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2° Le pied, d’ailleurs, est soumis à des altérations de formes qu’amène nécessairement ', dans quelqu’une de ses parties, la mode des diverses nations relative aux chaussures. La fidèle représentation par la peinture du pied nu de deux Petites-Maîtresses , l’une Romaine, du temps d’ Auguste , l’autre Française, du siècle de Louis XV, ne devrait certainement pas offrir les memes formes. Le pied de la Romaine se ressentirait de l’influence exercée sur ses contours par la semelle plate de la sandale, et de la liberté laissée, par ce genre de chaussure, à ses orteils; tandis que celui de la Française, fortement cambré par habitude , dénoncerait , en quelque sorte, le soutien plus ou moins élevé des mules élégantes et mignardes d’alors, qui tenaient le talon à une certaine distance du sol, et protesterait, pour ainsi dire, contre la prison étroite et inclinée dans laquelle les orteils perpétuellement gênés auraient été fortement comprimés les uns contre les autres.
Il est aisé de sentir que l’Histoire Naturelle de l’Espèce aurait aussi sesjustes exigences, auxquelles l’Artiste serait obligé d’obtempérer, sous peine du ridicule.
Les bottes et les souliers des derniers temps , et surtout de nos jours, ont le grave inconvénient de porter l’extrémité du gros orteil si fortement en dehors, que son articulation métatarso-phalangienne en devient disgracieusement très-saillante. Par l’effet de ces chaussures habituellement fort étroites, conformément à la mode, le pied prend de