‹ Recueil politiqueChapitre 51 sur 63 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

LA HUQ0I9E.

Je voyageais en poste, mangeant à table d'hôte, pour recaeillir les propos qui me paraîtraient me'rïter quelque intérêt. Partout j'entendais des disputes, partout j'entendais parler de représentation, d'initiative, et je m'apercevais que la plupart de ceux qui disputaient sur ces grands mots rie les comprenaient pas. Quand je m'informais de l'esprit public, l'un me disait qu'il e'tait excellent, l'autre qu'il était détestable. Les uns me disaient que Je Rot avait sauvé la France, d'autres, qu'il venait de la perdre sans ressource. Je vis bien que, ce n'était pas e» voyageant aussi rapidement que je recueillerais rien de positif et d'intéressant* La seule chose qui me parut prouvée par tout ce que je pouvais voir et entendre , c'est que le peuple souffrait beaucoup, que le numéraire était rare , le commerce presque nul, et que la cherté du pain rendait plus déplorable que jamais la situation de la classe indigente. J'arrivai à Paris. Après avoir consacré plusieui'S jours à TQÎr tour les monmn^ns et les objets curieux

-qoe renferme cette grande capitale , je m'in- &rmaî du domîcila des personnes pour lesquelles j'avais des lettrés , et je résolus de commencer mes Tiûtes par madame la marquise de F....

Je me rendis chez elle. Lorsque je me nommai et qu elle eut lu la lettre de mon ohcte , elle me témoigna de la manière la plus aimable le plaisir qu'elle éprouvait de voir le oevea d'un homme pour lequel elle conservait beaucoup de reconnaissance. Si mon respectable époux existait encore, me dit-elle, sa joie serait égale à la mienne , car il me parlait souvent de M. votre oocte, et ce n'était jamais qa'avec des marques de la plus vive sensibilité. Elle mit à ces paroles une expressioa de tristesse qui me prévint en sa faveur. Elle entra avec moi daosde grandsdétails sur mon voyage et sur les moti& qui me l'avaient fait entre- [wendre : je les lui exposai sans détour, et, sans lui faire connaître positivement mes opinions , je lui laissai entrevoir de quel côté elles penchaient.

La marquise prit alors un ton imposant, et me dit : Puisque vous venez en France pour vous éclairer sur sa situation, je vais en peu de mots vous mettre au courant de ce que vous

H àéàtet savoir. Vous aves connaisunce do Iiop* rcnrs qui (mt àgnalé notre révolution'; voue avez TU par quelles cruautés, par quelle soif de guerre et de carnage les Françab ont éptHi-* vanté l'Europe depuis vingt-cinq ans. Tel a été le résnllat de cette philosophie, de ce progrès des lumières , de ces idées de liberté et d'indépendance , tant prànées par leurs parti-» IBUis. Quel devait'doac être le premier soin du Roi à son retour ? De revenir sur tout ce qu'a Élit cette déplorable révolution, de récompeni ser sa fidèle noblesse, en lai rendant tout ce qu'elle a perdu , de rétablir dans tonte lenv {rareté les lois, les mœurs , les usages qui ont &it si long-temps le bonheur de nos ancêtres. Mais IcMD de là , le Roi,^ séduit par les idées du nécle, a cru devoir se soumettre à l'opinion de la nation au lieu de la "diriger; il a prétendit donner Inl-mème à son peuple une constitu'* tion , comme si ce mot seul n'eût pas ddi loi inspirer une haine iosurraontable ; mais le mat n'était pas sans remède. Cette charte , jugée nécessaire pour concilier les esprits, pouvait encore être éludée. Ëa s'éloigriant pesa peu des principes qu'elle consacre , on eût fini par obtenir, les mêmes résultats que si elle n'exis^ tait pas. Un« çbambre sage marchait à granda

pês Têrs cê bot. Voilà que toat à coup un mif nistère peHlde persuade au Roi que cette marche est contraire aux iRtéréts du trône. Une ordonnance dissout cette chambre qui avait &it tant de bien en si peu de temps , et nous replonge dans tontes les foreurs de l'esprit de parti, dans tous les dér^Iemens des idées révolatioanaires. Tous tes Trais gentilshomnaes, tons les partisans des idées saines et^onserrati'îces; se sont réunis pour combattre le ministère, D'éloquens écrÏTsins ont consacré leur plume à celte cause sacrée, et nous espérons encore que les amis de la monarchie, des mœurs et de tareligion, sortiront triomphans de la lutte qu'ils SOU'' tiennent. Je suis persuadée que vous venez chea nous dégagé de préjugés, et surtout peu dis^ posé à adopter ces principes affreux qui ont bouleversé la France, et auxquelaon veut noua -ramener. Vous verrez chez moi ce qu'il y a de plus distingué à la cour; vous gémirez avec eux du funeste aveuglement du Roi, vous reporterez dans votre pays une haine vertueuse pour les idées prétendues libérales , et vous en désabuserez ceux qui seraient tentés de les embrasser. Quand votre voyage ne servirait qu'à cela, vous pourrezvons flatter de l'avoir rendu ■tile à vos concitoyens. — Ëhl monsieur n'est-

a6 il pas noble ? dit alors un homme qui arût nn babit noir et les cheveux poudrés; n'est-il pas intéressé à faire cause commuDe avec nous , et 'à combattre les novateurs^quisontles ennemis jurés de la noblesse ? Cet homme , qui semUait TOoloir me prouver que je devais peusercomme lui , me déplut. Je lui répondis : Comme mon intérêt personnel n'est jamais ce qui dirige mou Opinion sur les grandes questions d'intérêt public, ne soyez pas surpris que maqualitédenoble n'influe en rien sur le jugement que je porterai sur toutce qui,se passe chez vous.— A la bonne heure ! mais encore , on se doit à soi-même, à la classe à laquelle on appartient , de défendre les droits que donne la naissauce , le rang.... — Vous aurez de la peine, monsieur, à me persuaderdece prétendu devoir, quinousobligerait d'être sourds à la raison... — Sans doute , interrompit la marquise, M. l'abbé va trop loin. M. le comte ne veut pas que son opinion paraisse lui être dictée par ses devoirs j imposée en qoelquesorte par sa condition. Il aime bien raitiux qu'elle ne soit que le résultat de ses sen-timeus élevés et dignes de sa haute naissance. Ce sont l'élévationet la noblessede ses sentîmens, qui nous garantissent la conformité de ses ojnnions avec ce qu'il y a de plus distingué et de

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plas respectable en France. La maaière dont la marquise s'y prenait pour me dire ce que je devais penser, ne rae plaisait guère plus que celle de Tabbé. Cependant je ne répliquai pas, et j'eus l'air de tomber d'accord avec elle.

Sur ces entrefaites, une danie de l'âge de Iz marquise entra dans la salle avec précipitation, et sauta à son cou sans iaire attention à moi. — Ab! ma chère, s'écria-t-elle, toujours de nouveaux scandales! Qu'est- ce que tout cela deviendra? — Qu'y a-t-il donc encore de nouveau, ma cbcre baronne? dit la marquise. — Ab ! ma digne amie , vous savez ce discours si beau, si moral, si sage, qui nous a tous encbantés ! — Eh bien ! — Eh bien ! on souffre que d'insoleus journaox le critiquent, que disje? le tournent en ridicule, en fassent l'objet d'uD persi01age abominable. On a osé parodier ce discours dans une chanson qui est dans toutes les bouches. — Est- il possible? — I\'est-ce pas» dis-je alors, le discours d'un président? — Justement.— Je l'ai lu dans les journaux. — Quel effet a-t-il produit sur vous , monsieur ? — Il m'a paru fort étrange— — Fort étrange qu'on ose le critiquer, n'est-îl pas vrai? Ab ! vous avez bien raison ? Ou voit que vous peosex bien. Je l'aurais deviné à votre figure , vK»

êtes un bon Français. — Je suis étranger. — C'est égal , vous pensez en bon Français. — Je dois avouer, madame, que je ne partage pas... — Vous ne partagez pas les opinions d'après lesquelles se dirige le gonvememeDt.Abl c'est encore une preuve de votre excellent jugement et de rbonnéteté de votre âme. Pliit à Dieu que tout le tîionde vous ressemblât ! on ne verrait pas accueillir tous ces misérables écrits que la malignité dirige contre ce qu'il y a de plus respectable. Que n'a-t-on point dit encore contre le dénier ouvrage du plus éloquent de nos écrivains ? Quelle persécution ! — Ab ! pour celui-là , madame , il me semble que c'est avec raison.... — Que je m'élève contre ses détracteurs. Je .vous devine , monsieur , vous trouvez que je n'en dis point encore assez. Que ces sentimens vous font honneur .' Qu'ÎU vous élèvent dans mon esprit ! Mais concevezvous l'aveuglement du gouvernement qui laisse circuler des pamphlets aussi contraires aux mœurs, à la religion et à ses propres intérêts? -—Madame, vous parlez du mal que font ces écrits... — En termes trop modérés, n'est-ce pas?— Mais je ne crcris pas qu'il soit... — Facile À arrêter, n'est - il pas vrai ? Non , monsieur, on, il ne sera pas (afcile d'en arrêter les pro»

grès , et les imprudeus qui iavorisent cette Iw cence , s'apercevront trop tard de ses résultats ! Mais c'est ce qu'ils cherchent. Il ne se, plaisent qoe dans le désordre, et nous lionnêtes gens, DOus serons les victimes. —~ Madame, je ne crois pas... — Ëh ! ni moi non plus, je ne crois pas qu'ils aient d'autres intentions. Elles paraissent trop à découvert, et j'en ai jugé comme TOUS. — Mais à qui , madame , prétez-voxis ces intentions ? -^ Croyez-vous-, tnoneîear, que je puisse m'y tromper plus que tous ? Non, non , nous voyons tous deux de la même manière. C'est aux ministres que j'en Teux j ce sont eux qui précipitent le Roi dans toutes ces fausses

démarches. — Ahlmadanic, quelle idée!

— Qu'elle est bien conforme aux vôtres, n'estce pas ? et que vous me savez gré d'avoir lu dans Tirtre pensée ! Monsieur , cette opinion est celle de tous les braves gens qui comme TOUS ont versé leur sang pour ta bonne cause. . .

— Madame, j'ai déjà eu l'honneur de vous dire....— Ah! c'est vrai, vous êtes étranger. C'est e'gal , vous seriez homme à le faire , et je TOUS regarde comme anssî-btea pensant que,.,

— Madame, je ne mérite pas... — Qu'on vous confonde avec les partisans de constitution , de représentation j et de cent autres sottises

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3ti bareilles ! Vous n'avez pas besoin de le dira/ monsieur^ je suis loin de tous faire cette injustice. Non, monsieur, je ne voua confonds paâ arec de pareilles gens. Quel dommage que je sois pressée, tpie j'aie tant de personnes à voir aujourd'hui ! j'aurais bien du plaisir k causer de tout cela avec un homme aussi éclairé que TOUS : mais ce sera pour un antre jour. J'espère TOUS revoir dans cette respectable maison. Adieu, monsieur, je suis enchantée d'avoir fait votre connaissance. Persistez dans les bons sentimens que vous m'ave£ manifestés, et ne désespérez pas de les voir triompher avant qu'il soit peu. Adieu, ma chère marquise; sans adieu, monsieur l'abbé. Et voilà la baronne qui sort aussi lestement qu'elle est entrée,' pour aller &ire sa ronde dans und vingtaine de maisons, où elle débitera sans doute les mêmes impertinences.

J'étais resté stupéfait du bavardage de cette femme , et je serais parti d'un éclat de rire, si l'abbé ne m'eût dit : C'est une femme bien respectable que madame la baronne ! Je suis bien aise que vous ayez été à même de l'apprécier. Mais vous verrez encore ici d'autres personne» bien recommandables. *

Ii'abbé eût sans doute parle long-temps suf

ce point f si .l'on n'e&t annonce M. Lemoîne^ Pour celui-là , dit la marquise, je le verrai avec plaisir, et nous devons lui savoir gré de sa façon de peoseri 11 a pins de droits à notre reconnaissance que tont autre; car enfin c'est un homme de rien , et cependant il soutient avec une cbalenr bien digne d'éloges les droits et les prétenticms de la noblesse.

M. Lemoine entra et salua avec les démonstrations du plus humble respect Ja marquise et l'abbé , qui lui rendirent un salut de protection. Il me fit aussi beaucoup de politesses lorsqu'il vit que la marquise nie marquait de la considération. La conversation s'étant remise sur le sujet où elle était quand il entra , je lo vis avec étonnement renchérir sur tout ce que disaient les autres, avec une exagération qui me Ht douter s'il parlait sérieusement. Mais j'en (us bîentàt convaincu par l'assurance avec laquelle il continuait sur le même ton , et par , le plaisir que son auditoire paraissait avoir à l'entendre. Non, disait-it, il n'y a point à transiger, il faut que tout ce que la révolution a créé soit anéanti. Il &ut que tous les hommes qui ont servi la révolution soient irrévocablement écartés des emplois \

Un instant après , il tira de sa poche un

[JaCet , qu'il pria la marqaîse de fiiire apostille* par le duc de Q***, qui venait souvent chei elle. Je me flatte, dit-il, qu'il ne craindra pas de contribuer à me faire obtenir un emploi qui ne sera que la récompense de mon sèle à défendre la bonae cause. La marquise lui pro* mit de &ire tout ce qu'elle pourrait , en ne lui dissimulant pas que dans le moment présent la protection du duc de (^**. lui serut peDt-étre de peu d'utilité. C'était fournir an beau texte il nos deux champions, qui se donnèrent car* rîère sur les malheurs du temps, l'aveuglement dn Roi et la trahison des ministres. Enfin M. Lemoine s'en alla. La marqnise nous quitta un instant.

Me trouvant seul avec l'abbé , je lui dis qno M. Lemoine me paraissait un bien dévoué partisan de la noblesse, et que, d'après la sévérité de ses jugemens , on devait croire que sa conduite avait toujours été pure. Parbleu, me dit l'abbé, vous êtes dans une étrange eireur! Cet homme a été un révolutionnaire enragé, il a aussi encensé Bonaparte ; mais n'ayant jamaia rien pn en obtenir, il s'est jeté à corps perdis dans le bon parti. Vous sentez bien le cas qu'on doit faire d'un pareil homme. Mais, dans les temps difiiclles où nous nous trouvons, il ne

&ut dédaigner ancnn moyen de faire triompher notre cause; et ces gens-là, avec de l'impu" dence et de bons poumons, peuvent quelquefois rendre des services. Au reste, il a bien ses raisons pour parler comme îl le fait; il ne prononce un anatbème contre tont ce qui a servi la révolution, que parce qu'il espère qu'on fera une exception en sa faveur. Vous Toyex qu'il sollicite le prix de son zèle. Dans les circonstances présentes , il n'y a point d'in-> convénient à le lui faire espérer, pour qu'il ne se refroidisse pas ; mais vous jugez bien que, si ces circonstances cessaient, on remettrait cet homme a sa place, et on le forcerait à se rendre justice lui-mérae. — Je vois, monsieur,' que, quoi que fasse cet homme, vous n'en avez pas moins pour lui tout le mépris qu'il mérite , et que TOUS ne le souffrez que parce que vous croyez en avoir besoin^ — Justement, mousieur. — Fermettez-moi de vous dire que ce calcul a quelque chose de perSde et de peu généreux. Il serait bien plus convenable , bien plus honnête, de lui dire tout de suite son fait , avec d'autant plus de raistm , que ces gens-là font toujours plus de tort que de bien au-parti qu'ils servent. — :■ Oh ! monsieur, dans ce moment-ci, cela serait imprudent; cet homme

pourrait se ranger du parti cootraire... — Dites" moi donc de grâce pourquoi tous tous croyes intéressé à décrier le gouvernement. — Estce vous . monsieur le comte , qui pouvez faire une pareille qneslioi) ? etque deviendrons-nous si tout cela ne change pas? et dos biens qui ont été vendus? L'année dernière, on pouvait espérer qae , si on ne nous les rendait pa en en^ lier, du moins les acquéreurs seraient forcM de nous indemniser. Et nos droits , notre considération -, qae deviennent-ils quand on laisse dans les emplois les plus éminens des homiçes de la révolution ? et avec leurs chamhres , que reste-t-il à la noblesse? quelle prépondérance a-t-elle dans l'état? Noii , non , monsieur , un gouvernement représentatif ne convient pas da tout à la France. — Ah ! monsieur, iaites-moî le plaisir de développer ce principe ; et d'abord sous quel point de vue envisagéz-vous le gouvernement représentatif pour le proscrire ainsi? — Moij monsieur, je l'envisage. .. comme on doit l'envisager. — Mais encor... — Monsieur, le gouvernement représentatif..... ParbleU ! je ne me suis pas amusé à approfondir cettie question^ Il me suffît de savoir qu'un tel gouvernement ne nous convient pas , et que beaucoup de personnes très-sensées sont de mon avis.

— Et elles n allèguent pas d'aatres raisons que les vôtres? — Ahl monsieur, les raisons at manquent pas, et c'est justement parce qu'il y en Qtant... — Quevousn'enpDuvezpasdonnerune.

La marquise, qui rentra dans ce moment, interrompit ma conversation avec l'abbé. J'en fus fort aise, car je venais de me convaincre qu'il n'y avait rien à dire à un homme aussi ittepte et aussi entêté. Il sortit un instant après» et la marquise me dit qu'elle voyait avec plar* sir que j'accordasse à cet homme la considération qu'il méritait. Elle m'apprit toute son histoire. Je sus qu'il avait émigré, mais qu'il était rentré il y a quinze ans; que malgré cela il n'avait point cessé de servir la bonne, cause ; qu'il s'était insinué dans la mabon du maréchal duc de **■ , dont l'épouse , voyant que l'abbé mourait de faim, lui avait accordé des secours et lui donnait à dtner tous les jours; que l'abbé, malgré tout cela , n'oubliait pas ses devoirs, et iqu'avec une magnanimité sans exemple, il mandait à ses correspondans tout ce qu'il pouvait apprendre chez^son bienfaiteur de relatif au gouvernement, à ses plans, k ses projets, à ses forces, etc. ;que, dans lesdernières circonstances surtout , les rapports de l'abbé avaient été d'une grande utilité.

Je ne répondis pae, et f admirai commeat l'esprit de parti pouvait colorer les actions les plus viles, et décernait les noms les plus pompeux à la conduite la plus abjecte et la plus Ucbe.

La marquise m'invita à dîner ponr le lendemain, et me dit qu'elle voulait me faire faire connaissance avec son neveu , qui était militaire. Je sortis de cbes elle assez content de l'accueil que j'y avais reçu , mais peu satisfait des personnes que j'y avais vues, et de tout ce que j'y avais entendu.

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