‹ Recueil manuel et pratique de traités et conventions, sur lesquels sont établis les relations existant aujourd'hui entre les divers états souverains du globe, depuis l'année 1760 jusqu'à l'époque actuelle, 2e sérieChapitre 28 sur 81 · Crimes committed at sea · texte numérisé non relu

Crimes committed at sea

a) Piracy, as commonly known and defined by the law of nations.

b) Destruction or loss of a vessel caused intentionally, or conspiracy and attempt to bring about such destruction or loss, when committed by any persons on board of said vessels, on the high seas.

c) Mutiny or conspiracy by two or more members of the crew or other persons on board of a vessel on the high seas, for the purpose of rebelling against the authority of the captain or commander of such vessel, or by fraud or by violence taking possession of such vessel.

Paragraph 12 of said article II is amended to read as follows :

12. The embezzlement or criminal malversation of public funds committed within the jurisdiction of one or the other party, by public officers or deposi taries.

Paragraph 13 of said article II is likewise modified to read as follows :

13. Embezzlement by any person or persons hired, salaried or employed to the détriment of their employers or principals, when the crime or offence is punishable by imprisonment or other corporal punishment by the law of both countries.

Paragraph 14 of said article II is likewise modified to read of follows:

14. Kidnapping of minors or adults, defined to be the abduction or détention of a person or persons, in order to exact money from them or from their familles, or for any other unlawful end.

Art. II. In continuation of and as forming part of article II of the aforesaid convention of January 5, 1877, shall be added the following paragraphs:

15. Obtaining by threats of injury, or false devices, money, valuables or other personal property, and the purchase of the

* T. II, p. 581.

same with the knowledge that they have been so obtained, 1882 when the crimes or offences are punishable by imprisonment or other corporal punishment by the laws of both countries.

16. Larceny, defined to be the theft of effects personal property, or money, of the value of twente-five dollars or more.

17. Slave-trade, according to the laws of each of the two countries respectively.

18. Complicity in any of the crimes or olfences enumerated in the convention of January 5, 1877, as well as in thèse additional articles, provided that the persons charged with such complicity be subject as accessories to imprisonment or other corporal punishment by the laws of both countries.

Art. III. After article XI of the aforesaid convention of January 5, 1877, shall be inserted the two following articles-.

Art. XII. If, when a person accused shall have been arrested in virtue of the mandate or preliminary warrants of arrest, issued by the compétent authority as provided in article II hereof, and been brought before a judge or magistrate to the end of the évidence of his or her guilt being heard and examined as hereinbefore provided, it shall appear that the mandate or preliminary warrant of arrest has been issued in pursuance of a request or déclaration received by telegraph from the government asking for the extradition, it shall be compétent for the judge or magistrate at his discrétion to hold the accused for a period not exceeding twenty-five days, so that the demanding government may have opportunity to lay before such judge or magistrate légal évidence of the guilt of the accused; and if, at the expiration of said period of twenty-five days, such légal évidence shall not have been produced before such judge or magistrate, the person arrested shall be released ; provided that the examination of the charges preferred against such accused person shall not be actually going on.

Art. XIII. In every case of a request made by either of the two contracting parties for the arrest, détention or extradition of fugitive criminals in pursuance of the convention of January 5, 1877, and of thèse additional articles, the légal officers or fiscal ministry of the country where the proceedings of extradition are had, shall assist the officers of the government demanding the extradition, before the respective judges and magistrates, by every légal means within their or its power; and no claim whatever for compensation for any of the services so rendered shall be made against the government demanding the extradition; provided however that any officer or officers of the surrendering government, so giving

1882 assistance, who shall, in the usual course of their duty, receive no salary or compensation other than spécifie fees for services performed, shall be entitled to receive from the governnient demanding the extradition the customary fees for the acts or services performed by them, in the same manner and to the same amount as though such acts or services had been performed in ordinary criminal proceedings under the laws of the country of which they are officers.

Art. IV. Ail the provisions of the aforesaid convention of the 5th of January, 1877, not abrogated by thèse additional articles, shall apply to thèse articles with the same force as to the said original convention.

This additional convention shall be ratified and the ratifications exchanged at Washington as soon as may be practicable; and upon the exchange of ratifications it shall have immédiate eifect, and form a part of the aforesaid convention of January 5, 1877, and continue and be terminable in like manner therewith.

In testimony whereof etc.

Convention additionnelle à la convention d^ extradition du 13 Mai 1874*, signée à Berne le 11 Septembre 1882.

Art. I. Les articles III et IX de ladite convention sont remplacés par les dispositions suivantes:

1. L'extradition ne sera jamais accordée pour les. crimes ou délits politiques ou pour des faits connexes à de semblables crimes ou délits. L'individu qui serait livré pour une autre infraction aux lois pénales ne pourra, dans aucun cas, être poursuivi ou condamné pour un crime ou délit politique antérieur à l'extradition, ni pour aucun fait connexe à un semblable crime ou délit, à moins qu'il n'ait eu la liberté de quitter de nouveau le pays auquel l'extradition a été accordée, pendant un mois après avoir été jugé et, en cas de condamnation, après avoir subi sa peine ou après avoir été gracié.

2. L'individu extradé ne pourra être poursuivi ni puni dans le pays auquel l'extradition a été accordée, ni extradé à un État tiers pour un crime ou un délit quelconque non

♦ T. II, p. 368.

BELGIQUE ET SUISSE

prévu par la convention du 13 mai 1874 et antérieur à Fex- 1882 tradition, à moins qu'il n'ait eu, dans l'un ou l'autre cas, la liberté de quitter de nouveau le pays susdit dans les conditions ci-dessus spécifiées.

Il ne pourra pas non plus être poursuivi ni puni du chef d'un crime ou d'un délit prévu par la convention, antérieur à l'extradition, mais autre que celui qui a motivé l'extradition, sans le consentement du gouvernement qui a livré l'extradé et qui pourra, s'il le juge convenable, exiger la production de l'un des documents mentionnés dans l'article V de ladite convention.

Le consentement de ce gouvernement sera, de même, requis pour permettre l'extradition de l'inculpé à un État tiers. Toutefois, ce consentement ne sera pas nécessaire lorsque l'inculpé aura demandé spontanément à être jugé ou à subir sa peine, ou lorsqu'il n'aura pas quitté, dans le délai fixé plus haut, le territoire du pays auquel il a été livré.

Art. II. La présente convention additionnelle sera ratifiée, et les ratifications seront échangées à Berne le plus tôt possible.

Elle entrera en vigueur dix jours après sa publication dans les formes prescrites par la législation des deux pays.

Les dispositions qui précèdent auront la même durée que la convention du 13 mai 1874, à laquelle elles se rapportent.

En foi de quoi etc.

CHILI ET FRANCE

Convention pour la réparation des dommages causés aux Français par les opérations des troupes chiliennes durant la guerre contre le Pérou et la Bolivie^ signée à Santiago le 2 Novembre 1882.

Art. I. Un tribunal arbitral, ou commission mixte internationale, jugera, en la forme et suivant les termes qui seront établis dans la présente convention, toutes les réclamations qui, motivées par les actes et opérations accomplis par les forces chiliennes de mer et de terre, sur les territoires et côtes du Pérou et de Bolivie, durant la présente guerre, ont été introduites jusqu'à présent ou seront introduites ultérieurement par des citoyens français, sous le patronage de la légation

CHILI ET FRANCE

1882 de la République française au Chili, dans le délai qui sera indiqué ci-après.

Art. II. La commission se composera de trois membres, l'un nommé par le président de la République française, un autre par le président de la République du Chili, et le troisième par S. M. FEmpereur du Brésil, soit directement, soit par l'intermédiaire de l'agent diplomatique accrédité par Sa Majesté au Chili.

Dans les cas de mort, absence ou incapacité, pour quelque motif que ce soit, d'un ou de plusieurs des membres de la commission, il sera pourvu à son remplacement dans les formes et conditions respectivement exprimées au paragraphe précédent.

Art. III. La commission mixte examinera et jugera les réclamations que les citoyens français ont introduites jusqu'aujourd'hui ou introduiront ultérieurement par leur organe diplomatique, et motivées par les actes et opérations accomplis par les armées et escadres de la République, depuis le quatorze février mil huit cent soixante et dix-neuf, date de l'ouverture des hostilités, jusqu'au jour que cessent de fait les hostilités entre les trois nations en guerre.

Art. IV. La commission mixte accueillera les moyens probatoires ou d'investigation qui, d'après l'appréciation et le juste discernement de ses membres, pourront le mieux conduire à l'éclaircissement des faits controversés et spécialement à la détermination d'état et du caractère neutre du réclamant.

La commission recevra également les allégations verbales ou écrites des deux gouvernements ou de leurs agents ou défenseurs respectifs.

Art. V. Chaque gouvernement pourra constituer un agent qui veille aux intérêts de ses commettants et en prenne la défense; qui présente des pétitions, documents, interrogatoires; qui pose des conclusions ou y réponde; qui appuie ses affirmations et réfute les affirmations contraires; qui en fournisse les preuves et qui, devant la commission, par lui-même ou par l'organe d'un homme de loi, verbalement ou par écrit, conformément aux règles de procédure et aux voies que la commission elle-même arrêtera en commençant ses fonctions, expose les doctrines, principes légaux ou précédents qui conviennent à sa cause.

Art. VI. La commission mixte jugera les réclamations d'après la valeur de la preuve fournie et conformément aux principes du droit international, ainsi qu'à la pratique et à la jurisprudence établies par les tribunaux récents analogues ayant le plus d'autorité et de prestige, en prenant ses résolutions, tant interlocutoires que définitives, à la majorité des votes.

CHILI ET FRANCE

Dans chaque jugement définitif, la commission exposera 1882 brièvement les faits et causalités de la réclamation, les motifs allégués à l'appui ou en contradiction et les bases sur lesquelles s'appuient ses résolutions.

Les résolutions et jugements de la commission seront écrits, signés par tous ses membres et revêtus de la forme authentique par son secrétaire. Les actes originaux resteront, avec leurs dossiers respectifs, au ministère des relations extérieures du Chili, où il sera délivré des copies certifiées aux parties qui le demanderont.

La commission tiendra un livre d'enregistrement dans lequel on inscrira la procédure suivie, les demandes des réclamants et les jugements et décisions rendus.

La commission fonctionnera à Santiago.

Art. VIL La commission aura la faculté de se pourvoir des secrétaires, rapporteurs et autres employés qu'elle estimera nécessaires pour le bon accomplissement de ses fonctions.

Il appartient à la commission de proposer les personnes qui auront à remplir respectivement ces emplois et de fixer les traitements et rémunérations à leur assigner.

La nomination de ces divers employés sera faite par Son Excellence le président de la Eépublique du Chili.

Les jugements de la commission mixte qui devront être exécutés au Chili auront l'appui de la force publique de la même manière que ceux qui sont rendus par les tribunaux ordinaires du pays. Les jugements qui auront à être exécutés à l'étranger sortiront leur effet conformément aux règles et usages du droit international privé.

Art. VIII. Les réclamations seront présentées à la commission mixte dans les six mois qui suivront la date de sa première séance, et celles qu'on présenterait après l'expiration de ce délai ne seront pas admises.

Pour les effets de la disposition contenue au paragraphe précédent, la commission mixte publiera dans le Journal officiel de la République du Chili, un avis par lequel elle indiquera la date de son installation.

Art. IX. La commission aura, pour terminer sa mission, à l'égard de toutes les réclamations soumises à son examen et décision un délai de deux années comptées depuis le jour où elle se sera déclarée installée.

Passé ce délai, la commission aura la faculté de proroger ses fonctions pour une nouvelle période qui ne pourra excéder six mois, dans le cas que pour cause de maladie ou d'incapacité temporaire de quelqu'un de ses membres ou pour tout

CHILI ET FRANCE

18fi2 autre motif de gravité reconnue, elle ne serait pas parvenue à terminer sa mission dans le délai fixé au premier paragraphe.

Art. X. Chacun des gouvernements contractants pourvoira aux frais de ses propres agents ou défenseurs.

Les dépenses d'organisation de la commission mixte, les honoraires de ses membres, les appointements de secrétaires, rapporteurs et autres employés et tous frais et dépenses de service commun, seront payés de moitié par les deux gouvernements; mais s'il y a des sommes alloués en faveur des réclamants, il en sera déduit lesdits frais et dépenses communs en tant qu'ils n'excèdent pas le six pour cent des valeurs que le trésor du Chili ait à payer pour la totalité des réclamations admises.

Les sommes que la commission mixte assignera en faveur des réclamants seront versées par le gouvernement du Chili au gouvernement français par l'entremise de sa légation à Santiago ou de la personne à ce désignée dans le délai d'une année à compter de la date de la résolution y afférente, sans que, durant ce délai, lesdites sommes soient passibles d'aucun intérêt en faveur des réclamants.

Art. XL Les Hautes parties contractantes s'obligent à considérer les jugements de la commission mixte, organisée par la présente convention, comme une solution satisfaisante, parfaite et irrévocable des difficultés qu'elle a eu en vue de régler, et il est bien entendu que toutes les réclamations des citoyens français, présentées ou non présentées dans les conditions signalées aux articles précédents, seront tenues pour décidées et jugées définitivement et de manière que, pour aucun motif ou prétexte, elles ne puissent être l'objet d'un nouvel examen ou d'une nouvelle discussion.

^ Art. XII. La présente convention sera ratifiée par les Hautes parties contractantes et l'échange des ratifications s'effectuera à Santiago.

En foi de quoi etc.

Des conventions analogues ont été signées avec l'Italie le 7 Décembre 1882 et avec la Grande-Bretagne le 4 Janvier 1883.

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

Traité d'amitié, de commerce et de navigation, signé à Mexico le 5 Décembre 1882.

Art. I. Es soll dauernde imd iinwandelbare Freundschaft bestelien zwischen den Vereinigten Staaten von Mexiko einerseits und dem Deutschen Reiche andererseits, sowie zwischen den beiderseitigen Angehôrigen.

Art. II. Ebenso soll zwischen den vertragschliessenden Theilen gegenseitige Freiheit des Handels und der Schiffahrt bestehen. Die Angehôrigen eines jeden derselben diirfen frei und UDgehindert mit ihren Schiffen und Ladungen nach ail en Platzen, Hâfen und Fliissen des anderen fahren, welche den Angehôrigen der meistbegiinstigten Nation geôffnet sind oder in Zukunft geôffnet werden sollten. Sie soUen befugt sein, an den genannten Orten oder an irgend welchem anderen Punkte des Landes sich aufzuhalten und niederzulassen, sowie zum Betriebe von Handel jeder Art Hauser, Magazine und sonstige Râumliçhkeiten innezuhaben und zu miethen, und hierbei dieselben Rechte, Freiheiten und Begunstigungen geniessen, welche den Angehôrigen der meistbegiinstigten Nation eingeràumt werden sollten. Selbstverstândlich haben sie sich nach den Gesetzen und Yerordnungen des Landes zu richten.

Art. III. Den Kriegsschiffen eines jeden der vertragschliessenden Theile wdrd es freistehen, sicher und ungehindert in allen Hâfen und Fliissen und Orten des anderen Theils einzulaufen, wo das Einlaufen den Kriegsschiffen der meistbegiinstigten Nation erlaubt ist oder in Zukunft erlaubt werden soll te, und sie sollen daselbst gleich jenen behandelt werden.

Art. ly. Die Handelsschiffe eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen befugt sein, unter Beobachtung der in dem Gebiete des anderen Theils geltenden Gesetze und Verordnungen, in zwei oder mehreren Hâfen dièses Theils ihre Ladung zu lôschen oder einzunehmen, ohne anderen Fôrmiichkeiten zu unterliegen, als denjenigen, welchen die Handelsschiffe der meistbegiinstigten Nation unterworfen sind oder in Zukunft unterworfen sein werden.

Dièse Bestimmung erstreckt sich nicht auf die Kûstenfrachtfahrt, welche in dem Gebiete eines jeden der vertragschliessenden Theile den einheimischen Schiffen vorbehalten bleibt. Soll te jedoch einer der vertragschliessenden Theile die Kustenfrachtfahrt ganz oder theilweise einer oder mehreren

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

1882 anderen ISTationen zugestelien, so soll es dem anderen Theile freistehen, die iii dièse r Hinsicht den Angehôrigen der meistbegiinstigten Nation bewilligten Redite und Vortheile auch fur seine Angehôrigen zu beanspruchen, sofern er seinerseits ftir das von ihm Beanspruchte Gegenseitigkeit gewâhrt.

Art. y. Den Schiffen eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen in dem Gebiete oder in den Hâfen des anderen Theils bei ihrem Eingange, Ausgange und wâhrend ilires Aufenthalts nicht andere oder liôhere Abgaben, Auflagen oder Gebuhren fiir Beamte, an Tonnen-, Leucht-, Hafen-, Lootsen-, Quarantânegeldern, Bergungs- und Hulfskosten bei Haverei oder Schiffbruch, sowie nicîit andere allgemeine oder ortliche Lasten oder Gebuhren irgend welcher Art auferlegt werden, als diejenigen, welche die Schiffe der meistbegiinstigten Nation zahlen oder in Zukunft zahlen werden.

Bei Erhebung der nach dem Tonnengehalt zu berechnenden Abgaben sollen die in den Schiffspapieren angegebenen Raumverhâltnisse der Berechnung zu Grunde gelegt werden.

In denjenigen Fâllen, in welchen dîeser oder andere Artikel des gegenwartigen Vertrages zur Anwendung kommen, sollen unter den Hâfen eines der vertragschliessenden Theile diejenigen verstanden werden, welche von demselben fiir den Einfuhr- und Ausfuhrhandel geôfînet sind oder in Zukunft geôffnet werden sollteu.

Art. VI. Die Dampf schiffe jedes der vertragschliessenden Theile, welche eine periodische Verbindung zwischen den beiden Làndern unterhalten, sollen bei dem Einlaufen, der Abfertigung und dem Auslaufen dieselben Erleichterungen geniessen, welche den Dampfschiffen der meistbegiinstigten Nation zugestanden sind oder in Zukunft zugestanden werden sollten.

Art. VII. Ein jeder der vertragschliessenden Theile wird als Schiffe des anderen Theils diejenigen Fahrzeuge ansehen und behandeln, welche unter der Flagge dièses Theils fahren und mit solchen Schiffspapieren und Urkunden versehen sind, wie sie die Gesetze des letzteren behufs Nachweisung der Nationalitât erfordern.

Art. VIII. ïïinsichtlich der Hafenpolizei, des Ladens und Loschens der Schiffe, sowie Ïïinsichtlich der Sicherung und Bewachung der Waaren und Guter sind die beiderseitigen Angehorigen den ôrtlichen Gesetzen und Verordnungen unterworfen.

Fur die mexikanischen Hâfen sind darunter diejenigen Gesetze und Verordnungen zu verstehen, welche von der Fôderalregierung erlassen sind und werden erlassen werden, und

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ausserdem die Anordnungen der Lokalbehôrden auf sanitâts- 1882 polizeilichem Gebiete.

Die vertragschliessenden Theile kommeii iiberein, als Grenze der Territorialhoheit an ihren beiderseitigen Kiisten die Entfernung von drei grossen Seemeilen anzusehen, von der Linie der niedrigsten Ebbe gerechnet. Indessen soll dièse Bestimmung nur auf die Ausiibung der Zollkontrole und auf die Anwendung der Zollverordnungen und der Massregeln gegen den Schmuggel beschrânkt bleiben, auf die ilbrigen Fragen des international en Seerechts aber keine Anwendung finden. Auch besteht dariiber Einverstàndniss, dass jeder der vertragschliessenden Theile die gedachte Ausdehnung der Hoheitsgrenze gegen die SchiiFe des anderen Theils nur dann in Anwendung bringen darf, wenn er in gleicher Weise auch die SchiiFe aller anderen Nation en behandelt, mit welchen er Handels- und Schiifahrtsvertrâge hat.

Art. IX. Aile Handelsgegenstânde, ohne Unterschied des Ursprunges, deren Einfuhr in das Gebiet eines der vertragschliessenden Theile den Schiifen der meistbegitnstigten Nation gestattet ist oder in Zukunft gestattet werden sollte, diirfen auch in den Schiffen des anderen Theils, aus welchem Lande dièse Schiffe kommen mogen, eingefiihrt werden, ohne andere oder hôhere Abgaben zu entrichten, als diejenigen, welche sie in den Schiffen der meistbegùnstigten Nation zu entrichten haben oder in Zukunft zu entrichten haben werden.

Derselbe Grundsatz soll fur die Ausfuhr und Wiederausfuhr gelten ohne Eùcksicht darauf, nach welchem Lande die Schiffe bestimmt sind.

Art. X. In dem Gebiete eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen bei der Einfuhr, Wiederausfuhr und Durchfuhr der Erzeugnisse des Bodens und des Gewerbefleisses des anderen Theils keine anderen oder hôheren Abgaben entrichtet werden, als diejenigen, welche die entsprechenden Erzeugnisse der meistbegùnstigten Nation zu entrichten haben oder in Zukunft zu entrichten haben werden.

Ebenso soll keiner der vertragschliessenden Theile auf die Ausfuhr von Handelsgegenstânden nach dem Gebiete des anderen Theils andere oder hôhere Abgaben legen, als diejenigen, welche bei der Ausfuhr dieser Gegenstânde nach dem Gebiete der meistbegùnstigten Nation zu entrichten sind oder in Zukunft zu entrichten sein werden.

Auch soll keiner der vertragschliessenden Theile ein Einfuhr-, Ausfuhr- oder Durchfuhrverbot gegen den anderen erlassen, welches nicht gleichzeitig auf aile ùbrigen Nationen Anwendung findet.

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

1882 Sobald die mexikanische Eegierung in ihrem Zolltarife oderin den Zollgesetzen und Verordnungen Verànderungen einfiilirt, so wird sie fur das Inkrafttreten derselben eine gentigende Frist lassen, damit der Handel danach seine Vorkehrungen treffen kônne, jeden Fall mit billiger Eiicksicht behandeln, in welchem eine entschuldbare Unkenntniss der eingetretenen Verànderungen nachgewiesen werden kann.

Art. XI. So oft die Angehôrigen eines der vertragschliessenden Tbeile in Folge schlechten Wetters oder aus irgend einem anderen Grunde mit ihren Schiffen in den Hâfen, Buchten, Fliissen oder Gebieten des anderen Theils Schutz suchen werden, sollen sie mit Freundschaft aufgenommen und behandelt werden, unbeschadet der Vorsichtsmassregeln, welche zur Yerhutung von Zolluuterschleifen seitens der betreffenden Eegierung fur erforderlich erachtet werden sollten. Es soll ihnen ferner jede Begiinstigung und jeder Schutz zu Theil werden, um die erlittenen Schâden auszubessern, Lebensmittel einzunehmen und sich zur Weiterreise in den Stand zu setzen, ohne Hinderniss oder Belàstigung irgend einer Art. In dem Gebiete eines jeden der vertragschliessenden Theile soll es den Handelsschiffen des anderen Theils, deren Mannschaft durch Krankheit oder sonstige Ursachen vermindert worden, gestattet sein, die zu ihrer Weiterreise erforderlichen Seeleute anzuwerben, jedoch un ter Beobachtung der ôrtlichen Gesetze und Verordnungen und unter der Bedingung, dass die Verheuerung der Seeleute auf Seiten der letzteren eine freiwillige sei.

Art. XII. Erleidet das Schiff eines Angehôrigen der vertragschliessenden Theile an den Kitsten oder innerhalb des Gebietes des anderen Theils Schiffbruch, Strandung oder sonstige Haverei, so soll demselben jede Hiilfe und der gleiche Schutz gewâhrt werden, welcher in dem Gebiete, in welchem die Haverei stattgefunden hat, den eigenen Schiffen gewàhrt wird. Falls es erforderlich sein soll te, darf die Ladung unter Beobachtung derjenigen Vorsichtsmassregeln, welche von der betreffenden Regierung zur Verhiitung von Zolluuterschleifen fur erforderlich erachtet werden sollten, gelôscht werden, ohne dass die geborgenen Waaren und sonstigen Gegenstànde irgend einer Abgabe oder Auflage unterliegen, es sei denn, dass sie fur den inlândischen Verbrauch bestimmt werden.

Art. XIII. Die Angehôrigen eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen in dem Gebiete des anderen Theils fiir ihre Person, fur ihre Gilter, ferner in der Ausùbung ihrer Geschàfte und Gewerbe, wie auch fur ihre Religion denselben Schutz und dieselben Rechte geniessen, welche die Angehôrigen

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

der meistbegiinstigten Nation geniessen oder in Zukunft ge- 1882 niessen werden. Sie sollen freien und leichten Zutritt bei Gericht haben zur Verfolgung und Vertheidigung ihrer Rechte und Interessen, und sollen iiberhaupt in allen Angelegenheiten der Eechtspflege gleiche Rechte und Rechtsmittel und gleiche Verpflichtungen haben, wie die Landesangehôrigen.

Art. XIV. Die Angeliorigen eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen in dem Gebiete des anderen Theils keinen anderen oder hôheren Lasten, Auflagen und Abgaben unterworfen sein als die Landesangehôrigen. Sie sollen von jedem persônlichen Dienst im Landesheere oder in der Marine, in der Miliz oder in der Nationalgarde befreit sein, ohne irgend eine Abgabe, in Geld oder G ut, an Stella jenes Dienstes zahlen zu mussen. Ferner sollen sie von gezwungenen Anleihen befreit sein, tmie von Lasten, Itequisitionen und Kontributionen fur Zwecke eines auswârtigen Krieges, sofern dièse nicht auf das im Lande belegene unbewegliche Eigenthum umgelegt werden, in welchem letzteren Falle sie von den genannten Angehôrigen des anderen Theils in gleicher Weise zu tragen sind, als von den Landesangehôrigen. Ihre Schiffe und Schiffsmannschaften, ihre Waaren, sowie ihre sonstigen Gùter und Yermôgensstiicke diirfen weder fur eine militârische Unternehmung noch filr irgend einen anderen Zweck des ôifentlichen Dienstes, welcher Art dieser auch sei, ohne vorgàngige Entschâdigung auf gerechten und billigen Grundlagen weggenommen oder zurtickgehalten werden.

Art. XV. Die Angehôrigen eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen berechtigt sein, in dem Gebiete des anderen Theils bewegliches Yermôgen unter denselben Bedingungen zu erwerben und zu besitzen, wie die Landesangehôrigen. Was die Gegenstânde des unbeweglichen Vermôgens anlangt , so sollen sie dieselben nach Maassgabe der Landesgesetze erwerben und besitzen kônnen. In Betreff der Befugniss, iiber ihr Eigenthum durch Yerkauf, Tausch, Schenkung, letzten Willen, oder auf irgend eine andere Art zu verfugen, sowie in Allem, was sich auf den Erwerb beweglichen Eigenthums durch Erbschaft, sei es kraft letzten Willens oder kraft Gesetze?, bezieht, sollen die Angehôrigen eines jeden der vertragschliessenden Theile in dem Gebiete des anderen Theils dieselben Freiheiten, Rechte und Verpflichtungen haben, wie die Landesangehôrigen, und in keinem der gedachten Falle anderen oder hôheren Abgaben und Auflagen unterliegen, als die letzteren.

Wenn einem Angehôrigen eines der vertragschliessenden Theile durch Erbschaft Gegenstânde des unbeweglichen Vermôgens zufallen sollten, welche im Gebiete des anderen Theils

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

1882 gelegen sind, und welche er nach den Landesgesetzen in seiner Eigenschaft als Auslànder nicht befâhigt ware zu besitzen, so soll ihm, von dem Zeitpunkt an gerechnet, wo er gesetzlich daruber verfugen darf, eine Frist von drei Jahren bewilligt werden, um jene Gegenstânde nach seinem Befinden zu verâussern, und soll es ihm gestattet sein, den Erlos derselben frei und ungehindert aus dem Lande zu fithren und ohne dass seitens der Landesregierung daran ein Retentionsrecht ausgeubt werden darf.

Art. XVI. Sollte zu irgend einer Zeit zwischen den vertragschliessenden Theilen unglucklicherweise ein offener Zwiespalt eintreten, in Folge dessen die freundschaftlichen Beziehungen in Handel und Verkehr unterbrochen wiirden, so soUen doch die Angehôrigen eines jeden der vertragschliessenden Theile, welche sich in dem Gebiete des anderen befinden, das Recht haben, dort zu bleiben und ihren Handel, ihr Gewerbe oder Geschâft fortzusetzen, so lange sie sich friedlich verhalten und sich keiner Verletzung der Landesgesetze schuldig machen. Sie soUen fortfahren, jene Eechte und Voithpile zu geniessen, welche ihnen durch die Artikel XIII, XIV und XV des gegenwârtigen Vertrages eingeràumt sind. Ihre Besitzungen, Giiter und Vermôgensstiicke, sowie ihre Forderungen an Piivatpersonen oder an den Staatsschatz, ferner ihre Bergwerksantheile und sonstigen Werthpapiere , welcher Art sie auch seien, sollen nicht aus Anlass des gedachten Zwiespalts mit Beschlag belegt, sequestrirt oder eingezogen werden.

Art. XVII. Hinsichtlich ihrer Beziehung in Kriegszeiten, sei es als Kriegfiihrende, sei es als Neutrale, werden sich die vertragschliessenden Theile nach den Normen des Vôlkerrechts richten, welche von den gesitteten Nationen allgemein anerkannt sind. Auf dem Gebiete des internationalen Seerechts insbesondere verpflichten sie sich, gegen elnander die Regeln 2, 3 und 4 der Pariser Deklaration vom 16. April 1856 zu beobachten, jedoch mit dem Vorbehalt von Seiten der Vereinigten Staaten von Mexiko, dass dièse, sofern sie sich im Kriege mit einer dritten Macht befinden soUten, das unter neutraler Flagge befindliche Gut des Feindes nar in dem Fall als frei anerkennen werden, wenn die genanote Macht den gleichen Grundsatz des Seerechts auch ihrerseits gegen Mexiko gelten lâsst.

Art. XVIII. Die vertragschliessenden Theile sind ùbereingekommen, den Gesandten, Ministern und offentlichen Ageiiten gegenseitig diesel ben Vorrechte, Begiinstigungen und Freiheiten einzurâumen, welche diejenigen der meistbegùnstigten Nation geniessen oder in Zukunft geniessen werden.

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

Auch sind sie, geleitet von dem Wunsche, jeden Anlass zur 1882 Trtibung ihrer freundschaftlichen Beziehungen zu vermeiden, daliin iibereingekommen , dass ihre diplomatischen Vertreter nicht interveniren sollen aus Anlass der Rechtsanspritche oder Beschwerden von Privatpersonen in Angelegenheiten, welche der burgerlichen oder Strafrechtspflege oder der administrativen Entscheidung zugehôren, es sei denn, dass es sich uni Eechtsverweigeruug, um ungewôhnliche oder ungesetzliche Rechtsverzogerung, oder um Nichtvollstreckung eines rechtskrâftigen Urtheils handelt, oder endlich, dass nach Erschôpfung der gesetzlichen Rechtsmittel eine klare Verletzung der zwischen den beiden vertragschliessenden Theilen bestehenden Yertrâge, oder der von den gesitteten Nationen allgemein anerkannten Normen des Vôlkerrechts oder internationalen Privatrechts vorliegen soUte,

Ferner besteht dariiber Einverstândniss unter den vertragschliessenden Theilen, dass die deutsche Eegierung mit Ausnahme der Fâlle, wo ein Verschulden oder ein Mangel an schuldiger Sorgfalt seitens der mexikanischen Behôrden oder ihrer Organe vorliegt, die mexikanische Eegierung nicht verantwortlich machen wird fur Schàden, Bedriickungen oder Erpressungen, welche die Angehôrigen des Deutschen Reichs in dem Gebiete Mexikos in Zeiten der Insurrection oder des Biirgerkrieges von Seiten der Aufstandischen zu erleiden haben sollten, oder welche ihnen durch die wilden Stâmme zugefiigt werden, die den Gehorsam gegen die Eegierung nicht anerkennen.

Art. XIX. Jeder der vertragschliessenden Theile soll die Befugniss haben, General-Consuln, Consuln, Vice-Consuln und Consular-Agenten in dem Gebiete des anderen Theils zu ernennen; dabei behalten sich aber beide Theile das Eecht vor, diejenigen Oertlichkeiten, fur welche die Zulassung solcher Beamten nicht als angemessen erscheinen soUte, auszunehmen, vorausgesetzt, dass dièse Ausnahme sich auch auf die Consularbeamten aller anderen Mâchte erstreckt.

Die General-Consuln, Consuln, Vice-Consuln und Consular- Agenten sollen ihre amtliche Thàtigkeit nicht begiunen kônnen, bevor sie ihre Patente oder Ernennungs-Urkunden in gehôriger Form vorgelegt und das Exequatur erlangt haben. Dieselben sollen diejenigen Eechte, Vorzilge und Freilieiten geniessen, welche an dem Or te ihres Amtssitzes die Consularbeamten gleichen Eanges der meistbegimstigten Nation geniessen oder in Zukunft geniessen werden.

Art. XX. Die Archive und amtlichen Papiere der Consularbeamten sind unverletzlich ; die Landesbehôrden dûrfen

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

1882 dieselben unter keinem Yorwande einsehen oder mit Beschlag belegen.

Die General-Consuln, Consuln, Vice-Consuln und Consular- Agenten und ihre Kanzler, sofern sie nicht Angehôrige des vertragschliessenden Theils sind, in dessen Gebiet sie ihren Amtssitz haben, sollen von Verpflichtungen zum ôffentlichen Dienste, sowie von jeder rein persônliclien Steuer oder Auflage befreit sein. Falls sie jedoch in dem Gebiete, in welchem sich ihr Amtssitz befindet, Grundstticke besitzen oder Handel oder Gewerbe betreiben, sind sie, insoweit nicht die im Artikel XIV des gegenwârtigen Vertrages zugestandenen Befreiungen Platz greifen, in Bezug auf die Grundstticke, den Handel oder das Gewerbe den gleichen Lasten und Abgaben unterworfen, wie die Landesangehôrigen. In allem tibrigen sind sie den Gesetzen des Landes unterworfen, in welchem sie ihren Wohnsitz haben.

Art. XXI. Die Consularbeamten der beiden vertragschliessenden Theile kônnen den Beistand der Ortsbehôrden beanspruchen, um die Verfligungen in Vollzug zu setzen, welche sie in amtlicher Eigenschaft zur Wiederherstellung der Ordnung an Bord von Handelsschiffen erlassen, sowie ferner, um Personen, welche zur Mannschaft oder Besatzung der Kriegs- oder Handelsschiffe desjenigen Theils, von dem sie ernannt sind, gehôren, sobald dieselben von einem der gedachten Schiffe entwichen sind, aufzusuchen, festzunehmen und in sicheren Gewahrsam zu bringen. Zu diesem Zweck haben sie sich schriftlich an die zustândige Behôrde zu wenden und durch Vorlegung der Schiffsregister, der Musterrolle oder anderer amtlicher Schriftstttcke nachzuweisen, dass die verfolgten Personen zur Schitfsmannschaft oder Besatzung gehôren. Auf das in vorstehender Weise begriindete Ersuchen soU die Auslieferung nicht verweigert werden. Nach Verliaftung der Entwichenen sollen dieselben dem Consularbeamten, weicher ihre Auslieferung beantragt hat, zur Verfilgung gestellt, und, falls er es beantragt, auf Kosten desselben in den ôffentlichen Gefângnissen in Gewahrsam gehalten werden, um an Bord der Schiffe, von welchen sie entwichen waren, oder andere Schiffe derselben Nationalitât abgelielèrt zu werden. Sollte jedoch die Ablieferung nicht innerhalb dreier Monate, vom Tage ihrer Verhaftung an gerechnet, ausgefuhrt sein, so sollen sie in Freiheit gesetzt werden und aus demselben Grunde nicht wieder verhaftet Werden kônnen.

Hat der Entwichene in dem Gebiete des vertragschliessenden Theils, weicher um die Auslieferung ersucht ist, sich eine strafbare Handlung zu Schulden kommen lassen, so soU die Auslieferung ausgesetzt bleiben, bis die endgultige Entscheidung

ALLEMAGNE ET MEXIQUE

des zustândigen Gerichts ergangen und in allen Theilen voll- 1882 streckt ist.

Falls der Entwichene ein Angehôriger des vertragschliessenden Theils ist, in dessen Gebiet die Verhaftung stattfinden soll , so sind die Bestimmungen dièses Artikels nicht auwendbar.

At^t. XXII. Die beiden vertragschliessenden Theile kommen tiberein, dass sie gegenseitig in Handels-, Schiffahrts- und Consularsachen, sowie in Betreff der Behandlung ihrer gegenseitigen Angehôrigen, dieselben Rechte und Vortheile zugestehen wollen, welche von dem betreffenden Theile der meistbegiinstigten Nation eingerâumt sind oder in Zukunft eingeràumt werden.

Art. XXIII. Der gegenwartige Vertrag soll von den beiden vertragschliessenden Theilen ratifizirt und es sollen die Ratilications-Urkunden sobald als môglich in der Stadt Mexiko ausgetauscht werden.

Derselbe soll zehnJahip. von dem Tage der Auswechselung der Ratifications- Urkandeii :n gerechnet, in Kraft bleiben. Falls zwôlf Monate vor Ablauf dieser Frist jedoch keiner der vertragschliessenden Theile dem anderen seine Absicht, die Wirksamkeit des Vertrages aufhôren zu lassen, kundgegeben hat, so soll letzterer bis nach Ablauf eines Jahres von dem Tage ab, an welchem der eine oder der andere Theil ihn kiindigen sollte, verbindlich bleiben.

Zu Urkund dessen u. s. w.

Traité de commerce et de navigation, signé à Borne le 11 Décembre 1882.

Art. I. Il y aura entre Fltalie et la Belgique liberté réciproque de commerce, et les sujets de chacune des deux Hautes parties contractantes jouiront, dans toute Fétendue des territoires de l'autre, des mêmes droits, privilèges, libertés, faveurs, immunités et exemptions, en matière de commerce et de navigation, dont jouissent ou jouiront les nationaux.

Art. II. Les sujets de Tune des Hantes parties contractantes seront respectivement libres de régler, comme les nationaux, leurs affaires par eux-mêmes, ou de les confier aux

BELGIQUE ET ITALIE

1882 soins de toutes autres personnes, tels que courtiers, facteurs, agents ou interprètes.

Ils ne pourront être contraints dans leur choix, et ils ne seront tenus à payer aucun salaire ni aucune rétribution à ceux qu'ils n'auront pas jugé à propos d'employer à cet elîet, étant absolument facultatif aux vendeurs et acheteurs de contracter ensemble leur marché et de fixer le prix de toutes denrées ou marchandises importées ou destinées à l'exportation sous la condition de se conformer aux règlements et aux lois des douanes du pays.

Art. III. Les sujets de chacune des Hautes parties contractantes jouiront, dans les territoires de l'autre, de la plénitude des droits civils comme les nationaux.

En conséquence ils auront le droit d'y posséder des biens de toute espèce et d'en disposer de la même manière que les nationaux, par testament, donation ou autrement, et ils y jouiront du droit dé' recueillir et de transmettre les successions ab intestat ou testamentaires avec les mêmes formalités prescrites pour les nationaux par les lois du pays, et sans être assujettis, à raison de leur qualité d'étrangers, à aucun prélèvement ou impôt qui ne serait pas dû par les nationaux.

Art. ly. Les Hautes parties contractantes déclarent reconnaître mutuellement à toutes les compagnies et autres associations commerciales, industrielles, ou financières, constituées et autorisées suivant les lois particulières à l'un des deux pays, la faculté d'exercer tous leurs droits, et d'ester en justice devant les tribunaux, soit pour intenter une action, soit pour y défendre, dans toute l'étendue des États et possessions de l'autre puissance, sans autre condition que de se conformer aux lois desdits États et possessions.

Art. V. Les Italiens en Belgique et les Belges en Italie seront exempts tant du service militaire de terre ou de mer, que du service dans les Gardes ou Milices nationales, et ne pourront être assujettis, pour leurs propriétés mobilières ou immobilières, à d'autres charges, restrictions, taxes ou impôts que ceux auxquels seront soumis les nationaux eux-mêmes.

Art. yi. Seront considérés comme Italiens en Belgique, et comme Belges en Italie, les navires qui navigueront sous les pavillons respectifs et qui seront porteurs des papiers de bord et dès documents exigés par les lois de chacun des deux États pour la justification de la nationalité des bâtiments de commerce.

Art. yil. Les navires italiens qui entreront sur lest ou chargés en Belgique, ou qui en sortiront, et réciproquement les navires belges qui entreront sur lest ou chargés dans les

BELGIQUE ET ITALIE

États italiens, ou qui en sortiront, soit par mer, soit par 1882 rivières ou canaux, quel que soit le lieu de leur départ ou celui de leur destination, ne seront assujettis, tant à l'entrée qu'à la sortie et au passage, à des droits de tonnage, de port, de balisage, de pilotage, d'ancrage, de remorque, de fanal, d'écluse, de canaux, de quarantaine, de sauvetage, d'entrepôt, de navigation, de péage, enfin à des droits ou charges de quelque nature ou dénomination que ce soit, perçus ou établis, au nom et au profit du gouvernement, de fonctionnaires publics, de communes ou d'établissements quelconques autres ou plus forts que ceux qui sont actuellement ou pourront par la suite être imposés aux bâtiments nationaux à l'entrée, pendant leur séjour dans les ports, à leur sortie, ou dans le cours de leur navigation.

Art. VIII. En ce qui concerne le placement des navires, leur chargement et déchargement dans les ports, rades, hâvres et bassins et généralement pour toutes les formalités et dispositions quelconques auxquelles peuvent être soumis les navires de commerce, leur équipage et leur chargement, il est convenu qu'il ne sera accordé aux navires nationaux aucun privilège ni aucune faveur, qui ne le soit également à ceux de l'autre Etat, la volonté des Hautes parties contractantes étant que sous ce rapport aussi leurs bâtiments soient sur le pied d'une parfaite égalité.

Art. IX. Les objets de toute nature importés dans les ports de la Belgique sous pavillon italien, quelle que soit leur origine et de quelque pays qu'ait lieu l'importation, n'acquitteront d'autres ni de plus forts droits d'entrée, et ne seront assujettis à d'autres charges que s'ils étaient importés sous pavillon belge.

Réciproquement les objets de toute nature importés dans les ports italiens sous pavillon belge qu'elle que soit leur origine et de quelque pays qu'ait lieu l'importation, n'acquitteront d'autres ni de plus forts droits d'entrée, et ne seront assujettis à d'autres charges que s'ils étaient importés sous pavillon italien.

Les objets de toute nature exportés par navires italiens ou par navires belges de port de l'un des deux États, vers quelque pays que ce soii, ne seront pas assujettis à des droits ou à des formalités autres que les formalités ou les droits imposés à l'exportation par pavillon national.

Les primes, restitutions, ou autres faveurs de même nature, qui pourraient être accordées dans les États des deux parties contractantes à des marchandises importées ou exportées par navires nationaux, seront aussi et de la même manière accordées

BELGIQUE ET ITALIE

1882 aux marchandises importées dans F un des deux pays sur les navires de Tautre, ou exportées de F un des deux pays par les navires de Tautre vers quelque destination que ce soit.

Art. X. Les marchandises importées dans les ports d'Italie ou de la Belgique par les navires de Tun ou de Tautre État pourront être mises en entrepôt, livrées au transit ou à la réexportation, sans être assujetties à des droits d'entrepôt, de magasinage, vérification, de surveillance ou à d'autres charges de même nature plus fortes que celles auxquelles seront soumises les marchandises apportées par navires nationaux.

Art. XI. Les navires italiens entrant dans un port de Belgique et réciproquement les navires belges entrant dans un port d'Italie, et qui n'y viendraient débarquer qu'une partie de leur cargaison , pourront , en se conformant toutefois aux lois et règlements des États respectifs, conserver à bord la partie de la cargaison qui serait destinée à un autre port, soit du même pays, soit d'un autre, et la réexporter sans être astreints à payer pour cette dernière partie de leur cargaison aucun droit de douane, sauf ceux de surveillance, lesquels d'ailleurs ne pourront mutuellement être perçus qu'au taux fixé pour la navigation nationale.

Art. XII. Il est fait exception aux dispositions du présent traité pour le cabotage, dont le régime demeure soumis aux lois qui sont ou seront en vigueur dans les deux pays.

Art. XIII. Ni l'une ni l'autre des deux parties contractantes n'imposera sur la marchandise provenant du sol, de l'industrie ou des entrepôts de l'autre partie, d'autres ni de plus forts droits d'importation ou de réexportation que ceux qui sont ou seront imposés sur les mêmes marchandises provenant de tout autre État étranger.

Il ne sera imposé, sur les marchandises exportées de l'un des deux pays vers l'autre, d'autres ni de plus forts droits que si elles étaient exportées vers tout autre pays étranger.

Ces dispositions s'appliquent aux marchandises qui seront expédiées de l'un des deux pays vers l'autre, tant par la voie maritime que par la voie de terre, en empruntant le territoire d'un État intermédiaire.

Aucune restriction, aucune prohibition d'importation ou d'exportation n'aura lieu dans le commerce réciproque des parties contractantes, qu'elle ne soit également étendue à toutes les autres nations.

Il n'est fait exception à cette disposition qu'en ce qui concerne les mesures spéciales que les deux pays se réservent d'établir dans un but sanitaire ou en vue d'événements de guerre.

BELGIQUE ET ITALIE

Les Hautes parties contractantes ne pourront accorder aucun 1882 privilège, faveur ou immunité concernant le commerce ou la navigation à aucun autre État, qui ne soit aussi, et à Finstant, étendu à leurs sujets respectifs.

Art. XIV. Les marchandises de toute nature, venant de l'un des deux États ou y allant, seront réciproquement exemptes dans l'autre État de tout droit de transit.

Toutefois la prohibition est maintenue pour la poudre à tirer, et les deux Hautes parties contractantes se réservent de soumettre à des autorisations spéciales le transit des armes de guerre.

Le traitement de la nation la plus favorisée est réciproquement garanti à chacun des deux pays pour tout ce qui concerne le transit.

Art. XV. Les voyageurs de commerce italiens, voyageant en Belgique pour compte d'une maison établie en Italie seront traités, quant à la patente, comme les voyageurs nationaux ou comme ceux de la nation la plus favorisée.

Il en sera de même pour les voyageurs belges en Italie.

Art. XVI. Les objets passibles d'un droit d'entrée qui servent d'échantillons, et qui sont importés en Italie par des commis voyageurs de maisons belges, ou en Belgique par des commis vo5^ageurs de maisons italiennes, seront, de part et d'autre, admis en franchise temporaire moyennant les formalités de douane nécessaire pour en assurer la réexportation ou la réintégration en entrepôt; ces formalités seront les mêmes en Italie et en Belgique, et elles seront réglées d'un commun accord entre les deux gouvernements.

Art. XVII. En attendant qu'un arrangement spécial ait réglé la matière, les sujets de chacune des Hautes parties contractantes jouiront, dans les États de l'autre, de la même protection que les nationaux, pour tout ce qui concerne la propriété des marques de fabrique ou de commerce, ainsi que des dessins ou modèles industriels et de fabriques de toute espèce.

Le droit exclusif d'exploiter un dessin ou m,odèle industriel ou de fabrique ne peut avoir, au profit des Italiens en Belgique, et réciproquement au profit des Belges en Italie, une durée plus longue que celle fixée par la loi du pays à l'égard des nationaux.

Si le dessin ou modèle industriel ou de fabrique appartient au domaine public dans le pays d'origine, il ne peut être l'objet d'une jouissance exclusive dans l'autre pays.

Les dispositions des deux paragraphes qui précèdent sont applicables aux marques de fabrique ou de commerce.

BELGIQUE ET ITALIE

1882 Les droits des citoyens de l'une des Hautes parties contractantes dans les Etats de F autre ne sont . pas subordonnés à l'obligation d'y exploiter les modèles ou dessins industriels ou de fabrique.

Les Italiens ne pourront revendiquer en Belgique la propriété exclusive d'une marque, d'un modèle, ou d'un dessin, s'ils ne se sont préalablement conformés aux lois et aux règlements sur cette matière qui sont ou seront en vigueur en Belgique.

Réciproquement les Belges ne pourront revendiquer dans le royaume d'Italie la propriété exclusive d'une marque, d'un modèle ou d'un dessin, s'ils ne se sont préalablement conformés aux règlements, s'il en existe, qui sont en vigueur pour le dépôt, par les nationaux, des marques, modèles ou dessins.

Il demeure entendu que les marques de fabrique auxquelles s'appliquent les dispositions de cet article sont celles qui dans les deux pays sont légitimement acquises aux industriels ou négociants qui en usent, c'est-à-dire que le caractère d'une marque italienne doit être apprécié d'après la loi italienne, de même que celui d'une marque belge doit être jugé d'après la loi belge.

Art. X VIII. Les navires, marchandises, effets appartenant aux sujets italiens ou belges, qui auraient été pris par des pirates dans les limites de la juridiction de l'une des deux parties contractantes, ou en haute mer, et qui seraient conduits ou trouvés dans les ports, rivières, rades, baies de la domination de l'autre partie contractante, seront remis à leurs propriétaires en payant, s'il y a lieu, les frais de reprise, qui seront déterminés par les tribunaux et sur la réclamation qui devra en être faite dans le délai de deux ans par les parties intéressées, par leurs fondés de pouvoirs, ou par les agents des gouvernements respectifs.

Art. XIX. Le présent traité entrera en vigueur le 1^^ janvier 1883 et demeurera obligatoire jusqu'au l^'^ février 1892, et même au delà jusqu'à l'expiration d'une année à partir du jour où l'une ou l'autre des Hautes parties contractantes l'aura dénoncé.

Toutefois, chacune des Hautes parties contractantes se réserve la faculté d'en faire cesser les effets le 1«^ janvier 1888, en le dénonçant douze mois avant cette date.

Art XX. Si quelque difficulté surgissait à l'occasion, soit de l'interprétation, soit de l'exécution des articles qui précèdent, les deux Hautes parties contractantes, après avoir épuisé tous les moyens d'arriver directement à un accord, s'engagent à s'en rapporter à la décision d'une commission d'arbitres.

BELGIQUE ET ITALIE

Cette commission sera composée d'un nombre égal d'arbitres 1882 choisis par les Hautes parties contractantes et d'un arbitre choisi par la commission elle même.

La procédure à suivre sera déterminée par les arbitres, à moins qu'une entente ne soit intervenue à cet égard entre le gouvernement italien et le gouvernement belge.

Art. XXI. Le présent traité sera ratifié par Sa Majesté le roi d'Italie et par Sa Majesté le roi des Belges, et les ratifications en seront échangées avant le 1®^ janvier 1883.

En foi de quoi etc.

Traité de commerce, signé à Berlin le 6 Janvier 1883; suivi de plusieurs annexes ainsi que d'un protocole final.

Art. I. Zwischen den Gebieten der beiden vertragschlies- 1883 senden Theile soll "voile Freiheit des Handels und der Schiffahrt bestehen.

Die Angehôrigen eines jeden der vertragschliessenden Theile sollen in dem Gebiete des anderen dieselben Rechte, Begunstigungen und Befreiungen in Ansehung des Handels und Verkehrs , der Schiffahrt und des Gewerbebetriebs geniessen, welche in eben diesem Gebiete die eigenen Staatsangehorigen und die Angehôrigen der meistbegilnstigten Nation geniessen werden.

Art. il Demgemâss sollen die Angehôrigen jedes der vertragschliessenden Theile gegenwârtig in dem Gebiete des anderen in gleichem Maasse wie die Einheimischen und die Angehôrigen der meistbegunstigten Nation befugt sein, an beliebigem Orte sich voriibergehend aufzuhalten oder dauernd niederzulassen, Grundstûcke jeder Art und Hâuser zu kaufen, oder dieselben ganz oder theilweise zu miethen und zu besitzen, iiberhaupt bewegliche und unbewegliche Gûter zu erwerben, dariiber durch Rechtsgeschafte jeder Art zu verfiigen, dieselben insbesondere zu verkaufen und zu vererben, sowie Erbschaften vermôge letzten Willens oder kraft Gesetzes zu erwerben; ailes dies Vorstehende, ohne hierzu einer besonderen Autorisation oder Genehmigung der Landesbehôrden zu bediirfen; sie sollen daselbst Handel und Gewerbe treiben, Geschafte jeder Art selbst oder vermittelst einer von ihnen gewâhlten Mittelsperson, allein

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