TECHNIQUE
L’outillage est des plus simples. Il suffit d’avoir à sa disposition :
1° Une seringue.
Cette seringue devra être stérilisable et parfaitement étanche, capable d’exercer une forte pression et devra, dans ce but, être munie d’ailettes permettant une bonne prisé. L’embout devra s’adapter de façon parfaite au pavillon de l’aiguille. Les seringues de Luer et de Pravaz, excellentes pour les injections hypodermiques, seront insuffisantes ici, et les meilleures nous paraissent être les seringues de Collin, de Pauchet et même la seringue impériale, utilisée en stomatologie, très étanche, au calibre étroit, permettant de vaincre
. avec un effort minimum la résistance opposée à linfiltration du liquide anesthésique.
2° Des aiguilles.
Longues‘d’environ 6 à 10 cm, en acier nickelé de préférence, assez flexibles pour plier et’ne pas se casser. Laisser de côté toute aiguille portant des taches de rouille ou ne possédant point une bonne pointe. Les meilleures aiguilles seront celles de Colin ou Gentile.
3° La solution. | Sera celle de M. le Professeur agrégé Rocher : solution de cocaïne ou 1/300° dans du sérum de Hayem. La solution doit
être utilisée à une température de 35 à 36° additionnée d’adrénaline dans la proportion d’une goutte pour deux centimètres cubes. On obtient ainsi une solution où l’alcaloïde est très dilué, mais qui donne malgré cela une anesthésie parfaite. La quantité nécessaire sera toujours relativement
faible.