Tiemann, Ber., d. d. Ch. G., 1879; & VIIE p
or Le
game de sodium conduit à la saligénine, ainsi que l'ont montré Beilstein et Reinecke (1). C'est, d’après Tiemann, l'une des rares aldéhydes aromatiques qui ne donnent pas de produits de condensation sous l’action de l’'amalgame de sodium.
La réduction de cette aldéhyde se fait facilement par l'hydrogène en présence de noir de platine. Les alcools méthylique et éthylique sont les solvants où la réaction est le plus rapide : 0/4 grammes d’aldéhyde salicylique, dissous dans 200 grammes d'alcool méthylique, ont été complètement transformés en saligénine après deux heures d'agitation en présence de 8 grammes de platine.
Le volume d'hydrogène absorbé est théorique.
Par évaporation du solvant, on obtient un solide légèrement jaune, qu'il suffit de laver à la benzine pour le décolorer. Il fond à 86°-R7°, point de fusion de la saligénine. Ici encore, l'aldéhyde est donc intégralement transformée en alcool.
Si dans l’aldéhyde salicylique on bloque la fonction phénol par un radical alcoolique ou acide, la réduction s'effectue sans
plus de difficulté.
Aldéhyde méthylsalicylique ce cu OCHB (2).
Pour préparer l’aldéhyde méthylsalicylique, ja employé le procédé indiqué par Voswinckel (2). On fait le dérivé sodé de l'aldéhyde salieylique; on le met en suspension dans l'alcool méthylique contenant de l'iodure de méthyle et on chauffe au réfrigérant ascendant pendant sept ou huit heures. On distille ensuite l'excès d’iodure de méthyle et la plus grande partie de l'alcool; par addition d'eau, il se sépare une huile; on la lave avec une solution alcaline, on la sèche et la rectifie.
Le liquide obtenu bout à 117°-119° sous 13 mm. ; 36 grammes de cette aldéhyde méthylsalicylique, étendus de 150 grammes
1. Beilstein et Reinecke, Lieb. An. d. Ch., t. CXXVIIT, p. 179. 2. Voswinckel, Ber, d. d, Gh. G., 1882, t. XV, p. 2024.
Res
d’éther, ont été réduits en deux heures et demie, à l’aide de S grammes de platine. On obtient ainsi la méthylsaligénine, corps que Cannizaro et Kôrner (!) avaient déjà préparé par l’action de l'iodure de méthyle sur le dérivé sodé de la saligénine.
Cet alcool bout à 125° sous 13 mm... soit environ 10 degrés plus bas que son isomère l'alcool anisique.