‹ RedgauntletChapitre 12 sur 152 · JOURNAL DE DARSIE LATIMER · texte numérisé non relu

JOURNAL DE DARSIE LATIMER

(Ce qui suit est écrit à rintérieur de l'enveloppe qui contenait le Journal. )

N quelques mains que tombent ces feuilles, elles apprendront à celui qui les lira une partie au moins de l'histoire et de la vie d'un malheureux jeune homme , qui , au cœur d'un pays libre , et sans qu'on l'accuse d'aucun crime , a été et est encore soumis à une détention violente et illégale. Celui qui ouvrira cette lettre est donc conjuré de se rendre près du plus proche magistral, et, d'après les indications que les papiers pourront lui fournir, de faire tous ses efforts pour secourir un homme qui a pour lui tous les droits que peut donner l'innocence opprimée, et qui possède les moyens de prouver sa gratitude à ses libérateurs, aussi bien qu'il en a la volonté. Ou , si la personne entre les mains de laquelle tombera cette lettre manque de courage ou de moyens pour effectuer la délivrance de celui qui l'écrit, il est, en ce cas, conjuré par tout ce qu'un homme doit à ses semblables, par tout ce qu'un chrétien doit à ceux qui professent la môme religion , de prendre les mesures les plus promptes pour la faire parvenir avec promptitude et sûreté aux mains d'Alan Fairford, esq., av(!cat, demeurant chez son père, Alexandre Fairford, esq., écrivain au sceau, Brown's Square, Edimbourg. Il peut être certain d'une généreuse récompense , outre la conscience d'avoir accom[)li un véritable devoir d'humanité.

Mon cher Al.\n,

Éprouvant pour vous une aussi vive affection dans la situation incertaine et dans la détresse où je me trouve, que j'en ai jamais ressenti aux jours les plus brillants de notre intimité, c'est à vous que j'adresse une histoire qui peut-être toml)cra on d'autres mains, l'ne partie de mon ancienne gaieté me revient à la plume en écrivant votre nom; et en m'abandonnant à l'heureuse idée que peut-être vous serez le libérateur

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