CHAPITRE KII
SDITE.
R(»eBT jpartif tfl lendenwitfl h ^ifitm tfetfras da matiti pour le efié^liffit de ta a&i»^*i^atmt. Sa âgaM empdfjuet^tr, 4ftif IrëihlH à TàpfMfi âtt terrible rdf^iiort ^ fil ntt efi^ stf^retHlHf ; éft ctvi ^« 1& vitkgë éf»t 6â ^Uf C«ïtrplet d'iwsurnctioa . Om toàlkit ^ fjdre tntsthér Ae â«rh6 f oirtéé les fdrcesr â)»f»dnfbl«3 ; niiua Kobéft «lOi craigrtttît tjM , pSi' ilâe i^HtiAAAé meSété, Mt ne parvint à se cont^mcré de réi^^ratiAn qnt Hgttait danâ le rapport, fit tout ce qu'il p«t pùM éviter <(it'diï en vint èi cette extrërhit^. Il ol>jecta i}tie , pir cette précipitation , on pom'rsit pû&^ir ta*, àéttûiri étchs des esprits dé^ vigriir; cfc^ll serait mledx f «ttëtidrie ^e FagHaâon fbt ttb peti cchu^ ; ^'abrs on dn-éterâit ttânx diffîctiHd les tr^ôi^ ctfapébles ) qtté Itil , Tttairt; , st Ms&ît tùti de côbdidre les getidartnes ctièï eiiïfrtt poÎDl du jour , àe mnière à ée que cettearM»etiôii ilëfùt vuede personne, et par cottséquettt fît taottts de sensation.
Oït ie fenSa taà taisons de Robert , et on sut encore gré à cet bypocrite de sa douceur et
de sa modération : il fat conTenn <jue le lendemain on etijrçrrait à...dix-^cndarmcs, qui . y arriveraient vers minuit , et qu'au point du jour les trois. séditieux seraient arrêtés etame-. nés dans les prisons.
Les choses étant ainsi réglées» Robert 'se remit en route pour revenir à.... 11 traversa le village d'un air triomphant, fixant d'un œil fier et satisfait tous ceux qa'il rencontrait. Il se rendit directement chezM. de Fierenville, qui par- 'tagea sa satisfaction, et qui s'étonnait lui-même d'avoir déployé tant d'énergie , de fermeté et de talensdans cette circonstance difficile.
Les paysans qui avaient vu partir Robert , n'avaientrien auguré de bon decevoyage; leurs craintes augmentèreut quand ils virent l'air satisfit qu'il avait à son retour. Lerond et la fainilleThomas,sartout,éprouvaient de vives inquiétudes. M. Simon , lui-même , instruit de la scène de la veille , prévoyait qu'elle entraînerait les conséquences les plus fâcheuses. Tous les : paysans , qui aimaient Lerond et Thomas , les engageaient à quitter le village ; maïs ceux-ci, ' pensant «vec raison que , si on les jugeait coupables f l'autorité saurait les atteindre partout oîi.ils iraient^ ne crurent pasà propos de suivTQ ' ce çpnssil.
7^ La journée du lendemain s'étant passée tranitpïillementi'ôn commença à espérer que tetW affaire n'aurait pas de suite. JCes infortunés ne savaient pas ce qui so préparait ; ils ignoraient que leur ennemi jouissait de Ieur^cuFité> et, allait lé§ en feire sortir d'une manière bi^ cruelle,
..:;ii n.' /iTir.it
CHAPITRÉ Xltl.
XoVtCS Us ptééaniioûs faretxt prisés pOur que l'expédition ne manquât pas. Dix geadatmes arrivèrent le soir sans bniit-,on leur 6t connaître la maison des coupables , et, te lendemain au point du jour deux gendarmes entrèrent chez Lerond^ et s'assurèrent de sa personne; il ne fut point surpris en les voyant , il s'habillf 'tranquillement , et les saivit sans dire un mot. Robert , à la tête de hait autres gendarmes , se rendit chez le père Thomas. Ce bon vieillard et,5on fils furent pris dans leur lit. '^Le père Thomas était calme ; son fils , bouillant de colère , étût à peine contenu par six gendarmes. Allons, dit Robert, qu'on me donne les clefs et que j'examine la correspondance de ces gens-là. Ah , messieurs I vous tramez des complots, et par-dessus tout cela tous insultez l'autorité I vous n'êtes pas au bout. Robert fureta dans les papiers, et ne trouva rien,commeprobablement il s'y attendait bien. Catherine, éveillée par ce tumulte , était tombée évanouie en voyant 'son père et son frère entre les mains
des gendarmes. Lorsqu'elle fot revenne k elle, sHe embrassait les genoux de Robert, elle les ' menillait de ses lartnes. ^^[anée , hors d'ellemême , elle le sappIiAif de lui nmdre ce qu'elle avait de plus clier att mande. Cstfaerlne, loi disait son frère , ue t'abaisse point à sQppfier ce Iftche coquin , cet tnfôme agent d'un homme plus méprisable que loi... — ^Vous entendez, disait Hobert aux gendarmes, oomme ce garçonlà insulte Fautorité , comme il calomnie notre digne et bon seigneur f Allez , c'est un homme bien dangereux ; calmee-Tous , calmez-vons , chevalier, on va tous mettre quelque pan où votre transport sfr dissipera. Quanta vous, mignonne, vont avez beau plearer,celan'est plus de saismt et ne sert de rien ; tous apprendrez ce qu'il en cOite de faire la bégneule avec un homme comme mok Allons, papa Thomas, pas de grimace, mon ami, marchez de bonne grâce. -'Misérable, dit Thomas, qui aïontes l'insulte à tes autres bassesses ! -— Ah ! voilà les radotages. Allons, gendarmes, finissons-en. f^es gendarmes emmènent le père et le Gis hors de la maison. Catherine s'était attachée à eux et ne voulait pas s'en séparer. Ils trouvèrent à leur porte Lerond entre deux gendarmes. Ce coup adïcva d'accabler cette malheureuse &-
raille. Le père Thomas ne put retenir ses lap* ' mes. Le Rh, partagé entre la colère et la don^ leur, était suffoqué par les seutimens qui I^^^' taient. Lerond, vivement touché dej'^tat où il voyait sa pauvre Catherine , tâchait de la consoler et de la rassurer, hes habitans du village étaient;aç:courus à celte scène douloureuse. Le méconlenteraent.'éclalait, sur leur visage; et déjà ils parlaient d'arracher ces trois Infortunés à leui's persécuteurs. Robert continuait d'insuller à 'ses victimes^ et il disait à Lerond : quant îjl toi , mon ami , ton affeire est claire » et tu n'attendras pas long-temps. Cris séditieux, invocations du nom de l'usurpateur^ cela est de suite expédié ; ces messieurs n'en seront peutêtre pas quittes aussilût... Un cri général d'indigaution l'interrompit. Robert, en se retournant, ne vit que des regards menaçans fixés sur lui ; il devint pâle et tremblant; et s'étant frayé un passage dans la foule > à l'aide des gendarmes^ il s'esquiva.
Thomas fils, qui s'était aperçu de l'agitation des paysans, entreprit de les calmer. Mes amis, leur dit-il, soyeztrauquilles; cette affaire n'aura pas de suites fâcheuses. L'autorité a pu être '.trompée ; mais elle n'est point injuste : notre premier devoir est de nous y soumettre. Resr
■ jîectei votre maire ; quelques torts qu'il pan- • vaisse avoir dans (out ceci ; adieu , mes amis ,
nous nous reverrons avant qu'il sûit peu. Mar' "dions , dit-il aux gendarmes. Catherine tomba (jvanouie. Lerond la remit à M, Simon , qui venait d'arriver. Je vous recommande ma fiile ,
■ dit Ithomas, suffoqué par les sanglots. M. Simon l'embrasse et Inidit : Tant que Je serai ici, voire fille aura un protecteur. Il prit aussi la main à Thomas fils, puis à Lerond : Allez, mes amis, leur dit-il j ne vous découragez pas; la justice est pour vous : nos regrets et nos vœux vous accompagneront. Les gendarmes montèrent à cbeval ; les trois infortunés marclièi-ent au milieu d'eux ii pied. Adieu ! leur crièrent les paysans en pleurant ; ils tournèrent la tète pour répondre , mais l'émotion étoufifa leurs voix.
' Robert était monté dan» son grenier, pour voir comment tout se passerait. Lorsqu'il vit les gendarmes s'éloigner avec leur proie , il respira ,, et courut chez M. de Fierenville. Dieu merci , dit-il, l'expédition est temiinée; celle-là m'a donné assez de mal. Sans ma fermeté et mon énergie... — Faquin , ne vas-tu pas te vanter ? — Ah ! vous croyez que c'est une plaisanterie ; j'aurais voulu que. vous pussiez voir l'air mé-
naçant det paysans. Us avaient bien envie de me tomber sur le corps.-^oe me dis-tu , mon cher Robert ! est-ce que nous courons quelques dangers? — Ma foi, je ne réponds de rien. — 0 ciel ! mon ami , songeons à notre sûreté. — JA, là, le mal n'est peut-être pas si grand ; il iaut attendre , pour voir ce que cela deviendra. — Oui, parbleu, attendre! et si cette populace se porte à des excès? — Il &udrait fâcbet de savoir ce qui se passe dans le village. — Eb bien I va-s-y. ^^ Et si l'on vent m'assommer...— lion pauvre Robert, rends-moi ce service. — Allons , je me dévoue. Robert sortit. U s'avança avec précaution , eo regardant tout autour de lui. Les paysans étaient rentrés chez eux ; on profond silence avait sncce'dé au tumulte. Ro' bert ne vit que quelques femmes , qui détour^ nèreat la tête en l'apercevant. Il rentra biea vite : Monseigneur, tout est tranquille. M. de Fîerenville lui sauta an cou; ensuite, iàisant une réflexion : Parbleu I j'aurais bien voulu voir que cette canaille sortit de son devoir, je l'aurais joliment fait rentrer dans l'ordre t ~~ Peut-être pas si làcilement que vous croyez. — Ab, poltron I tu crois cela, toi; tu te serata sauvé, je parie. — Ma foi, monseigneur, je ¥009 aurais suiin. —Voyons , n'as-tu pas remar»
'79 que qnela étaient les plus nautîn$? — Oli! j'^taû
-si troublé — Comment , la peur t'avçuslMt
«u point de ne pasyQÏr? — Nçn , ie jiai riep TU. — Cependant , il serait important de connaître les clieÊ de cette nouvelle insurrection. — » Ah ! insurrection ! le mot est trop fort. -~- Faquin , ne vas-tu pas me faire la leçon ? Est-«e qu'il n'y a pas eu murmures, menaces, provocations contre l'autorité ? Est-ce que moi-même je n'ai pas couru des dangers ? Je vais en rendre compte ; il faut faire des exemples — Voua ferez des exemples, si vous voulez; quant à moi , je ne m'en mêle plus. — Comment ! fonctionnaire timide — Timide tant cpi'il vons
plaira ; je sais bien ce qui a failli m'arriver : c'est assei comme cela. Vous-même , si vous êtes prudent , vous en resterez là. — Comment) ' Robert! est-ce que ta crois.qu'ils auraient l'audace « O mon Dieu > oui. — Malgré mon
rang , ma naissance? — Ah bab ! Ils se moquent bien de tout cela I — Diable ! mais cela est sé- ' rieux. Écoute, Robert; je suis naturellement faon; tu plaides si bien la cause de tes adnû-
. nistrés tu désarmes raa sévérité Je leur
pardonne, à ta considération. — Que ce soit aussi à la vôtre > monseigneur.
Après cet acte de clémence , M. de Fîeren-
ville sortit avec Robert pour faire le toor du village. Il vit que tout était tranquille ,. et ne douta point que ce ne fut sa préseDce împo* sanle qui produisait cet effet.