‹ Recueil méthodique de législation minéraleChapitre 70 sur 134 · II · texte numérisé non relu

II

Les deux premiers alinéas de ce paragraphe ne sont, à peu de chose près, que la reproduction des articles 4 et 5 du règlement général belge de 1800.

On n’entend pas, par ce paragraphe ii, poser en règle que toute mine à grisou doit être exploitée avec remblais complets. 11 est des circonstances particulières qui expliquent que l’on exploite parfois sans remblais. Mais on

HF:CUK1L MKTIIODIQIJE

On ne (/oit /nts laisser accuniuler dans une laiLie une f/uanlité de charbon assez grande pour empêcher la libre circulation de l'air à front.

Les travaux seront disposés de manière a limiter le plus possible le nombre des portes nécessaires à la direction et à la division du courant d’air.

Toute porte destinée à la division ou à la répartition de l’air sera munie d’un guichet, établi à la partie supérieure, dont l’ouverture sera réglée en raison des l)esoins.

I^es portes doivent être établies de façon à se refermer d’ellesmémcs.

Celles qui sont temporairement sans usage devront être enlevées de leurs gonds.

En tout point où il importe de réaliser une obturation aussi complète que possible, comme aux points où la circulation oblige à ouvrir très fréquemment une porte essentielle a la l>onne distribution du courant d’air, les portes d’aérage devront être au nombre de deux laissant entre elles un intervalle sullisant pour que l'une au moins des deux reste toujours positivement fermée : elles devront être gardées toutes les fois que cela sera nécessaire.

Toute mine doit avoir :

Des appareils pour la surveillance et le contrôle de l’aérage ;

î2° Un plan spécial d’aérage ;

devra, autant que faire se pourra, donner la préférence à rexploitalion avec remblais ; et les remblais, formant une masse continue, <levront être préférés aux murs élevés de distance en distance, laissant entre eux des espaces vides où le grisou peut s’accumuler.

I^es principes, d’ailleurs incontestés, de la réduction au minimum <lu nombre des portes et du doublement des j)ortes princii>ales ont été indiques dans Tarlicle (> <lu règlement général belge de i85o. On ne saurait assez vivement insister sur cette remarque qu’une porte créiî toujours un point délicat dans une mine à grisou.

I^’usage le plus ré])an<lu est de mettre les guichets de répartition à la sortie <le l’air : cette j)rafique, cpii a ses avantages au point de vue de la commodité et de la régularité de la répartition de l’air, n’est pas sans inconvénient. Du grisou peut s’accumuler dans le point mort formé en aval du guichet. Aussi s’explique-t-on que le règlement général autrichien ait prescrit de x^lacer toujours les guichets dans les voies d’entrée, où d’ailleurs le contrôle et la surveillance sont plus fréquents et plus faciles.

La Commission s’est proposé de résumer dans ce paragraphe toutes les règles et les principes suivant lesquels devraient être organisés le contrôle et la surveillance de l’aérage de toute mine, quel que soit le mode de j>rodüction du courant d’air qui y est adopté, naturel, t)ar foyers ou par ventilateurs.

DK DKDISKATION MINKKALK

3° Un registre sur lequel on consignera le résultat des observations périodiques laites sur l’aérage «les travaux.

Le pliin d’tiérap;e, qui sera tenu à Jour, portera la déliinitalion des quartiers fcrisouleu.y ou de ceux dutis les(jueLs eerluiris l y'/tes de Lampes peueeni être seuls em ployésy la direclion des eoueanls et de leues suhdUdsioiis^ la sil nation des portes d'aéra^e^ en distinguant tes j)ortes obturantes ou de direction, des portes à guichet ou de répartition ; il donnera tes sections des jL»'ateries, la position des bar râpées, cette des stations dejau^ireapre; on jr ifidif/uera^ en outre, tes poi/its (rarrèt et tes stations de rattuma^e des lampes, dont il s<*ra uttéideurement (f uest ion.

On consignera sjtécialement sur le registre (Vaérap^e tes résu ttats des jau^ea^es perdodif/ lies J'fiits à c/irif/ue station ; on y' portera, la vitesse et te volume obsei^vé^s en indiquant par quels moyens et par ((nets opérateurs les observations ont été faites, Oes jaup;’eap;‘es devront être relevés sur tes courants /)rincipaiix et sur les courants

La pratique des observations anéinométriques périodiques consignées sur un registre d’aérage est ol>ligatoire et j)ratiqué dans toute l’Angleterre.

La forme à donner aux plans spéciaux d’aérage peut varier suivant l’allure du gisement : ce sont des croquis indicatifs dont il s’agit plus que des plans proprement dits. 11 importe seulement que ces plans donnent, complètenieiit et sans confusion, tous les éléments caractérisli([ues de l’aérage d’une mine indiqués par notre article, ce à quoi il est relativement aisé d’arriver, par l’emploi de signes conventionnels, par exemple,

I^es mesures anéinométriques ne doivent j)as avoir pour but de faire connaître seulement le volume total de l’air à l’entrée ou à la sortie de la mine ou au bas des puits, mais surtout les volumes circulant utilement dans un quartier et même dans un chantier donnés : c’est dans un ])areil ordre d’idées qu’elles doivent être organisées et faites régulièrement.

En insistant, comme elle l’a fait, sur l’opération même des jaugeages, la Commission a voulu jirémunir contre les indications erronées qui pourraient résulter d’observations insullisantes, jiar suite notamment de la variation des vitesses dans une même section de jaugeage. Il faut que les observations soient organisées de façon à donner, d’une laeon sulïisamment exacte, la vitesse moyenne.

T^e plus important des api)areils de contrôle et de surveillance à établira demeure est un appareil j)ropre à faire connaître le volume de l’air en vin point convenablement choisi. On mentionnera ici, parmi ces appareils, celui imaginé par M. Murgue et décrit par lui dans les comptes-rendus mensuels de la Société de l’Industrie minérale (1880, j). 120), et le tube anémoniétrique de M. Bourdon : ce dernier appareil peut être rendu enregistreur en le combinant avec les ax^pareils mesureurs de dépression.

Pour avoir tous les éléments nécessaires à la connaissance complète de raérage d’une mine, il faut connaître, outre le volume d’air qui y circule, la dépression ou compression sous laquelle se fait l’aérage.

Dans les mines aérées par ventilateurs, cette mesure par appareils enregistreurs est chose facile et généralement pratiquée.

Dans les mines aérées par foyers ou naturellement, on peut tout aussi aisément mesurer, enregistrer, si l’on veut, la dépression au bas des puits ou des descenderies qui servent de voies d’entrée et de sortie de l’air, lorsque ces voies aboutissent au même niveau et dans un voisinage sulïîsant.

Hors ce cas, la seule ressource serait de faire la comparaison d’observations de baromètres convenablement installés et convenablement observés au fond et au jour, solution plus théorique que pratique.

En principe, l’observation continue des dépressions peut suppléer à toute

UKCUKII. MlVriIoniQUE

de chaijae <juai'lict\ de temps en temps, et une J'ois par mois au moins : ils seront J'aits en des jmints ([ui resteront invariaJdes autant que /iossihle, mais choisis en nombre et en situation tels que Von puisse être renseigné utilement sur Vétat de Vaéra^e de la mine dans son ensemble comme dans ses détails.

Des jau^'ca^es doivent être ép^alemenl J’aits aux chantiers et notamment aux fronts de taille des chantiers en traçage ou voisins de failles et de dérangements.

Toute mine devrait être munie d'un ajtpareil à demeure, enregistreur autant que jiossible, projtre à faire connaitre à chaque instant, avec une sujjisanle précision, le volume d'ail' circulant dans la mine.

Toute mine devrait, en outre, être munie, sauf impossibilité de Vinstaller, d'un appareil établi à demeure, enregistreur de ju'éJ'érence, projire d J'aire connaitre, il chaque instant, avec une suJJîsante jirécision, la dépression ou la compression produite, soit entre les points d'entrée et de sortie de l'air au jour, soit tout au moins entre les points d'entrée et de sortie de l'air dans les travaux.

Si la mine est aérée jiar un ventilateur, cet appareil devrait être muni d'un appa-

mesure directe de la vitesse d’un ventilateur : avec un appareil donné. Tune de ces quantités se déduit immédiatement de l’autre. Néanmoins, il y a intérêt et utilité, au point de vue de la surveillance même de l’état du ventilateur, de munir, en plus, toute machine de ventilateur <run appareil mesureur de vitesse. Un compteur <le tours, même enregistreur, ne j>eut donner d’utiles indications à cet égard (jiie s’il permet <le calculer la vitesse de la machine à un moment donné.

Un compteur de tours totalisateur est un simple appareil de surveillance du machiniste, aj^pareil qui n’aura même d’utilité réelle (jue si l’on en contrôle les indications à l’improvistc, à des intervalles irréguliers, sullisamment rapprochés.

Ua Commission n’a maintenu le principe' des observations thermométriques et barométriques d’une manière tout à lait subsidiaire que pour des motifs qu’elle a déjà eu occasion de faire connaître.

Que les variations thermomélriques aient une inlluence capitale sur l’aérage naturel, cela est bien évident, puisqvie ce sont les ditférences de température qui créent cet aérage. Dans les mines aérées par foyers ou par ventilateurs, leur inlluence est certaine encore en jirincipe ; mais l’importance en est de même ordre que l’action qui peut être produite, sur Taérage artiliciel créé dans la mine, par l’aérage naturel qui y existerait à défaut de cet aérage artiliciel, et, dans bien des cas, cette importance peut être déjà très faible, voire même insigniliante.

I/inlluence des variations barométriques sur le dégagement du grisou, ou plus généralement sur la constitution de l’atmosphère d’une mine à grisou, est au contraire très contestable, si tant est même qu’elle existe. Ua théorie n’en donne pas, a priori, une explication satisfaisante ; les observations pratiques, d’après lesquelles on a voulu l’établir, n’autorisent nullement jusqu’à x>réscnt, lorsqu’elles sont sainement inteiq^rétées, à admettre une pareille conclusion. Il semble qu’en général rinlluence des variations barométriques i>uisse tout au plus se faire sentir dans quelques points particuliers d’une mine t)l^cés dans des conditions spéciales. Il se peut aussi, dans quelques cas particuliers, que ces variations, par suite des vents qu’elles j)euvent déterminer, puissent exercer une inlluence dans certaines mines, aérées sous de faibles dépressions, et dont les orilices au jour seraient jdacés dans des orientations défavorables : ce cas pourrait notamment se présenter dans des mines à aérage naturel. Si, linalement, le principe des observations therinométriques et barométriques a été maintenu dans ce paragraphe, à ce titre subsidiaire, c’est plutôt pour provoquer de nouvelles études sur ce sujet que pour en faire la base de mesures de précaution à j^rendre le cas échéant.

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OK T.KGISI.ATION MINKHALK

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rcil cnrcf^istrciiv de la v Ite fisc ; à défaut, il pejil être iillle de le i mini r d\in coinpleur de tours, enre^'istreur de préférence.

Toutes autres indications directes sur^ Cétat de Vaérafre, que donneraient des dis/)ositions ou installations appropriées, seront consignées sur le registre (Taéra^Cy sur lequel on pourra notaninient porter les observations thernioniélriqiicsy baroniétriques et hxif'ro nié triques quotidiennes.

On ne devrait i)as, sauf j)our rexécution des travaux indispensables, tels que ceux demandés ])ar rétal>lisseinent de l’aérage ou un sauvetage, circuler, séjourner ou travailler dans tous les [)oints de la mine où le grisou marque à la lampe, sauf dans les mines où, au moment de l’abatage, le dégagement du gi*isou serait normalement si abondant qu’il serait impossible qu’il ne marquai pas à la lampe malgré toute l’activ ité donnée a l’aérage et une limitation très étroite du nombre de chantiers tenus à la fois en activité.

Dans chaque exploitation, il devra y avoir un nombre d’agents, déterminé d’après l’étendue et la nature d(‘s travaux, l’abondance du gaz et le degré de sécurité du système delà ventilation, lesquels seront chargés de la recherche, de la constatation et de la sui*veillance du grisou, soit exclusivement, soit concurremment avec la svirveillance ordinaire du ti'avail.

Ces ag'cnts devront surveiller notaninient les couj^onnes des ^'aleries^ anfrac-

C’est à un point de vue analogue qu’on a parlé des observations hygrométriques qu’il pourrait y avoir intérêt à faire dans les travaux pour reconnaître l’inhuence de Thumidité de l’air sur la mise en suspension des poussières.

La Commission estime que le principe de ne pas travailler dans le grisou est celui qui doit dominer dans toute exploitation de mine à grisou : il ne peut y être admis des exceptions que pour des travaux tout à fait spéciaux ou, dans l’exploitation courante, pour certaines mines où le dégagement normal du gaz est exceptionnellement abondant dans certains quartiers et à certains moments du travail.

La lampe marque dans un point d’une mine, lorsque l’auréole bleue caractéristique est perceptible dans l’atmos^^hère du chantier en baissant la mèche ou faisant petit feu suivant la manière bien connue de rechercher le grisou, ce qui revient à dire lorsque l’atmosphère tient déjà 2 à 3 p. 100 de grisou.

11 va de soi que l’on ne pourrait i)as dire que le grisou marque à lalamx^e dans un chantier où sa présence ne serait qu’accidentelle, <lans quelques petites cloches, et en volume sans importance.

Sur les observations qui lui ont été j^résentées par les exploitants, la Commission a pensé qu’il n’y avait pas intérêt à poser, en thèse générale, le princijie de surveillants spéciaux d’aérage, agents occupés exclusivement de cette besogne, parallèlement aux agents de la surveillance ordinaire, mais

HECUEIT. MÉTIÏOnfQUK

liiosites^ i^ides, cloches, cl en ^•^‘éncral tons les points présentant des masses d’air sta^'nantes, j)rincipalement à la partie sn/térienre des excavations.

Ils seront, en outre, cfiarp^és :

7® De faire, dans les conditions ci-dessous relatées, la visite des chantiers avant Ventrée des ouvriers ;

2° De visiter, d’inspecter et de vétûfier toutes les voies d’aéra^e, cloisons, gaines, tuyaux, etc., de vérifier le service des portes d’ aérage et en général Vexécution de toutes les mesures relatives d la distribution de Vair.

Ils doivent :

l^arcourir f/^é(iuemmcnt, durant Le travail, les régions suspectes ;

Vaire évacuer* immédiatement tout chantier, quartier ou galerie qu’ils trouvel'aient dans un état danget*eux.

Les sur*veillants consigner*ont chaque jour, sur un t*egistre, les résultats de leurs tournées, visites et ohser*vations, en indiquant notamment les points et les conditions dans lesquels ils aui'ont constaté ta présence du grisou.

Le lendemain des jours de chômage ou après toute suspension de la ventilation générale, avant la reprise du travail et la rentrée des ouvriers, chaque chantier devra être l’objet d’une visite minutieuse faite en vue de constater l’état de ratmosphère.

Cette visite sera faite par les surveillants ou par des ouvriers spéciaux à ce désignés.

Chaque jour, toutes les fois qu’il y aura, entre deux postes consé-

sans avoir, comme ceux-ci, vine action directe sur les ouvriers. Sans méconnaître Tutilité <fuc pourraient avoir de pareils cJiercheurs de grisou, elle a pensé que, suivant les j)ratiques admises en Belgique, on ])Ourrait arriver à une surveillance de Taérage tout aussi bien faite avec le concours des agents ordinaires de la surveillance, j)ourvu que le ni)mbre de ceux-ci fût appioj)rié non seulement au nombre ^l’ouvriers occupés, mais encore aux dangers plus ou moins grands de la mine. Ce système', adopté en Belgique, s’il est appliqué sans [>arcimonie de personnel, en augmentant largement le nombre des agents de la surveillance avec les dangers de la mine, peut parfaitement sufîire, sans qu’on recoure h des agents spéciaux, tels qu’il en existe dans quelques mines, notamment en Allemagne, où ils sont <lésignés sous le nom de Wetteraiifseher.

% lO.

Il va de soi tout d’abord qu’il n’y a lieu de faire procéder à une visite spéciale préalable à l’entrée des ouvriers que s’il y a suspension de travail et abandon de la mine, entre deux postes, pendant plus ou moins longtemps, quelques heures au moins. S’il y a continuité dans le travail, les visites ordinaires des surveillants pendant le travail peuvent et doivent sulHre.

Les systèmes j)ratiqués pour les visites spéciales quotidiennes préalables à l’entrée des ouvriers sont assez variables :

En Angleterre, ce sont des agents de la surveillance qui visitent, chaque jour, toute la mine et chaque chantier ;

En Allemagne, des agents de la surveillance ne visitent chaque jour, avant rentrée des ouvriers, que les voies principales de la mine, et c’est le chef de chantier qui, avant l’entrée de ses camarades, fait la visite depuis la voie princij)ale jusqu’au chantier ;

Ailleurs, comme dans le Gard, il n’y a de visite normale par les agents de

DK r.KGIST.ATION MINKRALE

cutifs, une suspension d’exploitation plus ou moins longue, l’état de l’atmosphère de tout chantier devra etre soigneusement examiné avant la reprise du travail et la rentrée des ouvriers.

Cette visite pourra être faite par les surveillants ou par l’ouvrier faisant fonction de chef de chantier : elle devrait toujours être faite par un surveillant pour peu que le chantier fût suspect.

Les points d’arrêt qui ne doivent pas être franchis par les ouvriers, avant rime ou l’autre de ces visites, devront être bien connus des ouvriers et indiqués, s’il y a lieu, d’une manière ostensible.

Dans tout chantier oii un surveillant aura procédé à une des visites précitées, il sera bon qu’il laisse une marque apparente de son inspection.

Lorsque la présence du grisou aura été constatée en quantité inquiétante dans un ouvrage, on devra prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires poui* assainir le point dangereux.

En attendant qu'une fermeture ellèctive et elïicace ait pu être posée pour en défendre l’entrée, si elle ne peut être gardée, cette entrée devra être, tout au moins, interdite par un écriteau ou un signal apparent, d’une signification bien connue.

L’accès de tout ouvrage contenant ou pouvant contenir du grisou, qui serait abandonné provisoirement et tenu en dehors des visites, doit également être interdit })ar une fermeture effective et elïicace, alors

surveillance que les lundis et lendemains de jours de chômage ; on s’en remet au chef de chantier i)our la visite quotidienne <lu chantier.

11 a paru à la Commission qu’il sulïisait de poser le principe général de la visite quotidienne préalable à la rej)rise du travail, sauf à laisser, suivant les bassins et leurs habitudes, une certaine latitude dans la manière de faire exécuter cette visite, mais en insistant plus spécialement, ce qui va de soi, sur les chantiers suspects^ c’est-à-dire sur ceux où le gaz se dégage avec une certaine abondance ou dans lesquels il pourrait s’être accumulé.

Des écriteaux placés d’une façon bien apparente, comme en Angleterre, ou de grandes croix blanches peintes sur les parois, comme en Allemagne, peuvent très bien servir à désigner à l’intérieur de la mine les points d’arrêt.

Dans le cas prévu par le paragraphe 17, le premier devoir est de prendre des mesures immédiates et énergiques pour chercher à assainir un point qui présente une pareille cause de dangers et pour en rendre l’accès possible aussitôt que faire se pourra , et c’est ce que la Commission a voulu bien mettre en évidence.

Il va de soi que le surveillant qui, dans la visite préalable du matin, doit condamner l’accès d’un chantier ou doit le foire évacuer, ne pourra pas toujours faire poser immédiatement la fermeture en bois ou en fer qui en empêche sûrement l’accès : dans ce cas, il doit interdire l’accès de rouvrage et donner avis à quiconque se présenterait, par un signal d’une signification bien connue, deux bois en croix, etc.

En dehors des ouvrages qui doivent être évacués par suite d’irruption

RECUKIT. MKTIIOniQUE

iiiêiiio cjiio l’ouvrcigc coiisidcrc iio soi*Rit pus coniplctoiiiont en cichoi*s de la circulation du coui*ant d air.

Toutes les fois que rabandon d’un ouvrage grisouteux est définitif, il convient de le remblayer. A défaut d’un remblai complet, l’entrée doit être condamnée par un ou plusieurs barrages bien étanches, eu remblais ou en maçonnerie.

S iH.

A tout chantier, un ouvrier devrait faire les fonctions de chef : il sei*ait particuliérement chai*gé di* laii*e la visite du chantier avant le commencement du travail et 1 entrée de ses camarades, et d examiner, de temps eu tem]>s, l’état de l’atiuosiihére pendant la durée du poste. Kn cas de danger, il devrait faii-e sortir ses liomines, faire avertir les agents de la surveillance, et, jusqu’à 1 arrivée de ceux-ci, garder 1 enti*ée du cliantier j)our en interdire sûrement l’accès.

On doit faire précéder de sondages les chantiers dirigés vers d’anciens travaux ou vers des régions dans lesquelles on peut craindx'e des amas de grisou.

Au cas où le ti‘ou de sonde dénote la présence du grisou, on doit arrêter immédiatement le travail et prévenir l’ingénieur ou le maîtremineur qui aui'ont à prendi*e les mesures nécessaires.

Tout dégagement anormal pendant le sondage devra leur être signalé.

SDudaiuc ou Je trop grande abondance de grisou, certains quartiers ou chantiers, plus ou moins grisouteux, jieuvcnt être susjxendus j)lus ou moins longtemps j)ar des motifs d’ordre purement économiqu<‘. Ce sont <le j)areils ouvrages dont il s’agit plus spécialement dans le 3^ alinéa.

I^e réglement général autrichien {xrescrit, en cas de feimeture complète <l’un ouvrage i)ar un barrage étanche, <le munir l’ouvrage d’un tuyau, placé dans le haut du barrage, eu communication directe avec la voie de retour la plus voisine, et d’une conduite ])lacée dans le bas poussée jusqu’à l’extrémité rlc l’ouvrage fermé.

I^a pratî(jue du chef de chantier exerçant une certaine surveillance sur tout ce qui conc(‘rne le grisou et l’aérage du chantier et ayant, par suite, une certaine responsabilité est classique dans toutes les mines d’Allemagne. On la rencontre également, moins nettement établie peut-être, dans les mines <lu midi de la France. Dans l’ordre d’idées purement théoric^ue où s’est placée la Commission, elle ne jieut que maintenir ce principe, dont l’utilité a été reconnue partout, mais que les habitudes, des ditlicultés d’organisation ou autres paraissent avoir empêché d’adopter généralement.

On doit faire usage de la sonde, avec les précautions ci-dessus indiquées, quand on pousse un avancement non seulement vers de vieux travaux, mais encore vers toute région, telle qu’une partie dérangée de la couche ou une

I3B BKOISLATION MINKRABE

Les amas de g risou formés accidentellement en un i)oint quelconque des travaux ne doivent être dissipés qu’avec la ])lus grande prudence, en présence d'un maitre-mineur ou d’un surveillant spécial commis par lui, et seulement lorsqu’on a la certitude de ne j)as créer un danger sur le pai'cours de soi‘tie.

On évitei'a d ailleurs, avec le ])lus gi*and soin, au voisinage des lampes de si'ireté, toute manomvre susceptiljle d’imprimer à la flamme de fortes vacillations.

CHAF*ITRE II. — EMELOI DES EXEEOSIES.

L’usage des explosifs, étant la cause la plus fréquente d’accidents dans les mines à grisou, devra être restreint le plus jiossible.

Kn tout cas, il ne poui'ra être admis dans un ouvrage que sur l’autorisation du dii*ecteui* des travaux et sous rol>servation des dispositions suivantes.

faille, dans lacjuelle on a quelque raison de supposer qu’il existe du grisou en quantité considérable. Des trous de sonde peuvent même être avantageusement employés pour opérer un drainage préalable à l’avancement du chantier, dans des parties de couches exceptionnellement grisouteuses, ainsi que cela se pratique couramment en Belgique.

Cette prescription, empruntée aux règlements particuliers des mines de Bessèges, y a été insérée à la suite d’un accident (i) provoqué par le déplacement brusque d’une masse de grisou qui avait cheminé, sans se mêlera l’air, dans une galerie d’aérage où elle avait lini par s’enllammer sur une lampe à feu nu.

On s’est proposé, par le règlement général belge de i85o, de réduire le plus possible l’usage de la poudre dans les mines à grisou. D’après l’article i(>, a il est interdit pour ral)atage de la houille, sauf les exceptions qui seraient préalablement admises par l’Administration ». L’article 17 ne a le tolère que pour les travaux à la pierre et sous la réserve expresse de certaines conditions » dont les principales seront reproduites ci-dessous.

Une trop longue expérience n’a malheureusement que trop bien établi le danger de l’emploi des explosifs, particulièrement dans l’abatage du charbon ou le travail à la veine. Ce n’est pas seulement le grisou qui se trouve déjà au chantier et qui peut échapper à une visite même minutieuse qu’il faut craindre, mais aussi celui dont le dégagement peut être provoqué par l’abatage même du charbon que le coup de mine doit produire.

(i) Voir BiillcLui de la Société de rindiislrie minérale. Note de M. Parran, série, t. VII, p. 33i.

KKClJKir. MlVriU>niQUK

Les matières explosibles et tous outils nécessaires |)our leur emploi ne doivent être introduits dans la mine qu’avec une autoiâsation spéciale du maîti*e-minenr.

Les matières explosibles ne doivent être inti‘odiiitcs et conservées dans la mine que sous forme de cartouches fournies par l’Administralion de la mine, et dans des boîtes soij^neusement fermées.

Les caidouches ne doivent être délivrées qu’aux surveillants boutefeux ou aux ouvriers autorisés à faire ollice de boute-feux.

I^a })oudre, la dynamite et les amorces doivent éti*e isolées les unes des autres et tenues dans des boites spéciales.

On ne doit ])as porter ilans la mine, à moins d’une autorisation spéciale de l’ingénieur, plus de la consommation nécessaire pour vingt- (juatre heures de ti*avail environ.

Si l’usage des explosifs est interdit dans un chantier ou galerie, tous les outils nécessaires à ce travail devront être remontés au jour.

Aucun cou}> de mine ne devrait être tiré qu’aj>rès qu’on aurait constaté, avant de rallumei*, j)ar une visite minutieuse, l’absence de toutt‘ quantité de grisou appi*éciable à la lampe dans le chantier et dans le rayon du voisinage où sa présence pourrait être dangereuse.

Un des moyens certainement les plus pratiques et les plus sûrs d’empêcher les ouvriers d’employer la pomlre dans un ouvrage où on le leur a interdit, consiste à faire rt‘monter au jour les outils nécessaires pour ce travail. 11 va de soi que si l’interdiction d’employer la poudre dans un ouvrage était et <levait être tout à lait momentanée, il ne serait pas nécessaire de recourir à une i>areille mesure.

Ce doit être une règle primor<liale dans toute mine à grisou qu’aucun couj) de mine ne puisse être tiré, dans qnehiue circonstance et sons quelque prétexte que ce soity sans l’observation rigoureuse de la règle édictée par le premier alinéa. I^a laïujïte ne doit marquer nulle part tant au chantier même que sur tout le trajet que les llammes peuvent suivre ; c’est-à-dire qu’en aucun de ces points il ne doit se trouver plus de 3 à 4 P* de grisou.

Le tirage à la potnlre avec des quantités de grisou jdus faibles, que la la lampe par suite ne décélérait pas, ne ])Ourrait même être admis que lorsque le chantier ne contient j)as <le poussières facilement inllammables : en ce cas, ou il faut s’abstenir de tout tirage à la poudre, ou n’y procéder qu’avec un surcroît de précautions dont il sera ultérieurement question,

Kn dehors de l’examen du chantier et <les j)oints qui peuvent être atteints par la llanime, il faut aussi se préoccuper <lu grisou qui pourrait se trouver dans quelques chantiers ou galeries du voisinage assez rapprochés pour que la commotion du coup s’y fît sensiblement sentir ; il faut éviter en effet que cette commotion ne (létermine un brusque déplacement du gaz qui pourrait être projeté contre une lampe avec une vitesse sullisarite pour que l’inllanimation se propageât en dehors du tamis.

DK KKGISKATION MINKKAKE

Si i)lusieurs coups de mine ou volées de coups tirés à Félcctricité devaient se succéder, même à très court intei'vallc, la visite devrait avoir lieu avant rallumag-e de chaque coup ou le tirajçe de chaque volée.

Saul' les exceptions justifiées par la faible abondance du gaz, la natui'c du travail (un percement au i-ocher, ])ar exemple) ou autres motifs analogues, tout coup de mine devj'a éti-e allumé ])ar un agent spécial non intéressé dans le travail du chantier.

En ce cas, c'est pai‘ ce Ijoute-feu que devra être faite la visite préalable ci-«lessus spécifiét'; rallumage devraavoii- li(‘u, autant que i)ossiblc, loi'sque h‘S ouvriers du voisinage^se sei*ont retirés ; et môme, en cas de nécessité de tii*ag(' dans des ouvrages qui seraient dangereux, api'ès le }>oste, tout le j>ersonnel étant sorti.

Plusieurs graves acci<lenls survenus dans les miiu>s anglaises n’ont pas été attribués à d’au Ire cause.

Le priiici])!* du second «diuca si' retrouve dans divers règlenicnls des mines du bassin houiller de Valenciennes. H y a été inséré à la suite de plusieurs accidents survenus pour ik' j)as s’étre confornié à cette règle. D’une façon générale, on piait dire que la véridcatif)n de l’état de Tatniosphère doit être faite toutes les fois qu’on revient au chantier.

L’alluniagé <les couj)s de mine i)ar un boute-feu spécial est admis déjà dans plusieurs mines françaises telles celles de Hlauziy et diverses mines du bassin de Valenci(‘nnes. I/article 17 du règlement général belge de i85o en fait une ol)ligation pour le cas où le tirage à la })ou<lre est toléré dans les mines de ce pays.

On peut user de plus d(' latitude à cet égard j30ur tenir compte de certaines circonstances spéciales (|ui peuv ent se j)résenter, telles par exemple quedes chantiers extréinement dis[)ersés, dans un vaste champ d’exploitation, dans une couche faiblement grisoutcuse et fortement aérée, ou aussi en cas d’un trav^ers4)ancs fort éloigné <lu champ d’exploitation.

Dans ces circonstances, et autres analogues, où le tirage à la poudre ne pourrait jamais avoir de conséquences graves ou étendues, on conçoit qu’on laisse faire rallumage i)ar un des ouvriers du chantier, qu’il conv iendra de désigner spécialement, sauf à le bien choisir et à exercer sur de pareils chantiers une surveillance plus vigilante.

I^e second alinéa indique comment on j)ourra travailler à la poudre, en cas d’al)solue nécessité, dans les chantiers dangereux ou suspects, où, en bonne règle, on <lev rait s’abstenir de recourir à de tels moyens. Cette obligation de ne tirer, le cas échéant, que lorsque tout le poste est sorti, conduit forcément à employer, i)Our le tirage, des artifices permettant l’allumage à de très grandes distances et après un tem]is déterminé. Le tirage à l’électricité en donne les moyens. Mais, sauf dans le cas où l’on recourrait au courant de la pile comme source d’électricité, il ne faut pas oublier que l’emploi de l’électricité présente des dangers qui lui sont propres. Avec l’électricité statique ouïes courants d’induction, une interruption dans les lils, une dénudation de l'enveloppe extérieure peuvent donner lieu soit entre les extrémités <les conducteurs, soit entre ceux-ci et le sol, à des étincelles qui pourraient enllammer le grisou.

UECUKII. METHODIQUE

L\iiliirna^e devrait être fait par des fusées ou par tout autre artifice ne donnant /laSt de Jlaninie avant Texplosion,

Le feu set*a rnis aux fusées, iorsrjiiUrn einpLoiei'a ce mode (Valiurna^e des coups de mine, par des siihstanees f/iii ne donnent pas de Jlamme, telles que V amadou allumé au hriqiiet.

Oii devra être particulièrement attentif et [)rudent pour les cou])S en couronne; ils devront etre ëvilés, iiotaininent dans Tabatage du charbon, si Tou ne peut être absolument certain de l’absence de toute trace de grisou au toit.

Si le chantier contient des poussières charbonneuses, on ne devra procéder au tirage à la j)Oudre c|u'après avoir pris les précautions énoncées au chapitre IV.

C1IAF»ITRE III. — ÉCLAIRAGE.

Si la présence, permanente ou discontinue, du grisou n’était constatée que dans certains quartiers d'une mine, tandis que les autres sont complètement exempts de ce gaz, les mesures de précaution relatives à l’éclairage pourraient être restreintes aux quartiers grisouteux.

Dans ce cas, ces derniers seront délimités ; Tindication de la délimitation sera portée sur le plan d’aérage dont il est parlé au paragraphe i3.

Du moment qu’il n’a pas été possible jusqu’ici de trouver un moyen prati- <jue d’cmpécher la production des llammes au moment de l’explosion, tous les procédés (|ui permettraient d’éviter la production de la llamme seulement au moment de l’allumage ou avant l’explosion, ne présentent plus qu’un intérêt secondaire, à part la question, d’un tout autre ordre, du tirage à distance que certains procédés, tels que l’électricité, permettent de réaliser.

Pour l’allumage des fusées, l’amadou allumé au briquet est le seul procédé * jusqu’ici connu qui ne donne sûrement pas de flammes.

Si les fusées blanches bien fabriquées et correctement coupées ne donnent généralement pas de llamme, on sait que, dans certains cas, elles ont pu allumer le grisou. En tout cas, elles seront toujours préférables aux fusées goudronnées avec lesquelles la production de flammes est beaucoup plus fréquente.

Ce qui rend les coups en couronne particulièrement dangereux, c’est la difïîculté, sinon même l'impossibilité , malgré la meilleure volonté et la plus grande attention, de reconnaître le grisou qui peut exister dans cette zone supérieure. Aussi les coups en couronne sont-ils interdits d’une façon absolue dans les mines de Brassac ; ils sont interdits au charbon dans les mines de Lens et de Bruay ; à Blanzy ils ne sont admis qu’à o*“, 3o, au-dessous de la couronne.

L>K I-.ÉGISI^ATI0N MINKUAL.E

Tous les passagres d’un f/iiarlier ffrisouteii.x à un auartier

*niortt

bien connue.

b a j'rière infra nch issa b le.

Ceux f/ni lie sevaienl pas ulilisês pour le service devraient être fermés par une

^ c-,, e juaees pour empêcher l’introduction

de toute lampe d Jeu nu, comme de l ouïe lampe d’un type prohibé ou en mauvais état,

Le degré de sécurité ciu’olJrent les lampes pourrait être proportionné aux dangers que présentent les diverses parties de la mine, mais seulement dans le cas où des mesures s])éciales sulïisamment eflicaces pourraient être ])rises pour em])êcher, dans les quartiers où elles sont interdites, l’inti-odiiction de lampes pi'ésentant un degré de sécurité inférieur.

S aq.

Dans les mines ou quartiers de mines grisouteux. on ne devrait pas, sauf les exceptions ci-après formulées, se servir de lampes, telles que les lampes du type Davy, dans lesquelles le grisou enflammé dans l’inté-

On indiquera, dans rarticle suivant, les divers types de lampes qui paraissent, en l’état actuel, pouvoir être admis dans les diverses circonstances présentées par l’exploitation. On a voulu indiquer, par le présent para-

graphe, que des lampes d’une sécurité inférieure ne devraient être acceptées

que dans le cas où, par des mesures analogues à celles rappelées dans le paragraphe 27, on pourrait avoir une sulïisante certitude que de pareilles lampes ne seraient jamais introduites dans les points où leur emploi pourrait être considéré comme dangereux.

Si, dans le but de faciliter les progrès que l’avenir ne peut manquer d’apporter à l’éclairage des mines à grisou, il peut être bon de laisser aux exploitants la faculté de se servir de nouvelles lampes, on ne saurait trop leur recommander de ne les introduire dans la mine, à la place d’autres dont les avantages comme les défauts sont en quelque sorte consacrés par un long et universel emploi, qu’après que leur degré de sécurité aura été constaté par des expériences sérieuses faites par des personnes compétentes habiUiées à ces sortes de travaux.

La loi anglaise de 1872 (§ 7 de l’art. 5i) se borne à prescrire l’emploi d’une lampe de sûreté fermée à clef et ordonne que toute lampe de sûreté, avant qu’elle ne soit introduite dans la mine, soit examinée par une personne compétente, qui s’assure qu’elle est en bon état et fermée à clef.

En Belgique, l’arrêté royal du 17 juin 1876, a rendu obligatoire pour l’éclairage des mines à grisou une lampe Miieseler tjrpe^ alimentée à l’huile végétale, conforme à des dimensions données dans une annexe de l’arrêté.

Le paragraphe 29 pose également le principe de la condamnation, dans les mines à grisou, du type de lampes auquel appartient, entre autres, la lampe Davy.

11 serait inutile d’insister sur les motils de cette condamnation. Les expériences faites en Angleterre, à Saint-Etienne et en Belgique, ainsi que celles

HKCUKII. MKTH0131QUK

rieur ii’esl protégé, contre raclioii des courants d’air, que par une ou plusieurs toiles métalliques.

On pourrait ein[)loyer de semblables lampes dans les galeries qui seraient i*econnues ne j)ouvoir renlerincr du gaz qu’en })roj)ortion assez faible pour (jue ralmosphèi-e ne ])uisse, à aucun moment, y devenir inllammable, sauf dans les déi)endances immédiates des chantiers.

Des lampes de cettc' espece pourraient être mises enti*c les mains

qui oiil été répétées sous les yeux <le la Commission, déinoiitrent en effet (|u’une lamj)e, préservée seidement j>ar une toile métallique ayant 1^4 au centimètre carré, communique rapi<lement rinflammation au dehors, lors(]u’elle est placée dans le mélange le plus détonant possible d’air et de gaz d’éclairage, et (jue ce mélange gazeux vient chocpier la lampe avec une vitesse égale à i'“,7o par seconde.

On s’est assuré par des expériences précises, (pie la même lampe, placée dans le mélange le plus détonant possibh* d’air et de grisou, communicjue rinllammalion au dehors lorscjue 1(‘ mélange est animé d’unie vitesse égale à 2'“, 70 par secoinle environ.

La lampe du mineur peut, dans rinlérieiir des travaux, être souvent exposée à des courants d'air animés crime pareille vitesse, cl il est facile de concc'voir telles circonstances qui ne permettent pas à l’ouvrier, même le plus prudent et le plus exjiérimenté, de conjurer le passage de la flamme à travers les mailles de la toile métallique. On connaît de nombreux accidents que l’on peut attribuer avec certitude à cette cause.

Ce principe posé, la Commission, tout en croyant mauvais, d’une façon générale, le mélange de deux types de lampes dans une même mine, reconnaît parfaitement qu’on peut se servir du type condamné dans les circonstances et avec les mesures qui laissent sans danger l’exercice de cette faculté. De là les quelqvies exceptions admises par notre paragrajihe au })rincipe fondamental posé dans le j)remier alinéa. En dehors de ce qui concerne les tournées des nialtrc's-mineurs, ces exc(‘ptions ne paraissent guère devoir s’appliquer qu’aux grandes galeries de roulage formant voie d’entrée d’air, et pour des ouvriers (|ui n’auraient jamais à sortir de ci's galeries pour se rendre aux chantiers.

La Commission n’a pas cru devoir accueillir, en principe, l’exception prévue dans le projet de règlement des exploitants de la Loire pour les puits en fon(,*age et les galeries aquilV^res. Le motif invocfué à Saint-Etienne pour justifier cette exception, — les ruptures trop fréquentes du verre de la lampe Mueseler, — ne lui a jias paru sufïisamment établi, d’autant plus que la Commission pense qu’on j>eut éviter ces inconvénients avec des soins et des dispositions appropriés, soit dans l’emploi, soit dans la construction de la lampe, notamment par un rc'cuil convenable donné aux verres.

Les dangers auxquels peuvent exjjoser les lampes à simple toile métallique ne seraient pas entièrement conjurés si l’on se bornait à supprimer la partie inférieure du cylindre de toile métalli(j[uc en lui substituant un cylindre de verre. I..a lampe ainsi modifiée, que l’on nomme souvent lampe Boty, est la lampe Mueseler à laquelle on a enlevé son principal élément de sécurité, c’est-à-dire la cheminée centrale en forme de cône et la toile métallique horizontale qui la supporte. La lampe Boty présente cet avantage sur la lampes Mueseler de ne pas s’éteindre lorsqu’on lui donne une forte inclinaison. Placée dans un mélange explosible à l’état de repos, elle s’éteint, lorsque le mélange contient de 0 à 7 p. 100 de grisou, c’est-à-dire un peu avant la lampe Mueseler. Mais, lorsque le mélange détonant d’air et de grisou est animé d’une vitesse suijérieure à 5 mètres par seconde, la lampe Boty transmet l’inflammation au dehors. En superposant l’un sur l’autre deux cylindres de

1>K r.KGlSr.A TION MINKHAI.K

des maîtres-mine\irs ou des surveillants, lorsque le service dont ils sont charg-és l’exigera.

Les toiles métalliques de ces lampes auront au moins i44 mailles au centimètre carré, le (il ayant au minimum un tiers de millimètre de diamètre.

IL y aura lieu de surveiller la diniinulion qui peul survenir dans le diamètre du fil par un netloyapc prolonp-é, surloul lorsque le nelloya^e se fait en porlanl au roiig'c la toile îiiétallüjue.

toile iiictalliquc, la vitesse (jui chasse la nanime au deliors n’est pas notablement augmentée ; on ne l'ait que retarder le moment où ce phénomène se produit.

La lampe Boty présente donc un degré de sécurité notablement plus grand que celui des lampes à simple toile métallique ; toutelois, les dangers qu’elle présente ])araissent encore assez graves pour qu’on ne doive pas en admettre l’emploi dans les chantiers. Mais, si l’on veut user de la tolérance admise par la Commission et introduire dans les travaux, malgré les inconvénients sérieux de cette mesure, des lampes de deux systèmes difîérents, la lampe Boty sera employée avec un grand avantage dans toutes les de la mine où sont admises les lampes à simple toile métallique.

Avec la lampe Mueseler, tout danger de projection de la flamme en dehors de la toile métallique n’est pas évité. I^es membres de la Commission belge ont réalisé, dans leurs expériences, un ensemble de circonstances suscepti blés de produire ce phénomène. MM. Mallard et I^e Chatelier ont confirmé ces faits dans leurs recherches récentes. 11 ne faut donc pas regarder la lampe Mueseler comme un préservatif assuré contre les explosions provoquées par la lampe du mineur.

On doit la manier, comme toutes les autres lampes de sûreté, avec précaution et prudence, en évitant surtout de la soumettre à des courants rapides et changeant brusquement de sens ; les courants dirigés de haut en bas sont particulièrement à craindre.

Toutefois, la lampe Mueseler présente un degré de sécurité beaucoup plus grand que celui des lampes <lont il a été parlé plus haut, et il semble qu’une prudence, même médiocre, suffira toujours pour éviter que la lampe Mueseler ne x^rovoque une explosion dans un mélange détonant.

Elle s’éteint dans un mélange détonant d'air et de grisou lorsque la proportion de grisou est égale ou suj^érieure à 7 p. icx>. Le même phénomène se produit, bien que le mélange détonant soit animé d^unc vitesse considérable^ pourvu que cette vitesse soit uniforme et n’ait i)as une direction plongeante*

Mais la sécurité que donne la lanq>e Mueseler peut être beaucoup atténuée si l’on modifie d’une manière notable les dimensions des pièces essentielles, et particulièrement les dimensions du cône qui sert de cheminée et la position de ce cône dans l’intérieur de la lanix)e.

11 faut :

Que la cheminée soit sullisamment haute ;

20 Qu’elle soit sullisamment étroite, surtout à la partie supérieure ;

30 Qu’il y ait une distance suffisante entre la toile métallique horizontale et le niveau de l’orifice inférieur de la cheminée.

Un rapport spécial de MM. Mallard et Le Chatelier donne tous les renseignements utiles sur la construction des lampes de sûreté, les avantages et les inconvénients des différents types, de leurs dimensions et de leurs modifications : il a donc paru inutile d’insister plus longuement ici sur ce sujet (i).

(I) Une circulaire du 8 août 1889 invite les préfets à provoquer rabaïuloii et au besoin l’interdiction des laiiiiîes à cheminée et diaphragme.

UKCUEII. MKTHOJ>lQUK

Les lampes de sûreté sont fournies aux mineurs par Tadministration de la mine.

La lampe est remise chaque jour à l’ouvrier par le lampiste, avant la descente.

Elle lui est donnée en bon état et allumée ; l’ouvrier qui la reçoit doit rexaminer et vérifier que ces conditions sont remplies. Il peut, sauf décision contraire du inaitre-inineur, auquel le cas est soumis, refuser une lampe qui lui j>araitrait présenter quelques défectuosités.

Dans le cas où elle lui est remise ouverte, un surveillant si)écial s’assurera, avant la descente, (pi’elle a été fermée.

A partir de racceptation qu’il en a faite, l’ouvrier est responsable de sa lampe ; si elle est trouvée ouverte entre ses mains, il est considéré comme Tayaut ouverte lui-méme.

T^es lampes sont numérotées. Le lamj)iste doit ])ouvoir donner, aj>rès la descente, l’état nominatif des ouvriers auxquels il a donné une lampe ainsi que le numéro de la lampe qui a été remise à chacun d’eux •

La fermeture, dont il s’agit ici, peut être d’un mode ifiielconquc pourvu qu’elle satisfasse à cette condition que l’ouvrier soit matérielhnnent empêché d’ouvrir sa lampe, si ce n’est en recourant à des moyens violents ou frauduleux (i).

Deux systèmes, que le paragraphe a dû prévoir, sont en usage pour l’introduction des lampes dans les mines. Les lampes peuvent être remises fermées par les lampistes. Elles peuvent, au contraire, être remises ouvertes, et c’est aux ouvriers à les fermer : <lans ce cas, la fermeture doit être vérifiée par un agent spécial avant la descente dans la mine.

Le mode de distribution devrait être tel qu’il permît, à tout instant, de savoir quel est l’ouvrier possesseur d’une lampe d’un numéro donné. Divers moyens peuvent être employés dans ce but. Dans quelques mines, le même numéro est toujovirs réservé au même ouvrier; dans d’autres, on prend note, à mesure de la distribution, du numéro de la lampe donnée à un ouvrier. Ces deux systèmes peuvent d’aiUcurs être appliqués avec des variantes de détail, pointage sur des registres, inscriptions sur des tableaux en ardoise, emploi de jetons, etc... Tous les systèmes sont également acceptables, en principe, pourvu qu’ils satisfassent à la condition susindiquée.

Cette condition a d’ailleurs un double but: elle facilite la surveillance de l’emploi et rie l’entretien des lampes jiar les ouvriers ; puis, en cas d’accident, elle peut servir à donner les plus utiles indications à tous égards.

(i) Voir la circulaire du 8 août 1890.

DK LÉGISr^AïION M1NKKAL.K

Il doit être expressément interdit aux ouvriers qui pénètrent dans les mines ou quartiers de mines grisouteux, d’ouvrir leurs lampes et même d’avoir en leur possession un outil quelconque pouvant servir à les ouviâr.

Kn même tcmj)s que les prescriptions précédentes seraient portées il la connaissanee de tout ouvrier nouveau, il devrait lui être lait des recommandations spéciales pour l’emploi de sa lampe.

On peut lut recommander notamment :

De manier sa latn/>e avec précaution ; de ne pas Vexj)oser à des courants d'air trop K^ifs ; de ne pas produire dans Vair, en ap^ilant des vêtements ou par tout autre moyen, des mouvements violents susceptibles d'agiter la Jlamtne de la lampe.

On lui recommanderait en outre :

De ne pas exj)Oser sa lampe d être brisée ou détériorée ; de la susj)endre dans le chantier de manière qu'elle ne puisse être heurtée par l'outil, et assez solidement pour qu'elle ne soit pas exposée à tomber à terre.

Aux ouvriers munis d'une lampe Mueseler, on ferait connaître ([u'elle s'éteint assez vite lorsqu'elle est inclinée ; qu'elle .s'éteint aussi dans un air contenant du grisou en quantité explosible.

Aux ouvriers qui, par suite de circonstances spéciales, seraient munis exception-^ nellement d'une lampe Davy ou d'une lampe d'un système analogue, on ferait cou'^ naître le danger particulier qu'elle présente lorsqu'elle se remplit de Jlamme ou lorsque la toile devient rouge. On lui apprendrait que, lo7\sque cette circonstance se présente, il ne faut pas souffler sur la Jlamme ; qu'il faut au contraire la soustraire avec soin d tout courant d'air, l'agitei* le moins possible, la, recouvrir le mieux que l'on peut, avec les vêtements ou le chapeau, et abandonner immédiatement, mais sans précipitation, l'endroit dangereux on l'on se trouve.

On lui itidiqiiei'ait enfui les caractères au moyen desquels la lampe, quel qu'en soit le système, peut dévoiler la présence du gaz, en lui recommandajit de J'aire coîh^ pléter dans la mine son instruction sur ce point, comme sur tous les autres, soit par le maitre-mineur , soit par ses camai^ades.

Toute lampe éteinte accidentellement ou détériorée pendant le tra-* Vail doit être rapportée par Touvrier en un des points de la mine indiqués comme stations de rallumage, et qui doivent être choisis de telle sorte que l’atmosphère n’y puisse pas devenir grisouteuse*

Dans ces points serait placé un ouvrier muni d’une clef et préposé

En Belgique, dans le couchant de Mons, l’usage a prévalu de ne rcdlumer les lampes éteintes qu’à la lampistcrie du jour, et pareille obligation est imposée par l’Administration aux mines des autres bassins exposés aux dégagements instantanés. Partout ailleurs le rallumage ne se fait qu’aux accrochages du puits d’entrée d’air.

Dans beaucoup d’autres mines de France et de l’étranger, les stations de rallumage se trouvent à l’intérieur de la mine plus ou moins loin des accrochages. Dans quelques mines, on place simplement, en ces points, des clefs fixées à demeure par une chaîne ; tout ouvrier peut y ouvrir sa lampe. En

UKCUKII. MKTIIOUIQUE

au ralluiiiagc des lampes ou au remplaeement de celles qui lui seront apportées détériorées. Dans ce dernier cas, il prendrait note des ouvriers auxquels aurait été donnée une lampe de rechange.

hes ouvriers munis <l’une lampe tle sûreté doivent l’examiner fré- «picmment pour en constater l’état et apprécier les conditions de l’atmosj)lièrc au point oii ils se trouvent ; dans un cliantier, l’ouvrier laisant fonctions de chef est plus particulièrement chargé de cet examen.

Il devrait lui être prescrit, en particulier, lorsqu’il s’aperçoit que la (lamine des lampes s’allonge d’une manière notable, de procéder, en promenant sa lampe dans toutes les parties du chantier, à un examen attentif au point de vue du grisou. Si la présence de ce gaz n’est pas seulement limitée en quelques points, et en volume sans importance, mais si elle est à peu pi’ès générale, dans le chantier, il le fait évacuer et en réfère immédiatement au maitre-mincur, comme il est dit au paragraphe i8.

cœliaque ouvrier, au sortir Je la mine, doit rendre sa lampe au lampiste aux heures désignées. Si des lampes ne sont pas rentrées, aux heures fixées comme limites, le lampiste en informe immédiatement le maître*mineur.

A la réception des lampes, les lampistes doivent s’assurer si elles sont rendues fermées, les examiner et constater leurs dégradations, en présence des ouvriers, si la chose est possible.

Les lampes ne doivent jamais i^estcr dans les chantiers, même lorsque les ouvriers ne les quittent que momentanément.

Allemagne même, on trouve des mines plaçant, en outre, à coté de ces clefs, des lampes à feu nu fixées à demeure. De pareilles pratiques sont très discutables et peuvent offrir des dangers ou tout au moins des inconvénients de plus d\in genre. En j^rinciix', il devra toujours y avoir, aux stations de rallumage, un homme <|ui ail seul qualité pour ouvrir et fermer les lampes. Rien n’i'inpéche rrailleurs qu’entre temps cet homme puisse être occupé, en ce point, à un autre travail, tel cjuc la manœuvre, le graissage ou le marquage des wagons, etc.

Si le service est organisé de telle sorte qu'aux stations de rallumage on échange une lampe éteinte contre une lampe allumée, il serait bon que des mesures .appropriées fussent prises pour qu’il fût toujours satisfait à la condition indiquée à l’occasion <lu paragraphe 3:2, c’est-à-dire que l’on pût toujours savoir le nom de l’ouvrier correspondant à tout numéro de lampe en service et inversement.

Il serait l)on, pour éviter toute contestation, que les dégradations fussent constatées par le lampiste en présence de.s ouvriers ; mais il faudrait cependant éviter de retenir pour cela les ouvriers trop de temps après leur sortie de la mine*

.KCilSf.ATlOX MIXÉUAT.K

Les mines, ou lu [présence du grisou n’u pas été encore constatée, devraient être toujours pourvues d’un nombre suHisant de lampes de sûreté en bon état ; et, dans celles qui renferment des quartiers grisouteux, cha(]ue chet de |>oste des quai‘tiers qui paraissent encore exempts de gaz devrait être muni d’une lampe de sûreté.

CHAF»ITRE IV. — DES EOUSSIÈF^ES.

Dans les mines dont les charlions peuvent donner des poussières abondantes, sèches et ténues, il y aurait lieu de prendre les précautions suivantes :

I® Les voies principales de roulage doivent être tenues constamment humides ou mouillées ;

12* Aucun coup de mine ne devrait être tiré dans une partie sèche

11 faut qu’il y ait un nombre de lanij)es de sûreté suflisant j)our pouvoir, le cas échéant, procéder à un sauvetage.

Le chef de poste dont il est question dans ce paragraphe n’est pas le chef <le chantier au(|uel font allusion les jiarag'raphes 18 et 3(), mais le chef d’un quartier désigné, suivant les mines, sous l’appellation de maître-mineur, gouverneur, chef de poste, porion, etc.

M. W. Galloway a rendu obligatoires, dans les mines qu’il dirigeait en Angleterre, deux règles identiques à celles indiquées dans le § 89. Son règlement indique, en outre, que l’arrosage préalable à un coup de mine doit s’étendre dans un rayon de 9 mètres suivant la direction du coup et, le cas échéant, de 4 mètres dans la direction opposée.

Le règlement particulier des mines d’Epinac porte que « les poussières seront enlevées avec soin et les chemins et chantiers poussiéreux seront arrosés autant que possible, de manière que les poussières ne se trouvent, en aucun cas, en suspension par excès dans l’atmosi^hère de la mine ».

Celui des mines de Blanzy est ainsi conçu : « L’arrosage des chantiers d’abatage particulièrement poussiéreux et des galeries de roulage se fera au moyen de petites pompes portatives munies de leur réservoir. — Il sera procédé chaque jour et par quartier à cet arrosage après le poste à charbon, de façon que tous les quartiers soient arrosés au moins une fois par semaine. — L’arrosage sera pratiqué spécialement dans les galeries de roulage où passent des chevaux et l’on remjdacera aussi souvent qu’il sera nécessaire le ballast des chemins ».

On a également indiqué dans la Loire une distance de dix mètres comme celle dans le rayon de laquelle on devait arroser avant le tirage d’un coup de mine .

Bien que la question du rôle exact des poussières dans les explosions soit loin d’être complètement résolue et bien que des expériences et des

RKCUKIT. MKTIIODIQXJK

OU poussiéreuse avant qu’ont eut soig*neusement humecté le sol dans le rayon du voisinage oii le coup serait susceptible de soulever les poussières.

CHAmTRE V. — JDISEOSIXIONS DIVERSES EX DISEOSIXIONS

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