‹ Recueillements poétiquesChapitre 115 sur 126 · A UNE JEUNE PERSONNE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE PERSONNE

Le jour, hélas ! dément ce que la veille annonce. Notre âme se consume en inutile effort; Le destin n'a pour tous qu'une même réponse: L'oubli , le silence et la mort !

Ne soulève donc plus, ô jeune prophétesse, Le rideau dont la vie aime à s'environner : Chaque heure apporte un rêve et trompe une promesse; Ne tresse plus d'erreurs pour nous en couronner! Mais si tu veux encor qu'à l'oracle on s'adresse, Ne prédis de bonheur, ô jeune prophétesse. Que celui que tu peux donner!

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