‹ Recueil général des sottiesChapitre 41 sur 91 · Si on ne l'a pris. Cf. v · texte numérisé non relu

Si on ne l'a pris. Cf. v

Le Second En formage mol n'a nulz os, N'en boudin, qui ne les y boutte. 280

Le Tiers Le baril Sainct Mor si dégoutte ', Se disoient hier les bonnes gens.

Le Premier J'ay gouverné les quatre vens * Depuis ung an, encor n'a gueres.

Fol. Bi Le Second

Il est beaucoup plus de compères 285

La moitié que de bons amis.

Le Tiers Ung silogisme en disamis Si se ramaine en celarent ^

280 c ef boudins — 284 / gue — Les 40 vers suivants (285- 324) sont omis dans c, dans e et dans /qui ne donnent pas de rime au vers qui précède et placent immédiatement après notre V. 325 :

Oncques cheval ne fut charmé.

1. On a vu ci-dessus (v. 193) que saint Maur guérit de la goutte; de là vient sans doute que son baril « dégoutte ». Quant à ce baril, ce pouvait être un cabaret situé dans le voisinage d'une église consacrée à saint Maur. Il y avait à Rouen une chapelle de ce nom au cimetière des pestiférés, en dehors de la porte Cauchoise. Cf. Montaiglon, Recueil de Poésies françoises, I, pp. 3i, 280.

2. MM. de Montaiglon et de Rothschild supposent que ces quatre vents ne sont pas Zéphire, Eole, Nothus et Borée, mais les quatre vents dont parle un sermon joyeux normand du xvic siècle (voy. Romania, XVI, 1887, 462-464). Si cette supposition est fondée, « gouverner les quatre vents » pourrait signifier commander à ses passions, en particulier résister à la paillardise.

3. Allusion aux vers mnémoniques rapportés dans tous les traités de logique :

Barbara celarent Darii/erio baralipton, Felapton disamis Datisi bocardo/erison.

go III. — LES MENUS PROPOS

Le Premier Le Grant Turcq si est mon parent ; Je ne suis point de villenaille. 290

Les esleuz abatre la taille Ont fait, Dieu mercy et la leur '.

Le Tiers Je porte sur moy la valeur Encor de demy cent de nois \

Le Premier Mars et septembre sont deux mois 295

Que vielz prestres craignent moult fort ^

Le Second Trestous les juifz usent de sort Comme s'il fust habandonné.

Le Tiers

Hola î que mot ne soit sonné

De la cervoise, sur la hart! 3oo

Le Premier Deable Roget, deable Guycgart S

294 a encor d de — 297 a de fort

1. Le poète remercie les élus, c'est-à-dire les magistrats chargés de répartir la taille, d'avoir obtenu la diminution de l'impôt. Charles VII ménagea en effet la Normandie au moment où il reprit possession de cette province [Chronique de Mathieu d'Escouchy, éd. Beaucourt, II, p. 287, en note). La diminution ne fut pas de longue durée. Peut-être sut-on gré aux élus d'avoir régularisé tout au moins la perception de la taille.

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