‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 116 sur 194 · Horreurs de la guerre · texte numérisé non relu

Horreurs de la guerre

■ Quelle fureur aveugle pousse les malheureux mortels ! Ils ont si peu de jours à vivre sur la terre ! Ces jours sont. si misérables! Pourquoi ajouter- tant de désolations affreuses à l'amertume dont les dieux ont rempli celte vie si courte? Les hommes sont tous frères, et ils s'entre-déchirent : les bêtes farouches sont moins cruelles qu'eux. Les lions ne font point la guerre aux lions, ni les tigri s aux tigres , ils n'attaquent que les animaux d'espèce différente : l'homme seul, malgré sa raison, fait ce que les animaux sans raison ne firent jamais. Mais, encore, pourquoi ces guerres ! N'y a-t-il pas assez de terre dans l'univers pour en donner à tous les hommes plus qu'ils n'en peuvent cultiver? Combien y a-t-il de terres désertes! le genre humain ne saurait les remplir.

(Fknklon.)

DKUXrfiME PARTIS. 65

f>2. — Jugement sur Marins.

La Fortune de Marina ne me parall guère plus digne d'envie que Ba conduite n'esl digne de louange. Il devint .-ans limite le plus fameux des Romains; mais bî, au lieu de nous laisser éblouir par ce vain éclal des richess dès dignités, nous considérons ce qu'il lui en a coûté Los acquérir el pour s'en assurer la possession, <j u»* d'in- -, de cabales, d'inquiétudes ! Ajoutez le tourmenl <lc l'envie, les craintes, le dépil d'être souvent forcé de céder, ei enfin 1rs déplorables aventures de sa fuite. N'aurait-il ■ plus heureux, si, tranquille dans l'état' obscur*ou il était né, labourant lui-même mi petit champ, ou laissé [tarses pères, nu même acquis par son travail, il eût mené une vie exempte de soucis et de périls. (Rollin.)

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