‹ Réduction des Luxations à l’Anesthésie Locale: (Solution de Cocaïne à 1/300 Adrénalinée)Chapitre 10 sur 19 · Luxation du coude gauche en arrière · texte numérisé non relu

Luxation du coude gauche en arrière

. — Luxation du coude gauche en arrière.

— Luxation dorsale du pouce droit. | = . — Luxation intra-coracoïdienne de l’épaule droite. Luxation ischiatique gauche.

. — Luxation de l’épaule en avant.

— ,Luxation de l’épaule droite en avant.

— Luxation du coude droit en arrière,

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om 9. — Luxation du coude en arrière.

Malgré les excellents résultats obtenus dans ces diverses observations, l’anesthésie locale ne détrôna point l’anesthésie générale.

En décembre 1919, MM. Jeanneney et Labuchelle présentaient à la Société anatomo-clinique de Bordeaux, une luxa-

tion du coude réduite sous anesthésie locale après injection

dans l’articulation de 10 centimètres cubes d’allocaïne Lumière. Cette présentation ne manqua pas de soulever une vive discussion quand on constata qu’une si petite dose d’anesthésique ait pu faire une anesthésie suffisanté, et certains pensèrent à de l’« anesthésie psychique ». Mais l’opision du Docteur Jeanneney était tout autre, « car, disait-il, en somme l'injection intra-articulaire et péri-articulaire diminue la douleur et supprime ainsi le point de départ d’un arc réflexe qui se traduit par la coniracture, cause d’irré-

duetibilité; que l’on supprime la douleur par anesthésie

locale ou qu’on supprime par anesthésie générale, les centres où elle est perçue, le résultat est le même : la contracture cesse.

centre

; re .

douleur #7 À contracture

« On ne pouvait, chez ce sujet, parler de « persuasion » ou d’« anesthésie psychique ». Il s'agissait d’un vigoureux manouvrier que nous avons essayé de réduire d’abord sans succès. Puis la réduction a été obtenue grâce au concours de Labuchelle, aidés tous deux, d’ailleurs, par un robuste infirmier. S'il y avait conservation de la sensibilité, le malade aurait, au moins, poussé quelques gémissements, ce qu'il n’a pas fait.

» Je crois qu’il y a là une intéressante méthode. A condition d’agir aseptiquement, on peut réduire. M. le Professeur Princeteau qui assistait à la présentation, ajoutait : « Je suis de l’avis du présentateur et pense que vu la minime capa-

Loges

cité normale d’une synoviale, la faible surface articulaire qu’elle représente peut être anesthésiée avec une dose qui serait, en effet, MURAT pour toute autre intervention. C’est une expérience à poursuivre. »

MM. Lasserre et Massé, qui assistaient à es communication, eurent l’idée, en modifiant cette méthode, de l'utiliser et de réduire avec une technique un peu différente, quatre luxations dont la réduction fut, chaque fois, entièrement facile. Alors que dans deux cas elle n’avait pu être obtenue par les médecins qui avaient vu les malades avant eux. C’est cette technique, objet même de notre travail, que nous exposerons dans le prochain chapitre.

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