STONE
1 /4 heure avant, morphine 0,01. Scopo 1 /2 milli- . gramme.
5 centimètres cubes somnifène. Le malade s'endort sans la moindre réaction et a commencé à ne plus répondre aux questions à partir de 4 centimètres cubes
Au début, pouls petit à 100. Respiration calme et régulière 20 par minute, facies calme avec tendance un peu de pâleur.
Un peu de réaction à l’incision de la peau et au tiraillement du péritoine. Pupille en myosis, réflexe cornéen intermittent, la malade entre dans le coma sans se réveiller et meurt le troisième jour.
La nature de l'intervention, jointe au mauvais état de la malade suffit à expliquer cette mort.
N° 7. — Mme M..., 37 ans, prolapsus utérin, 57 kgr.
1 heure avant : scopo, 1 /4 milligramme, morphine 0,01.
6 centimètres cubes 1 /2 somnifène. La malade dort de suite mais d’une façon insuffisante, on donne 45 centimètres cubes de kélène en tout surtout au début et à la fin. Pouls 70 à 58.
Le soir agitation très marquée, somnolence le lendemain, réveil complet le surlendemain.
N° 8 — M. G.., 43 ans. Ictère par rétention (probablement par calcul du cholédoque) avec infection. Cholecystectomie et drainage des voies biliaires.
Poids 57 kg. Malade affaibli.
1 heure avant : scopo, 1/2 milligramme, morphine 0,01.
EPo
6 centimètres cubes 1/4 somnifène injecté en une minute, sommeil immédiat.
Anesthésie parfaite. Pouls à 110 après l’injection puis à 84 progressivement.
Durée du sommeil 24 heures, puis période d’excitation assez intense.
La fièvre persiste, l’ictère diminue peu, le taux d’urée passe de 0 gr. 73 avant l'opération à 1 gr. 69. Mort le cinquième jour.
A l’autopsie on trouve seulement une légère réaction. péritonéale.
De ces huit observations nous en rapprocherons une neuvième qui ne fut une anesthésie au somnifène que d'intention :
N° 9. — M. B..., 80 ans. Néoplasme de la langue.
Après l'injection d’une simple ampoule de sedol le malade dort et l’on n'ose lui injecter de somnifène, seulement un peu de chloro à la sonde. Peu d’agitation au réveil.