Tiemann, Ber, d. d. Ch. C5 1875, t.VIIL, P
XXVII, p. 129; Cannizaro et
line. À l'inconvénient de ne donner que des rendements assez faibles, cette méthode ajoute donc celui de n'être pas générale.
Une autre méthode est celle qui consiste à employer l'hydrogène naissant fourni par l'amalgame de sodium et l’eau. Tandis que Friedel (!) préparait ainsi l'alcool benzylique avec un rendement d'environ 50 °/,, Tiemann (?), avec la vanilline, obtenait surtout de l'hydrovanilloïne CHAOS à côté d'un peu d'alcool vanillique, et de même Fittig etRemsen(?) arrivaient péniblement à l'alcool pipéronylique, l'hydropipéroïne et l'isohydropipéroïne étant les produits principaux de la réaction. Ce procédé donne done souvent de faibles rendements en alcool, la molécule ayant une tendance très nette à se doubler. De plus, les expériences sont de longue durée : c'est ainsi que Tiemann obtint l'alcool vanillique par une opération qui se prolongea pendant un mois.
La méthode de MM. Sabatier et Senderens, d'un emploi si commode en série grasse, ne saurait convenir aux aldéhydes aromatiques. L'hydrogénation est, en effet, trop profonde et, quelque précaution que l’on prenne, on obtient non l'alcool, mais le carbure correspondant.
L'hydrogénation catalytique à froid en présence de platine permet, au contraire, de préparer les alcools aromatiques à partir des aldéhydes, avec des rendements souvent quantitatifs, en tous cas toujours excellents. Par suite de ces rendements élevés, les alcools sont obtenus très purs de premier Jet.
Cette méthode est d’un emploi général, du moins autant que permettent de l'affirmer les expériences qui ont porté sur les aldéhydes benzoïque, anisique, sahicylique, méthyl- et benzoylsalicylique, la vanilline et ses dérivés (méthyl-, éthyl-, acétylet benzoyl-vanilline), le pipéronal et l'aldéhyde cinnamique.
C'est à l'étude des résultats obtenus avec les corps précédents
que sera consacré ce chapitre.