ACTE III
MADELEINE
Mais c'est la voix du comte ! Ëntrezl entrez I (u comte entre radieux.) SCÈNE III.
Les Mêmes, LE COMTE JEAN».
MADELEINE
Bonjour, Jean de Nivelle, qui s'en va quand on l'appelle l Eh bieni qu'est-ce qui se passe donc dehors, monseigneur? Une émeute, un incendie, quoi?
LE COMTE, riant.
Ahl ahl... e'est votre bouquet, mon enfant!
MADELEINE) se lésant.
Comment cela?
LE COMTE
Ahl que vous êtes belle! seigneur Dieu, messieurs, qu'elle est belle ! — Oui, c'est votre bouquet, — un petit bouquet de mon invention I
MADELEINE
Mon bouquet qui fait lout ce tapage ?
LE COMTE
Oui vraiment ! Vous savez que j'avais des serres fort vastes où le touriste venait admirer les flores des cinq parties du monde ?... Eh bien! tout cela, cèdres du Liban et palmiers du Nil, feuilles, fleurs et fruits, tout a été coupé, égrené, émietté, et j'en ai fait litière pour vos chevaux, ma reine... La rue en est émaillée du théâtre jusqu'à votre porte... Ça n'est pas très-joli, mais ça sent bon!
MADELEINE
Allons) touchez là, comte, c'est absurde!
LE COMTE, riant ets'asseyant sur le diran.
Non... Mais ce qu!il y a de plaisant, c'est que voyant ça, mon jardinier s'est pendu !