif.

Dans les deux derniers tiers du xvi^ siècle, où le coq-à-l'àne, surtout le coq-à-l'âne politique, fut en grand honneur, on en inventa en Normandie une espèce nouvelle, la fricassée. On donna ce nom à de petites pièces composées des premiers vers ou des refrains des chansons en vogue. Nous en trouvons un spécimen dans la Fleur des Chansons amoureuses'^; mais l'exemple le plus connu est la Fricassée cî^otestillonée (iSSy), dans laquelle les proverbes, les jeux et les formules enfantines se mêlent aux chansons. Ces fricassées nous ramènent au théâtre dont nous nous sommes insensiblement éloigné ; elles paraissent être le point de départ de là Comédie des Proverbes {i 633) et de la Comédie des Chansons (1640).

1. Le Qiiintil Horatian sur la Deffence et Illustration de la Langue française, à la suite de VArt poétique français [par Thomas Sibilet] (Lyon, i55i, in-i6), p. 221. — Cf. Le Roux de Lincy, Livre des Proverbes français, 2' éd., t. I, p. 173.

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