‹ Réflexions d'un solitaire (volume 4)Chapitre 10 sur 98 · L'OUÏE · texte numérisé non relu

L'OUÏE

Tu as raison, ma sœur, d'ajouter le cœur à la lanterne, car si le cœur n'étoit pour rien dans ton apanage, ta puissance seroit insipide.

LE TACT ou TOUCHER.

Ne sommes-nous pas tous les avenues, les portes du cœur? Et si l'artiste qui nous étudie manque cette route, ne demeure-t-il pas impuissant? Alors, il a beau nous frapper, il ne produit rien de vrai. « Il vaut mieux frapper fort que frapper juste », a dit un auteur (i). Erreur que cela. Molière, Racine, La Fontaine, nos grands interprètes ne sont grands que parce

(0 C'est Voltaire. (G.)

qu'ils ont frappé juste. Frapper juste, c'est frapper fort et frapper fort sans justesse, c'est frapper en l'air.

L'ODORAT

Diderot a fort bien prouvé tout à l'heure que je suis pour quelque chose au spectacle des sens ; je nai rien à ajouter à ce qu'il a dit.

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