IX. — Incomplétude
Les trois entants se retrouvèrent, on les coucha.
194 Réflexions sur V éducation
Puis nous installant, M. Elslander et moi, sous un grand arbre étoile, dans la nuit odorante, nous discutâmes.
— D'abord, dis-je, vous n'aurez jamais fini. Est-ce pas cocasse, qu'après dix ans d'école maternelle et cinq ou six ans de promenades, vous n'offriez à vos élèves qu'une espèce de lycée, instrument de recherche et de confusion nouvelles?
— Quoi? se récria-t-il, croyez-vous que l'Education soit jamais achevée? L'évolution...
Moi : — Ne dérangez donc pas l'évolution pour si peu. Faudra-t-il que nous apprenions à lire toute la vie? Il y a des éducations: elles finissent, pour se succéder et différer. Mais la première, vous l'avez confondue ici avec la gestation, et là avec l'expérience.
— Je vous trouve bien utilitaire, dit M. Elslander.