SB M. DE BEB5I£BE
prit i heureux ceux qai souffrent perséaUiaa ; «Ile a été mise en prallque par 1» apôtres qiû u réjouissoient des affroDls , el qni te. glorifioioit d'élre regardés comme la baliure du moitdt. La vérité de celle leçon est fond^ sur ce que luwi ne sommes que misère , et que b )li^te év^«Gtlion de ce que nous valons est rua. (^uand an homme en esl venu au point d'aimer le mépris, le monde ne peut plus lui nuire , el il est aussi supérieur â ses propres passions , dont la plut forleet la plus dangereuse est l'estime (te nousmêmes. Celle leçon du mépris s'enseigne à l'école de Jésus-Chrisl et dans l'oraison. Il n'est . point (IjfHcile de s'bumttier en la présence de Dieu ; il arrive assez souvent qu'au sortir de l'oraison on se sent plein d'ardeur pour le mépris et l'humilialion ; mais dans les détails de la vie ce sentiment perd sa force , on retourne à son fouds de vanité ; un mot désobligeant qu'on nous dit , un reproche qu'on nous fait , ranime toute notre sensibilité , el dissipe tout notre système d'bumililé. Quel remède à cela? point d'autre que de retourner à l'oraison, et de nous ) rortifitr contre les rechutes , de nous aguerrir contre ce monstre d'orgueil , de tirer parti de noire amour-propre pour nous conroîlre , nousmépriser , el désirer que Ip*; .inires nous méprisent. Ce désir est une gr lière qu'il faut demander avec inslai larmes. Il faut se représenter souvt du péché qu'on a commis, et ' Jésus-Christ qui esl l'innoce.