‹ Réflexions sur l'éducationChapitre 27 sur 109 · I. — Limitations · texte numérisé non relu

I. — Limitations

Je ne qualifierai pas cet enseignement davantage. Il n'est pas syndicaliste, parce que l'exposé d'une doctrine en dehors des conditions économiques qui l'ont suscitée n'a pas sa place à l'école primaire. (Ni ailleurs.) Il n'est pas ouvrier parce qu'il n'est pas organisé premièrement autour du travail manuel.

Défini par l'âge et la classe de ses élèves, j'entends qu'il soit un enseignement de l'enfance et du prolétariat. Les fils et filles des paysans, des ouvriers, des employés, des petits fonctionnaires le recevront tous et toutes, comme ils reçoivent de leur naissance un tempérament physique et une prédestination sociale.

Par son programme, cet enseignement leur fournira une éducation générale élémentaire. Générale, en ce qu'elle les servira tous, en ce qu'elle servira en tous toutes les aptitudes primitives. Elémentaire, elle aura le droit de le rester, car elle sera complétée immédiatement par un apprentissage scientifique et syndical.

L'école primaire conçue ainsi prépare an travail, non pas à l'ambition; elle aspire à l'atelier, non pas à l'abstraction dirigeante: c'est pourquoi ellr convient au prolétariat, et provisoirement à lui seul.

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