SCÈNE VU
Les Précédents, LE COMTE.
MAURICE, allant à lui.
Ah ! vous voilà, cousin... Ahl mon Dieu I comme vous êtes pâle 1 Qu'est-ce qui vous arrive? Vous n'é'.es pas souffrant?
LE COMTE, triste.
Non... rien... un éblouissement qui m'a passé. Eh bieni mes-
sieurs, quand vous voudrez... ( lu s'assoient.) monsieur Gothleuben, vous avez le parole.
GOTHLEUBEN, il parle en traînant ces phrases ot regarde Maurice comme pour pénétrer sa pensée. M&nrice fume grarement. Le comte les obserre areo anxiété.'
Messieurs, investi depuis longues années de l'absolue confiance de Son Altesse la princesse d'Ehreinstein, il est naturel qufe je sois considéré par tous et par chacun comme le dépositaire et l'exécéfteur de ses volontés dernières, soit que Son Altesse ait cru devoir constater ces volontés par quelque acte particulier, soit au contraire qu'elle ait entendu s'en remettre aux lois de ce pays pour régler après elle la disposition de ses biens, meubles et immeubles.
MAURICE
Si vous croyez nous divertir, Golhleuben?
GOTHLEUBEN.
Monsieur!
MAURICE
Je dis, monsieur, que puisque vous avez ce testament à votre poche, comme vous venez de me le déclarer tout à l'heure, vous pourriez nous épargner ce verbiage, et en finir! (Mourement du comte.
Maurice se lève et t& près du comte, qui reste assis.) GOTHLEUBEN.
Monsieur, comme il vous plaira. Voici , messieurs, le testament scellé aux armes de Son Altesse.
LE COMTE
Usez, monsieur.
GOTHLEUBEN.
Au nom, etc., etc., j'institue pour mon légataire universelle comte Jean de Grafenthal, mon neveu!... Si vous voulez voir, messieurs?.... ( Le comte s% lève, prend le testament et Id lit.)
LE COMTE présente le testament à Maurice , qui le repousse doucement du g^te.
C'est bien , monsieur, vôtre lâche est finie ; vous pouvez vous retirer.
GOTHLEUBEN.
Monsieur le comte, en daignant recevoir mes respectueuses félicitations, permettez-moi d'espérer que vous voudrez bien m6 coni . Golhleuben, Maurice, le comte.
tinuer la confiance... (Oothleoban tend U mata au comte comme pour repren^lre le testament. Le comte le congédie du geste. )
LE COMTE
Retirez-vous, monsieur I (co^hleuben «alao, puis remonte, regarde Haarice, et sort. Maurice s'est IcTé un pea surpris. )