Léonidas aux Thermopyles — {Suile
Après avoir renversé 3 les postes avancés, il pénètre dans la tente du roi, qui avait déjà pris la fuite ; les Grecs se répandent dans le camp et s'y rassasient de carnage. Mais les premiers rayons du soleil offrant aux yeux des vaincus
1. Sentiments d'hostilité, inimtcilix, I 2. Tournez : n'attendant |.i ... arum. I 3. Tournez : après qu'il eut renversé.
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le petit oombre «1rs vainqueurs, ceux-ci sont attaqués de
toutes parts ; Léonidas tuinhc percé de coups. \. > , aveu- Clé par boe dépit contre Léonidas, qui avait osé Lui tenir tète, lit attacher son corps à une potence, et, voulant déshonorer sod ennemi, ne déshonora que lui-même. On éleva dans la suite, par ordre des Amphictyons, un superbe monument, toul près d'^ Thermopyles, ■ cesbraves défenseurs de la Grèce, avec des inscriptions pour chacune des nations dont les soldats avaient si glorieusement suc-
DOmbé. Celle des Sparl iates élail du DOfite Silliouide; elle
est remarquable par sa simplicité : a Passant, va dire à
Lacédémone que nous sommes morts ici pour obéir à ses
lois. » le il. LIN.)
32. — Singulier jugement sur Andromaque. Racine comptait au nombre des choses chagrinantes les louanges des ignorants; et, lorsqu'il se mettait en bonne humeur, il rapportait le compliment d'un vieux magistrat, qui, n'ayant jamais été à la comédie, s'y laissa entraîner par une compagnie1, à cause de l'assurance qu'elle lui donna2 qu'il verrait jouer l'Andromaque de Racine s. Il fut très-attentif au spectacle, qui finissait par les Plaideurs. En sortant, il trouva 1 auteur, et lui dit : i .le suis, Monsieur, très-content de votre- Andromaque; c'esi une jolie pièce : je suis seulement étonné qu'elle finisse si gaiement. J'avais d'abord eu quelque envie de pleurer, niais la vue des petits chiens m'a fait rire. » Le bonhomme • s'était imaginé que tout ce qu'il avait vu représenter sur le théâtre était Andromaque,
(Louis Racine.)