Deux prétextes pouvaient donner un
| vernis trompeur de légalité à leurs empiéte-
ments: Lo, ces Magistrats représentaient l'autorité royale,dans un piys où la Religion Catholique était Religion de l'Etat ; et eux-mêmes devaient faire sous serment la profession solemnelle de cette même foi; 20, l'Etat n'accordait la plénitude des droits civils et politiques, qu'à ceux que les Pasteurs de l'Eglise reconnaissaient comme Catholiques.—mais ces vains prétextes, dont il est inulile de prouver icila frivohté, ne peuvent être allégués en ce pays, où il n'y a point de Religion d'Etat,—où les magistiats sont choisis parmi les diverses dé. nominations religieuses.—et où le titre “de Catholique n'’ajoute et n'ôte rien à l'intégrité des droits politiques et civils.
30. Jamais les Souverains Pontifes, et avec eux ce qu’il y avait de plus pur et de plus vertueux dans l'Episcopat Français, ne cessèrent ‘le réclamer contre cette guerre incessante et hargueuse ; mais on interceptait toute commu nication avec le centre de l'Eglise, on cassait
tre dénomination religieuse, pourvu qu'elle fût légalement inccrporée !
ê KIV.—Suile du méme sujet.
Voici enfin une lourde machine de guerre, que l’on fait rouler avec effort, pour battre en brèche la liberté de l'X zlise :
les sentences portées par les Evêques, on fuisait brûler leurs mandements par la main du bourreau, on les exilait de leur diocèse, (par exemple, l'illustre Christophe de Beaumont, archevêque de Paris). Et ie flot des envahissements sacriléges allait montant toujours,jus- | qu’à ce qu'en 1790, le Perlementarisme, par-
er
venu à sa pleine maturité, rédigea et fit sanctionnir pur une Assemblée revelutionnaire, une Constitution Schismatique, qu'on prélendit imposer à l'Eglise de France |
4o. Du reste, l'Aj pel comme d'Abus, c'est-àdire l'Appel d'une sentence du juge Ecclésiastique au juge Séculier, parall avoir éte inconnu en Cünaia, même sous la domivation française, If esttiop tard maintenant, pour transplanter ie cet arbre véneneux, si tiistement fécond en fruits te scandale el de tyrannie, et qui sèche sur pied dans le sol où il a pris naissance!
950 Enlin nous trouvons bien étrange, que nos libres. enseurs, les porle-flambeaux du progrès, les coryplhees de la civilisation modorue el surtout de la liberté de conscience, travaillent à reseueciter les prétentions suranntes de anciens Parlements. Est-ce donc, que cette devise sonore : Altius tendènrus, signilie : Nous sonumes desrélrog'ad@? Nraiment l’on estiente de croire qu’ ont dormi le sommril d'Epimenide ; et de leur adresser le reproche que le Ministre des Aflaires ctrangères, M. Daru, tient de lancer en jiein visage, dans une séance du Senat frat cais du ll janvier dermer, à un vieux parlemonta re de celte école encroûtte ; Fous vous lrompez de cent ans!
&XV.—Que penser deces hommes qui che”chent Le juste nuilieu entre le CaATuoLr- CISME €l 1e NON-CA'THOLICISME ?
Dignes émules des rêveurs d'autrefois, qui s'ejuisaient à chercher la quadraur® du cercle, ils poursuiveutune chimère, qui renferme une contra ‘iction dans les termes. Nous savous cequ'on pensent les vrais catholiques.
Ecoutons ce qu'en disent les v ais rationalis- |
tes: Voici quelques lignes tirées textuellem: nt
d'unlaredeM Jules Simon, l’undes plus 11lus- |
tres oales de la Hbre-punsée contimporaine:.Nul ne peut être chrétien, s'il n'accepcie le doumer véle dans toute son étendue, cet si on adhérant à la rely on chrétienne, il eue renonce à toutes ls autres ; el nul ve «peut être catholique, s'it ne regarde 1 $s dogemes promulgues par l'Eglise universle,
eccmiue emarant direct went de lEsprit- |
Sant. On ne saura t rien concevoir de plus rigoureusement exact que CES CONSEC UENCES ;
«saire, et qu'une mligion quive la professee |
erait pas, serait par là nième condamnées (La liberté civile, chap. le. Tout ce sque les p'êtres d'une Eglise decident dans sliulériour de celte église, en matère de oc dogiwe et de disci Jin, est étranger à l’autoerite temporelle, qui ne peut intervenir que quand ses proures lois sont vioucs. Une
« Eglise doit être parfaitement libre d'inposer |
«ses conihilions à ceux qui demandent sa com- «munion: el comme ell:re;08", par definietion, sur la parole de Dieu qui ue jeut se ctremper, c'est une inçons querice de lui re- «procter limmutubilit: de ses dogmes et l'in- «flexibilte de ses lois. (Jbid.; chap. IV, 81)