OURS
Peu après (!), j'appliquais cette méthode à l'étude des terpènes. pensant qu'un tel procédé de réduction pouvait être précieux dans une série où les corps se racémisent et s'isomérisent Si facilement, soit sous l'influence de la chaleur, soit au contact des agents chimiques comme les bases et les acides.
Je montrai que les pinènes & et £ donnent, par fixation de deux atomes d'hydrogène, le même carbure saturé CH, et que, si les différentes fractions obtenues par la distillation de l'essence de térébenthine française présentent des propriétés physiques variables (en particulier des pouvoirs rotatoires très différents), elles conduisent, par réduction, au même pinane de pouvoir rotatoire sensiblement constant.
Je montrai, d'autre part, que le limonène fixe 4 atomes d'hydrogène et qu'en arrêtant l'opération au moment convenable, on peut obtenir le carvomenthène CH. C'est là, je crois, le premier exemple d'une hydrogénation qui se fasse en plusieurs phases et au cours de laquelle on puisse, sans modifier les conditions de l'expérience, obtenir à volonté les Corps intermédiaires. J'aurai, dans la suite de ce travail, l’occasion de revenir plusieurs fois sur ce point.
Tandis que J'effectuais ces recherches, d’autres chimistes poursuivaient également l'étude de ce procédé d'hydrogénaton.
Skita (?) modifie la préparation du palladium colloïdal et le rend plus robuste en remplaçant le protalbate de Paal par la gomme arabique. Seul (?) ou en collaboration avec Ritter (*), àl réduit plusieurs aldéhydes ou cétones non saturées : citral, oxyde de mésityle, phorone; pour ces deux derniers COrps, les auteurs, en faisant varier la pression de l'hydrogène, arrivent à préparer soit la cétone saturée, soit l'alcool correspondant.
Au laboratoire de M. Lespieau, M. Fournier (*) réduit, en
1. Vavon, Comples rendus, 1909, t. CXLIX, p. 197, et 1911, t. CLIL, p. 1675. 2. Skita, Ber. d. d. Ch. G., 1900, t. XLII, p. 1627.