II. — Articulation du coude
Nous n’envisagerons que la luxation du coude en arrière de beaucoup la plus fréquente, se traduisant cliniquement par un avant-bras plus où moins fléchi sur le bras, avec saillie considérable en arrière due au bec de l’olécrâne. Ici l'aiguille pourra chaque fois pénétrer sans danger dans l'articulation. Nous ferons :
Une première injection rétro-olécranienne;
Une deuxième au niveau de l’épitrochlée;
Une troisième (si elle est nécessaire), au ras de l’épicondyle (voir figure 4, page 36).
Très souvent la seule injection rétro-olécranienne aura suffi et 15 à 20 cc. de la solution seront nécessaires.
To Ce III. — Luxation métacarpo-phalangienne du pouce
La luxation en arrière d’une fréquence relative, de réduction douloureuse et très souvent difficile, constitue la variété la plus intéressante. Seule la luxation complète nous intéressera, la phalange ayant abandonné la surface cartilagineuse de la tête ayant entraîné avec elle la sangle sésamoïdienne (voir figure 5, page 36).
Voici done notre phalange passée sur le dos du métacarpien et perpendiculaire à ce métacarpien. Où ferons-nous nos injections ?
La première injection intra-articulaire sera effectuée soit: sur la face dorsale, soit sous la phalange luxée.
Si la réduction est encore difficile, compléter par deux injections latérales qui aideront à décontracturer les muscles sésamoïdiens.