‹ Réflexions d'un catholique à l'occasion de l'affaire Guibord [microforme]Chapitre 3 sur 8 · LE] C · texte numérisé non relu

LE] C

Voici la plus grande partie de notre travail déjà faite; et nous n'avons pas encore touché à la question qui nous en a fourni l'occasion ; nos lecteurs savint que ce n'est pas notre faute, et que ce defaut de plan tient uniquement aux dimensions disyroportionnées de celte af. faire Guibo/ d, laquelle cest devenue commeun sac élasiiqus. dans lequel on s'efforce d'entasser, sous l'étiquette respretable de la Icgalité, toutes les mauvaises marchandises qu’on ne sait plus comment meltre en circulation,

Abordons enfin la question, en énoncint et développant quelques princijes fondamentaux sur la concession et le refus de sépulture.

8 XVI.—Nolion de la Sépullure Civile, el de la Sépullure Ecclésiaslique.

I. La Sépullure des morts a toujours été considérée conime un devoir sacré, même chez les peuples les plus barbares ; et, en effet, pour tout homme en qui le matérialisme n'a pas éteint la dernière étincelle du sens morul, il est evident que nous devons resprcter cette envelopje terrestre, que le Créateur à unie par le lien le plus intime et le plus mystérieux avec une âme immortelle.

C'est donc pour l'Autorité civile un noble et pieux devoir, de veiller à ce que la dépouille mortelle, non seulement «les citoyrns, mais encore d'un être humain quelconque, soil conliée au sein de la terre, nolr: c minune mère.

Une autre obligation de l'Autorité civile, à la mort de chaque citoyen, c’est de constater le temps et Je lieu du décès et de la sépulture, alin d’assurer la transmission des héritages et la sécurité des propriviés. Or, pour olhtenir ce but si important, il faut que linhumation se fasse dans un Terrain légalement reconnu, en présence d’un Ternoin offi del, vt que l'Acto soit inscrit dans un /eguslre rerélu d'une valeur légale.

II. Mais l'Eglise Catholique est sans contredit la plus parfaite école du respect envers les défunts, Non contente d'avoir adouci l’agouie de son enfant et recucilli son dernier soupir, elle suit sa froide dépouille jusqu’à la tombe, à laquelle ce précieux dépôt va être

| conti dans l'attente d'une résurrection glo-

“a ARE | reuse, Rien de touchant comme ses atieux cet l'on puul en conclure : que le principe de ; «la révelalion étant donné, lintok rance reli-”| «gi use esi non-seulrment juste, mais n°ces- |

mat-ruels : le Prêtre, revêtu du surplis et de l'etole, multiplie au nom de l'Eglise les enceusements el les aspersions, benit 2elte terre qui va detenir un reliquaire, prononce des prières, où se mêlent avec une harmonie céleste les tundres accents de a douleur, de la supplication et «de: l'espérance. Oh! que tous

ces rites sont justement vénérés et ambition :

nés par les vrais catholiq'ies!

2XVII.—A qui appartient lepouvoir législatif el judiciaire en malière de sépul'ui e ?

A l'autorité Séculière, en ce qui concerne la S pulture civile ;—à l'autorité Ecclés astique, en ce qui regarde la S: pulture religieuse, Donnons quelques développements à cette double réronse,

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