BALLADE
Au temps de notre illustre frère,
D<* Bruce au renom éternel.
Un jeune homme, au coeur téméraire,
S’enfuit du manoir paternel.
De »a famille, arrêt suprême, fatalité le voulait...
Que Dieu révoque l’anathème Qui pèse sur les Redgaunilet.
A son repentir, a ses larmes.
Sou père ne pardonne pas :
Sous deux drapeaux divers leurs armes Se rencontrent dans les combats; Méconnaissant son fils lui-même,
Quand sous se» pieds il le foulait.
Le père accomplit l’anathème Qui pèse sur les Redgauntlei.
Le fer du coursier qui s’emporte Frappe le fils sur le pavé, fl lui naît un frère qui porte Ce fer sanglant au front gravé.
Tous porteront au front de même Ce signe, effroyable reflet De cet éternel anathème Qui pèse sur les Redgaunilet.
LE shériff. Rien de séditieux... Décidément il n’y a plus d'eau à boire dans l'état. Mais en cherchant bien... voyons... votons donc.
Il prend son calepin ei écrit.
jephson. Oh ! oui, je me souviens, et mon père me l'avait conté souvent, qu'il y a quatre cents ans, un sir Atbéric Rcdgauntlet avait brisé le front de son lils sous les pieds de son coursier; que sa mère, témoin de cet affreux spectacle, avait mis au monde un enfant por tant sur le front l'empreinte sanglante d'un fer à cheval ; il tn'a assuré- aussi que cette empreinte terrible, qui s'était affaiblie de génération en génération, ap|>araissait encore il V a vingt-cinq ans sur le front du dernier lord , mais seulement dans les moments de violentes colères... Oh! c'était très-rare, car le pauvre lord Redgaunilet n’a laissé dans le canton que des souvenirs de bienfaisance.
Cette fatalité devait iinir, d'après la prophétie, à la génération de ce dernier seigneur, et la prédiction ne s’est que trop accomplie, puisque la famille s’est éteinte en lui... On a perdu toutes traces du dernier enfant de cette famille, qui avait été enlevé par sa mère, attachée, comme l'on sait, au parti de la maison régnante.
A ce moment on voit lord Macalbanc sortir du château une cravache h la main.
willie. Quatrième et dernier couplet.
MAGASIN Tfir'iTUM..
LE SHÊR1PF. Encore on couplet... ne perdons pas courage ; il renferme peut-être ma conspiration.
WILLII.
Mais un autre malheur encore S'attache au nom des Hedgauntlet,
C’est Macalbatie qu'on abhurre
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