‹ Recueil méthodique de législation minéraleChapitre 69 sur 134 · CH;A.F*1TR.E I. — DE L’A-ÉRAOE ET DE LA SURVEILLANCE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

CH;A.F*1TR.E I. — DE L’A-ÉRAOE ET DE LA SURVEILLANCE GÉNÉRALE

Toute mine à grisou doit, pour être considérée comme pi’ésentant une organisation complète de l’exploitation sous le rapport de la sécurité, avoir au moins deux issues au jour, puits ou galerie, toutes les deux aménagées de manière à permettre la circulation des hommes.

RKonEMRNTS DIVERS. — L’arliclc 20 de la loi anglaise du lo août 1872 exige, en principe, que pour cliacune des couches exploitées il y ait au moins deux

(i) Voir le § I de la section II du projet de décret du 25 juillet 1895 et le titre X du projet de Itèglement-type de la même date.

UEGUEII. MKTÏIOniQUK

De ces deux issues, qui doivent ôtre séparées j)ar un niassir de roche sullisant, rime devra servir à Tentrée et l’autre à la sortie de Tair.

Klles devront être disposées de manière à ne pouvoir pas être coinpromises par un même accident.

XranDioins, Ui constitution d" un reiout* (Tuir jiuv L'étahiissarnonl dans la voie d*C7itrce unifjue (Tun cofn/)afdirnent, ^aine ou conduite (Cacca^e^ j>eut être admise

puits ou issues, fournissant, chacun séparément, aux ouvriers occupés dans la mine, le moyen d’entrer et de sortir ; ces deux issues doivent être séparées parmi massif de roche en place de 3 mètres au moins d’épaisseur.

Les articles 2:a, et <1^ ladite loi indiquent dans (juels cas et sous quelles conditions il lient être fait exception à cette règ‘le pour cause de travaux préparatoires, de pauvreté trop g^rande ou d’épuisement du gisement, ou par suite d’une autorisation s[)écialc de l’Administration.

Kn Helgi(|ue, l’article 8 de l’arrêté royal du mars i85o prescrit implici-

tement les deux issues, et, d’après Tarticle lo, « les voyons et /cernés ne peuvent être tolérés (|u’exceptionnellement et seulement pour des travaux préparatoires et de reconnaissance ».

Observations, — AL i. Tout moyen de faire circuler les ouvriers est acceptable, que ce soit par bennes librement suspendues, cages guidées ou échelles.

Al 2. Dans beaucoup d’installations récentes, les deux puits d’entrée et de sortie de Tair ont été systémalicjuement placés dans le voisinage immédiat l’un de l’autre.

Cette disposition, (lui peut être très avantageuse sous le rajiport de raménagement général, jieut jirésenter plusieurs inconvénients au point de vue d’un bon aérage. A moins (ju’on ne puisse avoir une séparation matérielle absolue entre les deux puits, ce qui pratiquement est ditlicilement réalisable, on doit toujours craindre, avec des puits très rapprochés, des pertes d’air plus ou moins considérables, quchpiefois énormes. Lorsque les retours d’air sont au même niveau que l’arrivée, une fausse manœuvre des portes, qui constituent généralement la seule séparation entre les puits, peut faire passer Tair directement <run x^uits à l’autre, sans ({ii ii serve à rien x)Our l’aérage. D’autre X)art, dans I cxploitation d’une couche x)lateuse, l’air ne j>eut être ainsi ramené à son])oint de départ sans un accroissement notable et jjartant nuisible de la longueur du circuit. Pour tous ces motifs, sur lesquels il serait inutile d’insister plus longuement ici, il convient de ne pas perdre de vue les avantages que ])eut présenter, <lans certains cas, ce que l’on a nommé Vaérage dia^onaly c’est-à-dire une disx)Osilion relative des oriiiees d’entrée et de sortie de l’air, telle que le courant tende naturellement à s’établir et à se maintenir de l’un à l’autre, en étant obligé de ])asser en entier d une extrémité à Tautre delà mine. D’où il suit que, toutes choses semblables, il y aura avantage, au point de vue de l’aérage, quand les conditions du gisement le x>ci'niettront, à avoir le puits de retour d’air j)lacé par rax)X30rt aux travaux, du coté opposé au puits d’entrée, chacun aux deux extrémités du champ d’exploitation et le premier en amont du second.

Al. 3. Cette règle a été insx)irée par les faits, à tous égards exceptionnels, constatés lors de l’accident survenu à TAgrax>x>c le 17 avril 1879 (1^ ; mais il y a d’autres circonstances, telles qu’un simx>le incendie de surface, contre lesquelles il sera toujours utile de se jirémunir.

Al. 4- Bien qu’en x^rincix>e on doive avoir normalement deux orifices dis-

(i) Voir Annales des mines , 1879, p. 276, note de MM. Mallard et Vicaire.

UK lÆGlSKATION MINKHAKE

3oi

quand le grisou est /icu ahondani. Les U^aeaux devroni alors èlre eondidts de manière à èlahlir aussilôt <iue jmssihle une cortnnunicalion entre le imils cl le siège d^exfdoL talion le /)lus eoisiî}.

Kn font ras, les ilis/)()sUions /a-isrs (Irrrant assurer au rom jiartlincnl ou à la conduite spèciale d’arrape la plus grande slahilité, un isolement romjdet ; et aux jtarois de la conduite ou <te la cloison t/ui dicise l’oucrap-e, une /lar/'aite étanchéité à l'air.

Les issues au jour <iui ne seraient pas utitisées jiour le serciec doivent être interdites d^une manièt^e ejfertiee et efjicaee.

Dans les mines sujettes ou exposées à des dégagements instantanés, on prendra à la surfaee les précautions nécessaires pour einj^éclier que le grisou sortant ou pouvant sortir de la mine par run quelconque des orifices, ne puisse s’enflammer à tout foyer, flamme ou lampe du voisinage.

tincts pour l’aérage, il peut y avoir telles circonsiances, notamment dans certains bassins où le fonçage’; des ])uits serait très difïicilc, qui justiiient, dans le cas de mines faiblement grisouteuses, rem|)loi el’un puits unique présentant un compartiment <le sortie d’air. Mais c’est une situation qu’on devra toujours s’efforcer de faire elisparaître le plus ])romptcment jxissible à mesure que les travaux se développeront.

11 est à peine besoin de faire observer (jue lorsqu’un j)uits unique aura été mis en communication avec une autre exploitation, l’aérage devra être organisé de façon à se faire par deux orifices distincts comme l’indique l’alinéa 2.

Al, 6. 11 va de soi que les portes ou barrages, (|ui peuveut être nécessaires pour l’exécution de la mesure qui fait l’objet de cet alinéa, doivent être à claire-voie, soit en bois, soit e.n fer, si l’orifice doit ou peut servir pour ^aérage. 11 faut que la fermeture, ainsi constituée, empêche eflicacenient tout accès dans la mine par imprudence ou inattention. Elle doit, en cas d’accident ou de sauvetage, pouvoir être, au besoin, promptement enlevée, notamment par des ouvriers qui, venant de l’intérieur, voudraient sortir au jour. Si spécialement l’on fait usage <le portes, il est désirable que ces portes puissent être ouvertes aisément de l’intérieur.

Les fermetures d’orifices au jour dont il s’agit ici répondent à un autre besoin que celui en vue duquel ont été prescrites des clôtures pour ])rotéger les orifices des puits, notamment dans les § § i3 et i4 de l’article 5i de la loi anglaise du 10 août 1872. Ces dernières clôtures sont nécessaires dans toute mine, qu’il y ait ou qu’il n’y ait })as de grisou.

Si les issues au jour de galeries donnant accès dans la mine devaient rester ouvertes pour le service, elles devraient être munies d’un écriteau bien apparent; au besoin, elles doivent être munies déportés qui seront fermées à clef les jours de chômage ou de suspension de travail.

L’accident du puits de l’Agrappe, à Frameries, et les autres accidents analogues, mentionnés par M. Arnould dans son étude sur les dégagements instantanés, montrent que dans les mines exposées à ces dégagements spontanés et considérables de grisou, il peut être utile de se prémunir contre la possibilité de l’inflammation, à la surface, du grisou, qui sortirait d’un quelconque des orifices. Dans les circonstances exceptionnelles où, pour les motifs susindiqués pu pour d’autres analogues, un pareil danger pourrait être à redouter, il serait utile de protéger par des toiles métalliques les feux et

IIEGUKIL MÉTHODIQUE

Tous les ou\ rag* * * §cs souterrains, accessibles aux ouvriers, doivent etre parcourus par un courant d’air continu et régulier, d’une vitesse et d’un volume siiflisarits pour diluer les gaz nuisibles et les rendre inollénsifs.

I^artout où les hotmnes peuvent être ujtjteiés à circiiier, les sections et galeries des chantiers doivent être étahties en consc(/uence, sans (/n'il /)uisse en résulter en un />oint (J uclcoF)(/ue de la section des vitesses suscejitibtes de rendre darif^ereiux VeiFiploi des la/njtes en usajf'e dans ^a mine. On évitera su /‘tout fjidune ^/‘ande vitesse j)uisse se produi/‘e avec u/ie di/‘ection j>ton^eante ou avec une i/‘/‘ég‘ula/‘ilé de //loiivet/ienl siiscepiihle d'u//p/‘iniei‘ de fortes vacillations à la Jla/n/ne des lampes.

Des précautions dans le maniement des Urmj/es doivent être j/rises aux o/djices des i^^aines d'aé/‘a^e, des joyaux, des ventilateurs à t)/‘as, etc.

Ilamiues du voisinage. De pareilles dispositions seraient particulièrement nécessaires pour les feux et llammes, d’éclairage ou de chauffage^ qui se

trouveraient dans le même bAliment que celui sous la toiture duquel débou-

cherait l’orilice du puits.

Le § I de l’article 5i de la loi anglaise du lo août 1872 exige que <c l’aérage soit constamment suflisant pour diluer et rendre inoiVensifs les gaz malfaisants ».

I de notre paragraj)he 3 est la reproduction à peu près textuelle de rarticle 2 du règlement belge de i85o. I/article i®** de ce règlement exige « un courant actif et régulier fl’air pur, dont la vitesse et le volume soient réglés en raison du nombre des ouvriers, <le l’étendue des travaux et des émanations naturelles <le la mine ».

L’instruction annexée à l’arrété royal belge du 17 juin i87(>, a signalé (§ 5) le <langer des « courants d’air rai)ides » et a recommandé que <c les lampes soient tenues, autant que possible, à l’abri de pareils courants, notamment de ceux produisant une forte vacillation de la tlamine ».

Le présent ])aragraphe renferme le princi])e fondamental de toute règlementation de mine à grisou.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler, à cette occasion, qu’il y a avantage, t)our faciliter et améliorer l’aérage, à réduire la longueur du circuit, ce à quoi on pourra arriver en pla(;ant judicieusement les puits d’entrée et de sortie ainsi qu’on l’a indiqué à jiropos de l’article

Le présent i>aragraj)hc ne diffère de la règlementation anglaise que par les recommandations spéciales faites contre les vitesses dangereuses, recommandations qui se retrouvent, en i>rincipe tout au moins, dans la réglementation belge la plus récente.

11 va de soi qu’il n’y a lieu de se prémunir contre les vitesses dangereuses, comme l’indique sulïisamment Val. 3, que dans les galeries et puits où circulent des hommes avec leurs lampes. On ne doit, d’ailleurs, pas perdre de vue que la variation de la vitesse est parfois très considérable dans les divers points de la section droite d’une galerie, et par suite on devra s’attacher non pas seulement à avoir une vitesse moyenne convenable, mais encore à éviter toutes exagérations de vitesse dangereuses dans tous les points de la section accessibles aux lampes.

C’est particulièrement pour les retours d’air, — dans le cas où on y circule, — plus exposés à être contaminés par le gaz, que toutes ces recommandations prennent une plus grande importance.

11 n’est pas possible de donner des règles précises sur la quantité d’air

UK KKGISLATION MINKUAKK

On prendra c^alenicnl les dispositions nécessaires pour éviter ([ue des vitesses

excessives, surtout avec des (tireetioîis pton^eanles, puissent être accidentetleinent

déterminées par des ouvertures ou fermetures de /fortes, des reprises d'épuisenicnt ou toute (Ultime cause.

Si Taérage est assuré uniquement par un ventilateur, l’appareil ne

devra être arrêté que les jours de chômage de l’exploitation.

( Avant tout arrêt, des mesures devront être prises pour s’assurer

(ju’il n’y a plus personne dans la mine, à moins que l’aérage naturel ne suflise à assurer une ventilation appropriée pour les ouvriers qu’il y f aurait lieu de maintenir exceptionnellenient dans la mine pendant cet J arrêt.

Tout arrêt accidentel doit être porté le plus tôt possible à la con-

I naissance des ingénieurs et inaîtres-mineurs afin qu’ils aient à prendre

f les mesures nécessaires ]>our mettre, le cas échéant, les ouvriers en I sûreté ; il devra être, en même temps, signalé aux recettes des puits I d’extraction.

^ Les ventilateurs arrêtés pendant le chômage de l’exploitation doi-

ï vent être remis en mouvement un certain nombre d’heures avant la f rentrée des ouv riers dans les travaux.

frais à faire passer dans une mine ; cela dépend non seulement de la produc-

i tion de la mine, mais encore de rabondance du dégagement du grisou. A titre

? d'indications, on j)eut mentionner la règle, assez généralement admise en

t Belgique, d’une cjuantité de 3o à 5o litres f)ar ouvrier, ou de 3o à 4o litres par

1 tonne extraite ; étant entendu que ces quantités se rapportent à celles passant

f réellement et utilement dans les chantiers, c’est-à-dire déduction faite de

I toutes les inertes que peut subir l’air arrivant au fond du puits d’entrée. Ces

f données belges ne s’écartent pas beaucoup de celles indiquées par l’adminis-

tration française, de 5o à kx) litres i)ar tonne extraite, cette indication ayant été faite plus spécialement pour le volume total de l’air extrait. En somme, pour un cliantier donné, ce (ju’il importe, c’est d’avoir la quantité d’air nécessaire pour que le grisou n’y soit pas sensible, sans toutefois que la vitesse de l’air dépasse 12 mètres ou au j)lus. Dans les retours d’air où

il n’y a pas de circulation normale du iiersonnel, et où la vitesse peut être parfois J3lus considérable, on doit faire en sorte que la (juantité de grisou soit inférieure à 2 ou 3 p. 100, quantité énorme et déjà dangereuse.

L’interdiction d’arrêter le ventilateur en dehors des jours de chômage de

l’exploitation, ligure dans certains règlements particuliers de France et d’Angleterre.

L’arrêt du ventilateur, dans le courant de la journée, aux heures des repas ou aux changements de poste, jiour procéder, par exemple, au graissage, est une pratique qui peut présenter des dangers et qui a occasionné des accidents.

On peut, par une installation appropriée, graisser sans arrêter le ventilateur, et il conviendrait d’adopter généralement cette solution.

L’arrêt du ventilateur les jours de chômage permet de se rendre compte, à la visite de surveillance qui précède la rej^rise du travail, quels sont les chantiers les plus grisouteux et dans quelle mesure ils le sont.

UEGUK1I> MÉTHODIQUE

Les foyers d’aérage à demeure ne pourront être établis que sous l’observation des principes suivants :

i<> Ms doivent être alimentés par de l’air ptir, venant direetement de l’extérieur, sans avoir eireulé dans la mine ;

Les communications, établies pour le service entre la mine et le foyer ou sa conduite d’air frais, doivent être disposées de façon à ne jamais être désorganisées en cas d’explosion ;

3° IjC mélange des gaz du foyer et de l’air vicié de la mine ne devra s’clfectuer qu’à une distance sullisantc pour éviter sûrement toute inilammation.

Les travaux doivent être conduits de manière que les quartiers définitivement abandonnés ou même provisoii'cment arretés ne puissent pas créer de dangers pour les chantiers en activité.

Les travaux devront t'tre, autant (]uc possible, partagés en quartiers indépendants au point de vue de l’aérage.

Le nombre d’heures pendant lesquelles on doit faire tourner le ventilateur avant l’entrée <les ouvriers varie naturellement, suivant les conditions spéciales à chaejue mine, suivant rabondancc du dégagement du grisou, le volume et la vitesse de l’air qu’on fait circuler. Les règlements particuliers de Hessèges et de Lens indiquent dix heures.

11 peut être utile d’installer les ventilateurs <lc façon qu’on puisse les faire marcher dans les deux sens.

I/article 7 du règlement belge de i85o jirescrit que a l’exploitation ait lieu, autant que possible, par tranches prises successivement en descendant ».

(]et article <lu règlement belge est, de tous ceux qui figurent dans les règlements administratifs ou particuliers, le seul qui se rapporte à la conduite générale des travaux d’une mine à grisou. Or, il n’apparaît pas, en ce (jui concerne spécialement les dangers créés par le grisou, qu’une exploitation faite en remontant doive être, en principe, plus dangereuse qu’une exploitation faite en descendant, pourvu, bien entendu, que l’aérage soit convenablement et rationnellement organisé. Le ])résent paragraphe a pour but d’attirer l’attention sur une question im{>ortante : on doit éviter que le grisou qui peut exister ou qui peut se dégager de quartiers abandonnés ou provisoirement arretés ne reflue cl’une manièrs dangereuse, pour une cause ou pour une autre, dans les chantiers en activité.

Cela peut s’obtenir, suivant les circonstances, de plusieurs manières différentes, notamment en remblayant ou en noyant les travaux abandonnés, ou mieux encore en assurant au grisou, qui peut en provenir, un dégagement par des voies parfaitement séparées de celles fréquentées, et aboutissant directement aux retours d’air généraux ou, si la chose est possible, au jour.

\ J indépendance des quartiers^ dont traite le paragraphe 8, répond à une idée différente du principe classique de la division des courants ; celui-ci a

1>E EK(;iSI.AT10N MINKIIAT.K

cf tu; considérés cornnic cuni})iéU;tncnt indépendants, des (jtiartiers doivent être aérés /nir un circuit sjtéciai parctyiiru par de L'air n'ayant pas traversé d'autres tjuartiers, et dis/)osés de manière à ne pas êtiu; désorp^a nisés par une explosion survenant (tftns un uart iet* voisi/i.

On (tevra se jyrétniinir contre les eonséf/uences /yossihies d'un renverse/tien t de courant en cfis d'accident .

L’eiiseiuble et toutes parties des travaux devront etre disposés autant que possil:)le de manière que le courant d’air, dès qu’il a atteint un point grisouteux, n’ait plus à circuler en descendant dans des galeries notahlenient inclinées.

Si cependant l’air était dirigé constaininent en descendant jusqu’au puits de retour, il laudrail veiller d’une façon toute spéciale à ce que le grisou ne s’accumulât pas dans les cloches du toit.

svirtoul j>ovir but d’augmenter le volume d’air distribué; celle-là de créer des quartiers ejui soient à l’abri de tout accident survenant dans un quartier voisin.

Pour arriver à l’indépendance complète, cc qui constituerait la solution la meilleure, il faudrait que les voies d’entrée et de sortie de l’air fussent distinctes, pour chaque quartier, de l’entrée au jour à la sortie au jour; une grande exploitation se trouverait ainsi fractionnée en autant de mines tout à fait séparées au point de vue de l’aérage.

Cela n’est évidemment possible que dans certaines conditions de gisement. A défaut de la possibilité d’établir économiquement des voies d’entrée et de sortie d’air distinctes de l’orifice à la sortie, on doit chercher à réaliser l’indépendance des quartiers entre les puits d’entrée et de sortie qui resteront seuls communs aux divers quartiers. Finalement, si Ton y est astreint, on réalisera une indépendance moins complète encore, mais qu’il ne faut pas négliger, en brancliant les circuits d’aérage de chaque quartier sur des voies principales d’aérage communes à plusieurs.

Dans ces cas d’indépendance, plus ou moins réduite, les communications de service obligées entre les quartiers, communications dont le nombre d'ailleurs doit être aussi faible que possible, doivent faire l’objet d’une attention particulière. On doit toujours se préoccuper de concentrer, autant que possible, dans un seul quartier, les effets d’une explosion qui y surviendrait*

L’article 7 du règlement général belge de i85o porte que a sauf les exceptions autorisées par l’Administration, l’ensemble et toutes les parties des travaux seront disposés de manière à ne pas forcer à descendre un air plus ou moins chargé de gaz inflammables » ; en d’autres termes, cet article prescrit, d’une façon générale, ce que l’on a nommé Vaérage ascensionnel ou encore interdit ce que l’on nomme, en Belgique, Vaérag e à rabat-vent et Vaérage descendant, aérage à rabat-vent que l’on pourrait, par opposition au premier, appeler plutôt aérage descensionnel est celui dans lequel la circulation de l’air se fait continuellement en descendant le long des fronts de taille ; dans V aérage descendant, l’air, après avoir suivi ascensionnellenient le front de taille jusqu’au point le plus haut, est ramené, en descendant, par une voie de retour spéciale, aux galeries générales de retour.

I^a Commission a pensé que, sauf la difficulté jjcut-étre un peu plus grande de balayer les cloches avec un courant continuellement descensionnel, il imijorte peu que le courant soit continuellement ascensionnel ou conti-

no

llKCUKir. MKTIIOUIQUK

Kn tout cas, on doit soigneusement éviter que le courant d'air, après avoir été montant, devienne descendant : le point de cliangenient de sens étant un point critique où raccumulation du grisou est tout spécialement à redouter.

L’exploitation, dans son ensemble, ne devra pas être organisée par des travaux faits en remonte ùpartirdu niveau inférieur du courant d’air sans communication d’aérage avec le niveau supérieur.

On devra même considérer comme dangereux tout ouvrage isolé poussé dans ces conditions.

nuellemcnt descensioimel ; mais ce qui importe essentiellement, c’est que les travaux soient disposés de laçon à ne pas créer des changements, surtout des changements brusques, dans le sens adoi)té pour l’aérage. Il tendrait à se former, en effet, dans ces points hauts du circuit, une accumulation du grisou qui pourrait être entraîné par l’air, sans être encore intimement mélangé avec lui.

Il va de soi cpie si l’aérage c‘St ascensionnel, ce (j[ui est préférable pour le motif indiqué ci-dessus, on ne pourrait pas considérer comme contraire au principe de la continuité de sens du courant, la circulation de l’air qui descendrait suivant la pente des galeries principales à faible inclinaison, comme celles que le roulage <les charbons ou des remblais peut amener à établir.

Ce paragraphe est la conséquence naturelle du paragraphe précédent et des observations qui l’accompagnent.

Sauf des circonstances tout à fait excef>lionnellcs, des ouvrages en remonte, avec aéfaffe descendant, tel qu’on l’a défini dans le paragraphe précédent, ne devraient être faits (pi’ù titre <le travaux j)réparatoires, isolés, tels que les percements nécessaires j)our réunir deux niveaux ou deux étages, et ces travaux préparatoires eux-mêmes <levront être faits, pour peu que la chose soit possible, en descendant plutôt (lu’en montant.

En tout cas, qu’il s’agisse de travaux d’exploitation proprement dits ou de travaux j>réparatoires, tout ouvrage montant à aénage descendant devra être l’objet, en raison du danger qu’il crée, de mesures de j)récaution et d’une surveillance spéciales .

S’il s’agit de travaux d’exploitation, comprenant, par exemple, plusieurs chantiers éclielonnés les uns à la suite des autres, pour lesquels certaines circonstances rendraient impossible une communication normale d^aérage avec le niveau supérieur, on devra : augmenter relativement le volume d’air attribué à ce quartier ; réduire le nombre d’ouvriers occupés ou la quantité de houille à abattre par poste ; veiller plus rigoureusement à rendre le courant d’air d’un tel quartier réellement indépendant, dans le sens attribué à ce mot au § 7, de ceux des autres quartiers en activité ou fréquentés ; se montrer beaucoup plus difficile pour l'emploi des explosifs, sinon même les interdire absolument ; enfin, pour pevi que l’ouvrage présente quelque danger, y attachera demeure un svirveillant spécial non intéressé dans le travail.

S’il s’agit d’un ouvrage isolé, préparatoire, d’un percement, en outre des conditions ci-dessus énumérées, on devra de plus se préoccuper d’amener l’air aussi près que possible du front d’avancement, notamment par une division de l’ouvrage, soit au moyen de galandages, soit au moyen de galeries conjuguées, qui constitue une dérivation du courant général. 11 sera bon, en pareils

DE lÆGlSLATIOX MINÉRAI.E

De pareils oiivi ajçes, lorsqu’il sera nécessaire d’y avoir exceptionnellciiicut recours, di vront être l’objet d’une surveillance toute spéciale pour que le grisou ne s’accumule i)as dans le cul-de-sac ainsi formé.

^ lo.

Le nombre des chantiers d’abatage en activité en même temps, sur un môme courant d’air, devra être proportionné au volume d’air, à la production des chantiers et au dégagement du grisou, de façon que l'air soit suilisammenl pur au dernier chantier.

Tout courant d’air notablement vicié devra être envoyé, le dIus directement possible, aux voies spéciales de retour, sans passer par d’autres chantiers fréquentés ou en activité.

On s'attachera à aérer sujjisaniment les chantiers les /fias reculés ])ar de Calr aussi parque possible porté flirectefnent ou a ppelé dans ces chantiers par des dis posi l ions a pj trop triées

Les remblais devront être tenus aussi serrés et aussi imperméables que possible en vue de ne pas laisser de vide au toit.

Ils devront suivre les fronts de taille à la moindre distance possible, en évitant toutefois les rétrécissements de nature à produire des vitesses dangereuses pour les lampes en usage.

cas, d'éviter l’emploi des petits ventilateurs à bras qui ne constituent qu'un mode d’aérage des plus précaires. S’il faut forcément recourir à ces petits appareils, on pourra avantageusement leur substituer de petits ventilateurs mus par de petites machines actionnées soit par de l’air comprimé, soit j>ar delà vapeur amenée de l’extérieur, soit par des transmissions électriques.

§ lo.

Les deux premiers alinéas de ce paragraphe ne font que délinir le principe, admis et pratiqué dans toute la Belgique comme essentiel, suivant lequel le nombre des tailles, échelonnées successivement et en activité à la fois sur un môme courant d’air, doit être limité en raison du dégagement du grisou, de façon que l’atmosphère du dernier chantier reste encore sullisainment pure.

IVautre part, le second alinéa ne fait qu’alïirmer, d’une façon plus nette, ce qui a été dit sur l’indépendance des courants d’air au 7.

Quant au dernier alinéa, ce n’est, pour ainsi dire, qu'une répétition des règles déjà énoncées d’une façon plus générale, notamment au § 3. 11 a paru toutefois utile d’attirer ici l’attention, d’une façon plus spéciale, sur les soins que réclame l’aérage des chantiers éloignés ; ce sont parfois ceux dont l’aérage laisse le plus à désirer, bien que ce soit souvent ceux qui i)réscntent les plus graves dangers.

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